L’article en bref : Comment adapter son business à son énergie en tant que dirigeant
- Ce qui épuise vraiment dans les modèles classiques : Le modèle entrepreneurial dominant (lever tôt, rythme constant) est critiqué car il valorise une seule forme de productivité et engendre fatigue et culpabilité chez celles et ceux dont le rythme biologique est différent.
- Pourquoi adapter son business à son énergie est vital : Les injonctions à la productivité oublient que les énergies sont diverses et non négociables. Travailler à contre-rythme sur le long terme coûte cher en fatigue mentale, perte de concentration et irritabilité.
- Construire un business respectueux de son énergie : L’adaptation commence par l’observation de son énergie réelle pour identifier ses vrais pics et ses moments de faiblesse. Ensuite, il faut classer ses tâches par coût énergétique et organiser ses journées pour que l’énergie haute ne soit pas gaspillée sur des tâches mineures.
- Les chronotypes et l’entrepreneuriat : Les chronotypes (Ours, Lion, Loup, Dauphin) aident à comprendre les rythmes biologiques (matinal, tardif, irrégulier) et à cesser de se juger par rapport à des standards inadaptés pour un business soutenable énergétiquement
- Pour aller plus loin et entreprendre selon son énergie: Ressources (livre, podcasts, TED Talk et série) pour approfondir la compréhension du sommeil, de la fatigue collective, de l’impact des rythmes sociaux sur les entrepreneur·es pour aligner son business avec son énergie.
Hello Nora speaking, j’espère que t’es au top, car aujourd’hui, j’avais envie de parler d’un sujet qui me crispe presque autant que les discours LinkedIn sur la “discipline” : l’énergie ou comment adapter son business à son énergie dans l’entrepreneuriat.
Oui, parce que quand on parle d’entrepreneuriat, on nous sert souvent le même modèle bien chi**t pardon lisse. Se lever tôt serait une preuve de sérieux. Faire du sport avant de travailler montrerait une vraie motivation. Méditer, boire un matcha et attaquer sa to-do avant 8h donneraient presque un bonus moral. Bref, si tu ne fonctionnes pas comme ça, il y aurait un souci quelque part. Et c’est c*n, parce que moi typiquement je suis le cliché de la personne non productive le matin mais alors vraiment pas. Et pourtant je suis terriblement efficace. Du coup quel est le problème docteur?
En réalité, beaucoup d’entrepreneur·es débordé·es, qui se mettent trop de pression dans leur business, essaient d’adapter leur énergie à leur activité, alors que l’inverse est souvent la clé pour entreprendre sans s’épuiser. Et oui, sorry not sorry adapter son business à son énergie, ce n’est pas une lubie de personnes “pas assez organisées ou peu ambitieuses”. C’est une nécessité quand on veut entreprendre sans se cramer à petit feu.
Le truc c’est que ce modèle ne prend pas en compte une réalité pourtant basique : nous n’avons pas tous la même énergie, ni au même moment, ni de la même manière. Et continuer à faire comme si c’était universel crée surtout beaucoup de fatigue inutile et pas mal de culpabilité.
Et si ce sujet me tient autant à cœur, c’est parce que je vois trop d’entrepreneur·es se juger sévèrement alors qu’iels essaient juste de survivre dans un cadre qui ne leur correspond pas.
Les injonctions à la productivité qu’on nous impose encore
On va être honnête deux secondes. La productivité est devenue une sorte de religion moderne. Plus tu en fais, plus tôt tu commences, plus tu serais légitime. Peu importe comment tu te sens, l’important serait d’avancer, coûte que coûte.
Dans cette logique, le manque d’énergie devient presque suspect. Si tu es fatigué·e, c’est que tu manques de volonté. Si tu fonctionnes mieux l’après-midi ou le soir, c’est que tu t’organises mal. Et si ton niveau d’énergie varie, on te conseille simplement de “te discipliner davantage”.
Le problème, c’est que ces injonctions reposent sur une vision très étroite du fonctionnement humain. Elles valorisent un seul type de rythme, souvent matinal, linéaire et constant, alors que la majorité des gens ne fonctionnent pas comme ça. Et surtout, elles font porter la responsabilité de l’échec sur l’individu plutôt que sur le cadre imposé.
Adapter son business à son énergie, devient alors presque un acte de résistance. Parce que reconnaître que ton cerveau ne répond pas à une to-do à 7h du matin n’a rien d’un manque d’ambition, c’est juste une observation factuelle.
Ce discours sur la productivité oublie aussi un détail important : forcer son énergie ne la crée pas, ça l’épuise. Beaucoup d’entrepreneur·es passent des mois à lutter contre leur propre rythme, persuadé·es que le problème vient d’eux. En réalité, c’est souvent le modèle qu’on leur a vendu qui ne tient pas la route.
L’effet pervers ultime? Ces injonctions entretiennent une fatigue mentale chez beaucoup d’entrepreneur·es, qui finissent par croire qu’ils manquent de discipline, avec cette impression constante de ne jamais en faire assez et de culpabiliser dès qu’iels ne travaillent pas, alors qu’ils sont surtout épuisé·es.
Pourquoi ces injonctions ne fonctionnent pas pour tout le monde ?
Nous n’avons pas tous la même énergie, et ce n’est pas négociable
Il faut arrêter de faire semblant : nous n’avons pas tous le même fonctionnement biologique. Certaines personnes ont l’esprit clair dès le matin, d’autres émergent réellement plus tard dans la journée, et beaucoup oscillent entre plusieurs pics d’énergie selon le contexte. Et je ne préfère même pas parler des cycles féminins.
Adapter son business à son énergie, c’est accepter cette diversité plutôt que de la corriger. Ce n’est pas un manque de rigueur, c’est une stratégie d’adaptation. Ignorer ces différences reviendrait à demander à tout le monde de performer dans des conditions identiques, alors que les corps et les cerveaux ne le sont pas.
Crée un business aligné, durable et épanouissant
Télécharge «Le Guide du Slowpreneuriat » et profite de conseils pratiques pour instaurer un équilibre durable entre ta vie pro et ta vie perso.
Cliquer ici pour y accéderTravailler à contre-rythme coûte plus cher qu’on ne le croit
Forcer son énergie peut fonctionner ponctuellement, surtout en période de rush. Mais à long terme, le coût est réel : fatigue mentale, perte de concentration, irritabilité, et sentiment de toujours devoir se dépasser pour un résultat moyen.
Travailler à contre-rythme augmente aussi la charge mentale entrepreneuriale, car tu passes ta journée à lutter contre ton propre fonctionnement. Je ne parlerai même pas, du risque de burn-out entrepreneurial, surtout chez les entrepreneur·es qui ignorent leurs signaux de fatigue pour continuer à “tenir”.
In fine, beaucoup finissent par croire qu’iels ne sont pas fait·es pour entreprendre, alors qu’iels sont simplement en train de se battre contre leur propre rythme. Adapter son business à son énergie permet justement d’éviter ce piège. Ce n’est pas ralentir, c’est arrêter de gaspiller de l’énergie dans une lutte inutile.
Comment adapter son business à son énergie en tant que dirigeant·e ?
Observer son énergie avant d’essayer de l’optimiser
Observer son énergie, c’est souvent la première étape pour retrouver un équilibre entre vie pro et vie perso quand on est entrepreneneur·e, surtout quand le business prend trop de place dans le quotidien…
Alors avant de chercher à adapter son business à son énergie, il faut déjà savoir comment cette énergie fonctionne réellement. Pas comment elle devrait fonctionner selon Instagram ou les tendances aesthetic pinterest, mais comment elle se manifeste chez TOI, dans la VRAIE vie.
Beaucoup d’entrepreneur·es sautent directement à l’étape “organisation” sans passer par l’observation. Résultat, iels optimisent sur des hypothèses fausses. Or, on ne peut pas adapter son business à son énergie, si on ne sait pas quand elle monte, quand elle chute, et surtout dans quelles conditions.
Arrêter de se fier à son ressenti global
Dire “je suis fatigué·e” ne suffit pas. La fatigue est trop vague pour être exploitable. Elle peut venir d’un manque de repos, d’une surcharge mentale, d’une tâche mal placée ou d’un contexte social épuisant.
Observer son énergie demande donc un minimum de précision. L’idée n’est pas de tout analyser pendant des heures, mais de repérer des tendances simples. À quel moment de la journée la concentration est-elle la plus stable ? Quand les tâches créatives deviennent-elles pénibles ? À quel moment répondre à des messages devient-il franchement irritant ?
Ces questions permettent de sortir du jugement pour entrer dans l’observation. Et c’est exactement là que l’adaptation commence pour construire une activité qui respecte son rythme naturel.
Tenir un journal d’énergie, sans se transformer en cobaye
Chez Smooth ta boîte, on procède toujours de la même manière avec les personnes que nous accompagnons : la tenue d’un journal d’énergie. Concrètement, il suffit de noter, pendant une ou deux semaines, comment ton énergie fluctue tout au long de ta journée. A quel moment tu te sens au top, coussi-coussa et au bout du rolls. Tu peux également prendre le temps de recenser quelques éléments clés : le niveau d’énergie global, le type de tâches réalisées, et le ressenti après coup. Rien de plus.
Ce qui compte, ce n’est pas la perfection du suivi, mais la régularité. En quelques jours, des schémas apparaissent. Certains moments reviennent systématiquement comme productifs et d’autres deviennent des zones floues où tout demande trop d’effort.
Adapter son business à son énergie commence ici : pas dans une nouvelle méthode miracle, mais dans cette capacité à regarder ce qui se passe réellement, sans chercher à le corriger immédiatement.
Adapter son business à son énergie : Identifier ses vrais pics d’énergie (et arrêter de les saboter)
Une fois l’observation faite, une chose devient généralement très claire : l’énergie n’est pas constante. Elle varie, parfois fortement, et surtout de manière très personnelle.
Le problème, ce n’est pas cette variation. Le vrai souci, c’est ce qu’on fait de ces moments pour travailler avec son énergie, pas contre.
Tous les pics d’énergie ne se valent pas
Une étape sur la quelle nous passons généralement beaucoup de temps avec nos client·es, c’est l’analyse précise des pics d’énergie. Car oui, un pic d’énergie ne signifie pas automatiquement “faire la tâche la plus compliquée”. Certaines personnes ont un pic créatif, d’autres un pic analytique, d’autres encore un pic relationnel. Confondre énergie et performance universelle est une erreur fréquente.
Adapter son business à son énergie, c’est justement distinguer ces nuances. En effet, un moment de clarté mentale peut être parfait pour écrire, ou un moment de stabilité émotionnelle peut être plus adapté aux échanges clients. Un moment plus mécanique, lui, peut servir à des tâches administratives. Ce n’est pas une hiérarchie morale, mais une cartographie, qui est propre à chaque personne.
Prêt·e à passer à l’étape suivante ?
Réserve ton appel découverte !
- Tu réserves ton appel en ligne (Calendly), en répondant à quelques questions.
- Tu nous exposes ta situation, tes attentes ; on t’explique notre approche.
- On vérifie que le “match” est bon entre nous. (C’est important si on veut bien travailler ensemble !)
- Si tout est ok, on planifie la première séance.
Classer ses tâches par niveau d’énergie, pas par importance abstraite
Plutôt que de classer les tâches uniquement par priorité, il est souvent plus efficace de les classer par coût énergétique, car certaines tâches demandent une énergie haute, d’autres moyenne, d’autres basse.
Et ce classement est loin d’être universel. Une client·e était venue nous voir parce que pour elle, répondre à ses commentaires lui demander une énergie souvent bien plus élevée que faire de l’administratif. Et ça fait sens, surtout en tant que personne introvertie. En effet, répondre aux commentaires peut être léger pour une personne et épuisant pour une autre. C’est pour ça que copier l’organisation de quelqu’un d’autre ne fonctionne que rarement.
Adapter son business à son énergie implique donc une dose d’honnêteté. Ce qui te coûte cher en énergie mérite d’être placé au bon moment, ou d’être allégé, voire délégué. Et crois-moi, quand tu respectes ces pics, tu travailles plus efficacement sans t’épuiser, et tu retrouves comme par hasard du temps pour toi sans culpabiliser.
Organiser ses journées selon son énergie, pas selon l’horloge murale
Adapter son business à son énergie suppose une chose très simple, mais visiblement révolutionnaire : arrêter de croire que l’heure fait la performance. Ce n’est pas parce qu’il est 9h que ton cerveau est prêt à produire quelque chose d’intelligent. Et ce n’est pas non plus parce qu’il est 16h que ta journée est fichue. Organiser ton travail selon ton énergie permet aussi de ralentir sans arrêter ton business, ni avoir l’impression de perdre en légitimité ou en ambition, pour enfin sortir de la logique du toujours plus.
L’horloge rassure, l’énergie informe. Et entre les deux, il vaut mieux écouter celle qui ne ment pas pour créer une activité à son rythme.
L’énergie haute n’est pas faite pour cocher des cases inutiles
Quand l’énergie est haute, claire, et disponible, beaucoup de personnes la gaspillent. Elles répondent à des mails sans enjeu, réorganisent leur Notion pour la huitième fois, ou s’attaquent à des tâches “rapides” parce qu’elles donnent l’illusion d’avancer.
C’est une perte sèche. L’énergie haute est rare, et elle mérite mieux qu’un tri de boîte mail ou un ajustement de police d’écriture.
C’est dans ces moments-là qu’il faut placer ce qui demande de la réflexion, de la création ou des décisions importantes. Écriture stratégique, conception d’offre, réflexion de fond, production de contenu à forte valeur, pas ce qui peut être fait n’importe quand, même en pilotage automatique.
Adapter son business à son énergie de dirigeant·e, c’est accepter que toutes les heures ne se valent pas. Et c’est surtout, arrêter de traiter les moments précieux comme des miettes.
L’énergie moyenne est sous-estimée, alors qu’elle fait tourner la boutique
L’énergie moyenne est souvent méprisée. Elle n’est pas spectaculaire, pas flamboyante, pas “inspirée”. Pourtant, c’est elle qui permet à un business de fonctionner au quotidien.
C’est le bon moment pour les tâches structurantes mais moins exigeantes : suivi client, planification, réponses réfléchies, ajustements techniques simples. Ici, pas besoin d’extase créative, mais un minimum de présence mentale.
Beaucoup d’entrepreneur·es s’énervent contre ces tâches parce qu’elles n’ont rien de sexy. Pourtant, mal placées, elles épuisent et bien placées, elles passent sans douleur.
L’énergie basse n’est pas une faute morale
Quand l’énergie est basse, inutile de forcer. Forcer ne rend pas plus discipliné·e, ça rend juste plus irritable, et souvent moins pertinent·e. Accepter ces moments évite beaucoup d’auto-sabotage chez les entrepreneur·es et permet de prévenir l’épuisement avant qu’il ne s’installe durablement.
Ces moments sont faits pour des tâches simples, mécaniques, ou pour du repos déguisé en activité légère : mise en forme, classement, tâches administratives basiques, ou tout simplement pause assumée.
Insister pour produire de la valeur quand la batterie est vide ne prouve rien, à part une incapacité à s’écouter. Adapter son business à son énergie, c’est aussi accepter que certains moments ne servent pas à “avancer”, mais à éviter de s’user.
Toutes les tâches ne coûtent pas la même énergie (et c’est très personnel)
Un piège courant consiste à croire qu’il existe une liste universelle de tâches “fatigantes” et de tâches “légères”. En réalité, le coût énergétique est profondément subjectif.
Répondre à des commentaires peut être fluide et agréable pour certain·es, et émotionnellement épuisant pour d’autres. Prendre la parole en public peut stimuler ou vider. Créer du contenu peut nourrir ou assécher.
C’est ici que beaucoup de méthodes s’effondrent, parce qu’elles oublient un détail essentiel : tu n’es pas un modèle standard.
Adapter son business à son énergie demande donc une chose très simple, mais rarement faite : reconnaître ce qui te coûte réellement, sans te juger.
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Cliquer ici pour y accéderBonus : les chronotypes et l’entrepreneuriat
Si tu veux aller plus loin pour mieux comprendre tes rythmes biologiques, pour construire un business aligné avec ton niveau d’énergie, laisse-nous te parler des chronotypes.
Les chronotypes sont souvent vendus comme une vérité gravée dans le marbre. Tu serais “loup”, “ours” ou “lion”, et voilà, basta. Dans la vraie vie, ça marche rarement comme ça. Et tant mieux, sinon ce serait franchement déprimant.
L’intérêt des chronotypes, ce n’est pas de te coller une étiquette sur le front. C’est de comprendre comment adapter ton modèle à ton énergie, et pourquoi certaines méthodes de productivité te donnent surtout envie de disparaître sous un plaid. Et pourquoi adapter son business à son énergie quand on est dirigeant·e est souvent plus efficace que de se forcer à vivre comme quelqu’un d’autre.
Les grands chronotypes
On parle généralement de quatre profils. Ce sont des tendances, pas des identités profondes. Personne n’est 100 % ours ou 0 % loup. Et non, ce n’est pas grave.
L’ours suit un rythme plutôt classique. L’énergie monte le matin, tient à peu près la route en début d’après-midi, puis décline. C’est le profil qui colle le mieux aux horaires standards, ce qui explique pourquoi on le présente souvent comme “normal”. Spoiler : normal ne veut pas dire supérieur.
Le lion démarre fort très tôt. L’énergie est au rendez-vous dès le réveil, puis s’effondre plus vite. C’est impressionnant à 7h, beaucoup moins à 16h. Ce profil adore les matins, mais peut payer cher l’après-midi.
Le loup met du temps à émerger. L’énergie arrive plus tard, parfois franchement tard. C’est souvent le profil qu’on regarde de travers, alors qu’il est juste câblé différemment. Être efficace à 22h n’est pas un crime, malgré ce qu’en dit LinkedIn.
Le dauphin a un rythme plus irrégulier. L’énergie monte et descend sans prévenir, souvent influencée par le stress, la charge mentale ou le contexte. Ce n’est pas un défaut de caractère, c’est une donnée à prendre en compte.
Ces profils n’expliquent pas tout, mais ils évitent de croire que tu es “nul·le” parce que tu ne fonctionnes pas comme le voisin.
À quoi servent vraiment les chronotypes (et pourquoi il ne faut pas les sacraliser)
Les chronotypes servent à observer, pas à décider à ta place. Ils donnent des indices pour ajuster ton activité à tes capacités, et pas à des ordres militaires.
Ils peuvent t’aider à repérer tes vrais moments d’énergie, à arrêter de te battre contre ton propre corps, et à organiser ton travail avec un minimum de bon sens. En revanche, dès qu’ils deviennent une excuse pour ne rien remettre en question, ils perdent tout intérêt.
Dire “je suis comme ça” n’est pas une stratégie. Dire “je fonctionne mieux comme ça en ce moment” ouvre déjà beaucoup plus de portes.
Pourquoi les chronotypes peuvent aider à arrêter de se flageller
Beaucoup d’entrepreneur·es se sentent à côté de la plaque sans comprendre pourquoi. Ils ne sont pas assez matinaux, pas assez constants ou pas assez “disciplinés” selon des standards sortis de nulle part. Les chronotypes permettent de remettre les choses à leur place.
Le problème n’est pas forcément ta volonté. C’est souvent l’inadéquation entre ton énergie réelle et l’organisation que tu t’imposes.
Comprendre ton chronotype aide à comprendre sans te figer. Tu ajustes, tu testes, et tu corriges. Tu ne te punis pas parce que tu n’as pas le même rythme que quelqu’un d’autre.
Et accessoirement, ça évite de croire que se lever à 5h va régler tous tes problèmes. Spoiler numéro deux : non.
Comment adapter son business à son entreprise : Le mot de la fin
Adapter son business à son énergie en tant que chef·e d’entreprise, ce n’est pas une lubie de feignant·e, ni une excuse pour moins travailler, cest une décision stratégique pour mieux vivre son business au quotidien. Quand tu forces contre ton rythme naturel, tu ne deviens pas plus performant·e., tu deviens juste plus fatigué·e, plus irritable, et beaucoup moins lucide.
L’un des grands avantages de l’entrepreneuriat, par rapport au salariat, c’est justement cette liberté-là. Tu peux organiser ton travail autrement. Tu peux arrêter de calquer ton agenda sur des modèles pensés pour des open spaces, des réunions inutiles et des badgeuses. Alors atant en profiter, au lieu de recréer volontairement une prison horaire à domicile.
Adapter son business à son énergie, c’est aussi accepter que ton cerveau n’est pas une machine linéaire. C’est comprendre que certaines tâches méritent ton meilleur niveau d’attention, et que d’autres peuvent très bien attendre un moment plus mou. Ce n’est pas manquer d’ambition, c’est juste arrêter de saboter ton propre fonctionnement.
Et non, tu n’as pas besoin de te transformer en version matinée d’un gourou de la productivité pour réussir. Tu as surtout besoin d’un business qui respecte ton énergie réelle, pas celle que tu penses devoir avoir pour être crédible. Et franchement, c’est déjà pas mal comme programme, car finalement, la vraie question n’est pas “comment être plus productif·ve”, mais “comment durer sans t’épuiser”. L’entrepreneuriat ok, mais l’entrepreneuriat abusif c’est no way, alors mieux vaut éviter l’épuisement, la perte de sens et le burn-out entrepreneurial non?
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Pour un accompagnement entrepreneurial rapide et ciblé.
- Analyse de la situation et des problématiques actuelles
- Session de conseil personnalisé d’1H30
- Récapitulatif écrit des recommandations à entreprendre (1 à 3) par mail 48h après la séance (avec éventuellement des exercices à réaliser ou une fiche thématique pour t’éclairer sur un sujet particulier )
1H30 – 175 € TTC
Je réserve mon accompagnementPour aller plus loin si tu veux comprendre comprendre ton énergie au lieu de la maltraiter
Si tu veux adapter ton business à ton énergie sans tomber dans la performance creuse, ces ressources creusent le sujet avec nuance.
📘 Pourquoi nous dormons – Matthew Walker (2017)
Un rappel très sérieux, et parfois flippant, que l’énergie commence par le sommeil. Pas sexy, mais radicalement et scientifiquement utile pour arrêter de négocier avec ton corps et commencer à adapter ton business à ton rythme.
👉 Disponible en français :
🎧 Podcast – “Pourquoi est-on fatigué·e ?” – Louie Media
Un épisode qui met des mots sur la fatigue collective, la charge mentale et l’illusion du “repos suffisant”. On parle d’énergie, de pression sociale et de modes de vie épuisants.
👉 À écouter
🎧Podcast – Est-ce que les rythmes sociaux nous maltraitent ? Avec philosophie, France Culture, 2021
Un épisode qui met enfin des mots sur ce que beaucoup d’entrepreneur·es ressentent sans réussir à l’expliquer. Travail, productivité, horaires imposés, normes collectives : tout est pensé pour des corps “standards” qui n’existent pas vraiment. Résultat, on se croit défaillant·e alors qu’on est juste en décalage.
À écouter si tu veux arrêter de te forcer à rentrer dans un rythme qui ne respecte ni ton énergie, ni ton fonctionnement réel pour construire un business. soutenable.
🎤 TED Talk – Matthew Walker – Sleep is your superpower (2019)
Un talk solide, scientifique et sans injonction débile. Il explique pourquoi l’énergie commence par le sommeil, et pourquoi le négliger coûte très cher, surtout quand on travaille pour soi.
👉 À voir sur TED
📺 Série – Severance (2022)
Une satire glaçante sur la séparation travail / vie perso. Derrière la fiction, une vraie réflexion sur l’épuisement, la déconnexion forcée et le prix de la productivité constante.
👉 L’avis de france culture sur la série