Hello, ici Mireille au clavier. D’habitude, c’est Nora qui t’écrit, mais aujourd’hui, je prends la relève pour te parler d’un sujet que j’ai (malheureusement) beaucoup trop souvent croisé durant mes 25 années en tant que thérapeute , mais également chez Smooth ta Boîte : le burn-out de l’entrepreneur·e.
Parce qu’entreprendre, c’est grisant, c’est exaltant, c’est un peu comme tomber amoureux·se de son projet. Et comme une relation amoureuse pas très clean, au départ c’est le feu, la passion et puis au bout d’un moment ça s’effondre. Au début, tu vis de café, de passion et d’adrénaline. Tu veux tout faire, tout de suite, tout seul·e. Et puis, sans t’en rendre compte, tu t’étires dans tous les sens. Tu réponds à tes clients à 23h, tu “profites du week-end” pour avancer sur ta to-do, tu ne décroches jamais vraiment. Et quand la tête s’arrête, c’est le corps qui prend le relais.
C’est ça, le burn-out entrepreneurial : pas un mur qu’on percute, mais un sol qui s’effrite lentement sous les pieds.
Et si je t’en parle, ce n’est pas pour te faire peur. C’est pour te montrer qu’il existe des moyens de l’éviter, avant d’en arriver là. Parce qu’on peut bosser dur sans s’épuiser , et aimer son projet sans qu’il devienne un boulet.
Comprendre le burn-out de l’entrepreneur·e
Le burn-out, ce n’est pas une simple fatigue. C’est une fatigue qui s’installe, qui colle à la peau et qui finit par te voler ton élan. Au début, tu te dis que ça ira mieux la semaine prochaine. Tu ajoutes un café, tu raccourcis ta pause déjeuner, tu te dis que “c’est la vie d’entrepreneur·e, c’est le sacrifice à payer”. Et puis un matin, même ouvrir ton ordi te semble insurmontable.
Chez les entrepreneur·es, le piège est double : on aime ce qu’on fait, donc on ne voit pas venir la limite. Et comme personne n’est là pour nous dire “stop”, on continue, encore et encore. Jusqu’à ce que la machine cale.
Sauf que… Quand le bun out frappe à ta porte , il ne s’agit plus d’un simple coup de mou, mais d’un épuisement complet : physique, mental, émotionnel.
Les signes qui doivent t’alerter
Tu veux savoir si tu t’en approches ? Regarde si tu te reconnais ici :
- tu es fatigué·e même après avoir dormi huit heures.
- tu procrastines sur des trucs que tu aimais faire avant.
- tu t’agaces vite, tu ressens un poids constant.
- tu n’as plus envie de parler à personne.
- tu n’arrives plus à te réjouir de ce que tu accomplis.
Et le pire ? Tu continues quand même. Parce qu’il faut bien “tenir”, arce que tu culpabilises à l’idée de ralentir et parce que tu crois qu’un·e bon·ne entrepreneur·e, ça ne s’arrête pas. Jusqu’au jour où ton corps, lui, dit non.
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Cliquer ici pour y accéderLes causes les plus fréquentes du burn-out de l’entrepreneur·e
Avant de parler prévention, il faut comprendre ce qui nous mène droit au mur. Le burn-out de l’entrepreneur·e ne tombe jamais du ciel. Il s’installe lentement, souvent dans les périodes où tout semble aller vite, trop vite. On confond énergie et précipitation, motivation et surmenage.
La pression du “toujours plus”
Quand on travaille pour soi, la frontière entre ambition et épuisement devient floue. On veut tout faire, tout de suite. Répondre à chaque client, peaufiner son offre, publier régulièrement, gérer la communication, la compta, la stratégie… Bref, on veut bien faire.
Mais vouloir trop bien faire, c’est souvent la première marche vers le trop-plein. Au début, l’adrénaline porte, puis le corps dit stop.
Le manque de limites
Travailler à son compte, c’est la liberté de choisir ses horaires… et la tentation de ne jamais s’arrêter. Sans cadre extérieur, les journées s’allongent, les pauses raccourcissent. On répond à des messages à 22h, on brainstorme sous la douche, on culpabilise quand on ne “produit” pas. On a peur de ne pas payer les factures, alors on dit oui à tout, de peur de manquer.
Sauf qu’à force de ne jamais décrocher, on finit par oublier que le repos fait partie du travail.
L’isolement invisible
C’est sans doute l’un des aspects les plus lourds. L’entrepreneuriat, surtout au début, peut être une aventure très solitaire. Les décisions reposent uniquement sur toi. Tu gères tes doutes, tes échecs, tes réussites, souvent sans personne à qui vraiment en parler. Parce que tes proches sont salariés ou ne comprennent pas forcément ce que tu vis.
Petit à petit, ce manque de lien social use l’énergie et alimente la charge mentale.
Le déséquilibre entre vie pro et vie perso
À la maison, le bureau déborde sur le salon, le repas devient un moment de planification. Tout se mélange Et tes proches, ta famille, ton couple en pâtissent. Pourtant, on a besoin de vrais espaces de pause, sans notifications ni to-do list.
Sans équilibre, la récupération devient impossible. Et quand le corps ne récupère plus, c’est tout le système qui s’essouffle.
Comment prévenir le burn-out de l’entrepreneur·e
Le burn-out ne se guérit pas à coup de volonté. Il s’anticipe. Prévenir, c’est accepter de ralentir avant que le corps ou la tête ne le fasse à ta place. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut mettre en place des réflexes simples, concrets et efficaces pour éviter de basculer.
Revoir ses objectifs (et les rendre atteignables)
C’est souvent là que tout commence. Beaucoup d’entrepreneur·es se fixent des listes d’objectifs interminables. Et plus la liste s’allonge, plus la motivation s’effrite.
Un bon repère, c’est la règle des trois : dans une journée, identifie un à trois objectifs maximum. Parmi eux, choisis celui qui sera ta priorité absolue. Si tu l’accomplis, ta journée est déjà réussie.
Ce système redonne de la clarté, allège la charge mentale et évite cette impression d’être constamment “en retard” sur ta propre vie.
Créer un rythme durable : le triptyque de l’équilibre
Chez Smooth ta boîte, on parle souvent du triptyque de l’équilibre. C’est un outil simple pour organiser tes semaines autour de trois piliers :
- Les moments de vie : tes proches, tes loisirs, tout ce qui nourrit ton énergie émotionnelle.
- Le vital : le sommeil, l’alimentation, le repos, le mouvement.
- Le travail : tes missions, ton deep work, ton développement d’activité.
Planifier en intégrant ces trois dimensions t’aide à visualiser où passe ton temps et à garder une forme de stabilité.
Ajoute à cela des zones grises, des plages vides dans ton agenda. Ces temps “sans rien” permettent d’absorber les imprévus sans bouleverser ton équilibre. Ils sont essentiels pour respirer, littéralement et prévenir le burn-out de l’entrepreneur.
Intégrer les formes de repos
Le repos ne se résume pas à dormir. Il en existe sept formes différentes, toutes nécessaires à ton équilibre :
- Le repos physique (sommeil, étirements, siestes).
- Le repos mental (coupure numérique, silence).
- Le repos sensoriel (éloigner les écrans, apaiser les stimulations).
- Le repos émotionnel (parler, pleurer, exprimer ce qui te traverse).
- Le repos social (prendre du recul sur les interactions, s’isoler ou se mettre avec des personnes safe-place).
- Le repos créatif (créer pour le plaisir : cuisiner, dessiner, jardiner…).
- Le repos spirituel (méditation, contemplation, reconnexion à soi).
Ces différentes formes peuvent s’intégrer dans ton planning, selon tes besoins et tes cycles d’énergie. Elles évitent d’arriver au point de rupture.
Burn-out de l’entrepreneur·e : Écouter son énergie et ajuster
Ton énergie n’est pas constante. Certaines journées, tu avances à toute allure. D’autres fois, tout te semble insurmontable.
Plutôt que de te forcer, apprends à observer ton niveau d’énergie. Si tu sens que tu es à plat, décale, allège, reporte.
Ton système de triptyque et tes zones grises sont là pour ça : t’offrir de la souplesse. Savoir écouter ton corps, c’est aussi une compétence d’entrepreneur·e.
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Télécharge «Le Guide du Slowpreneuriat » et profite de conseils pratiques pour instaurer un équilibre durable entre ta vie pro et ta vie perso.
Cliquer ici pour y accéderDéléguer et automatiser sans culpabiliser
Déléguer, ce n’est pas renoncer à son autonomie, c’est protéger son énergie. C’est reconnaître que ton temps et ton attention sont des ressources précieuses, et qu’elles doivent être utilisées là où tu apportes le plus de valeur.
La première étape, c’est d’identifier ce qui te draine et ce qui te nourrit.
Pose-toi ces questions simples :
- Est-ce que cette tâche me fait avancer vers mes objectifs ?
- Est-ce que j’ai besoin que ce soit moi qui la fasse ?
- Est-ce que j’aime faire cette tâche?
- Est-ce que j’ai l’impression de passer beaucoup trop de temps sur une tâche?
Pour la délégation tu as plusieurs options.
Tu peux déléguer dans ta vie professionnelle : la comptabilité, la création graphique, la gestion des réseaux sociaux, ou la relation client.
Et aussi dans ta vie personnelle : le ménage, les repas, les courses, voire la garde des enfants ponctuellement.
Certaines personnes pensent qu’elles n’ont pas les moyens de déléguer. Pourtant, il existe des solutions progressives : faire appel à une assistante freelance quelques heures par mois, utiliser des plateformes pour automatiser les paiements, ou encore planifier ses publications grâce à des outils gratuits.
L’idée n’est pas de te décharger de tout, mais de créer un écosystème fluide où tu peux te concentrer sur ce que toi seul·e peux faire.
Automatiser, c’est un peu la version “silencieuse” de la délégation. C’est mettre en place des systèmes qui tournent sans toi : facturation automatique, réponses pré-écrites, rappels, gestion d’agenda, outils de planification.
Chaque tâche répétitive que tu rends automatique, c’est un poids mental en moins, et une bouffée d’air en plus.
Définir et communiquer ses limites envers toi-même et envers les autres
Apprendre à dire “non” est un pilier de la prévention. Fixe des horaires réalistes, même en freelance. Décide d’une heure à laquelle tu fermes ton ordi et tiens-toi-y.
Préviens tes client·es : à partir de telle heure, tu n’es plus disponible. De la même manière, dans ta vie perso, ose dire quand tu as besoin d’un temps seul·e.
Les limites claires ne sont pas des barrières, elles sont des repères. Et c’est souvent grâce à elles qu’on reste aligné·e.
Ne néglige jamais tes propres limites, parce que oui c’est bien d’en fixer aux autres, mais c’est aussi cool de s’en fixer à soi-même.
S’entourer pour ne pas s’isoler
L’un des plus grands risques du burn-out de l’entrepreneur·e, c’est l’isolement. On croit souvent qu’être à son compte, c’est devoir tout porter seul·e, tout comprendre, tout gérer. En réalité, l’humain est un amortisseur d’épuisement.
S’entourer, ça ne veut pas forcément dire embaucher. C’est avant tout créer du lien avec d’autres personnes qui comprennent ton quotidien : d’autres entrepreneur·es, des mentors, des thérapeutes, des ami·es qui savent écouter sans juger. En bref, c’est avoir un espace où tu peux déposer ce que tu ressens change tout.
Cela peut passer par un réseau local, un groupe d’entrepreneur·es, une communauté en ligne, ou même un coworking quelques heures par semaine. Ce type d’ancrage permet de casser la solitude, mais aussi de relativiser les doutes.
Tu peux aussi t’entourer sur le plan émotionnel et professionnel. Un·e thérapeute ou un coach peut t’aider à identifier tes signaux de surcharge avant qu’ils ne deviennent ingérables.
Et sur le plan pratique, un réseau de partenaires de confiance (freelances, prestataires, pairs) peut t’apporter un soutien ponctuel quand la charge s’intensifie.
S’entourer, c’est sortir de la logique du “je dois prouver que je peux tout faire seul·e”. C’est admettre qu’entreprendre, ce n’est pas être une machine, c’est être humain·e, et que c’est déjà beaucoup.
Le mot de la fin — Prévenir le burn-out de l’entrepreneneur·e, c’est choisir de durer
Prévenir le burn-out de l’entrepreneur·e, ce n’est pas cocher des cases sur une to-do list bien-être. C’est accepter que ton corps et ton esprit soient tes premiers outils de travail. Et qu’ils méritent plus d’attention que ton business plan.
Entreprendre, c’est une course de fond, pas un sprint. Tu peux aimer ce que tu fais et quand même être épuisé·e. Tu peux être passionné·e et quand même avoir besoin de repos. Ce n’est pas une contradiction, c’est juste humain.
Souviens-toi : ton entreprise n’a pas besoin d’un·e héros·ïne, elle a besoin d’une personne en forme. Alors, avant d’ajouter une nouvelle tâche à ta journée, demande-toi ce que tu peux enlever. Avant d’écouter les “il faut”, demande-toi ce dont toi tu as besoin.
Et si tu sens que la fatigue s’installe, n’attends pas d’être au bout du rouleau pour lever le pied : ralentir, ce n’est pas reculer, c’est tenir la distance.
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- Tu réserves ton appel en ligne (Calendly), en répondant à quelques questions.
- Tu nous exposes ta situation, tes attentes ; on t’explique notre approche.
- On vérifie que le “match” est bon entre nous. (C’est important si on veut bien travailler ensemble !)
- Si tout est ok, on planifie la première séance.
✏️ Pour aller plus loin
Si tu veux approfondir le sujet du burn-out de l’entrepreneur sans tomber dans le catalogue “business bien-pensant”, voilà des références solides et variées.
📚 Livre : Le burn-out du dirigeant — Claire Chesneau (2017)
Un livre qui explore spécifiquement l’épuisement des dirigeant·es. Claire Chesneau raconte la chute puis la reconstruction, avec des pistes pour vraiment se repositionner.
📚 Livre : Burn Out : Plus de 45 solutions concrètes pour prévenir et guérir — Sacha Peiffer (2025)
Un retour d’expérience d’entrepreneur·e, doublé d’outils et d’analyses pour anticiper l’épuisement. Très adapté pour celles et ceux qui veulent des actions immédiates.
🎬 Documentaire Arté : Psycho — Moi et le burn-out (2024)
Court (27 min), accessible, et explicite sur les entrepreneurs et l’épuisement. Un excellent point d’entrée visuel.
📚 Livre : Gérer. Grandir. Respirer. : Le guide du succès entrepreneurial sans burn-out – Christiane Constantineau
Un livre ciblé entrepreneurs et entrepreneures, qui propose des stratégies pour conjuguer business et bien-être sans se perdre.
🎥 Why Most Entrepreneurs Are Slowly Killing Themselves | Phil Drolet (2014)
Phil Drolet a lui-même frôlé l’effondrement et balance un message clair : travailler sans limite, c’est se saborder. Il appelle les entrepreneur·es à revoir leur “toujours plus” pour revenir au “travailler mieux”.
🎥 Reset Career Resilience to Reverse Burnout | Beth Kennedy (2022)
Beth Kennedy explore comment danser avec ses limites plutôt que les ignorer. Un entrepreneur·e ne guérit pas d’un présent épuisé en le sublimant : il·elle le repense.
🎥 Redefining Burnout | Tomi Mitchell (2025)
Le burn-out n’est plus seulement professionnel, dit Tomi Mitchell. C’est le désalignement entre qui tu es, ce que tu fais et avec qui tu es. Un entrepreneur·e qui veut durer l’écoute…
Réserve ta séance de Business Checkup
Pour un accompagnement entrepreneurial rapide et ciblé.
- Analyse de la situation et des problématiques actuelles
- Session de conseil personnalisé d’1H30
- Récapitulatif écrit des recommandations à entreprendre (1 à 3) par mail 48h après la séance (avec éventuellement des exercices à réaliser ou une fiche thématique pour t’éclairer sur un sujet particulier )