Comment gérer sa vie personnelle quand on est entrepreneur ?

Tu te demandes comment tout gérer quand on est entrepreneur·e sans finir épuisé·e entre business et vie perso ? Dans cet article, on te partage des stratégies simples et réalistes pour déléguer, alléger ta charge mentale et respirer enfin.

by Nora

L’article en bref : Gérer sa vie personnelle quand on est entrepreneur (Sans s’épuiser ni culpabiliser)

  • La charge mentale invisible des entrepreneur·es : La charge mentale personnelle (lessives, courses, rendez-vous, etc.) devient une prolongation de la charge mentale professionnelle, créant une double charge invisible. Le travail à domicile aggrave ce phénomène, l’entourage percevant l’entrepreneur·e comme « disponible ».
  • Pourquoi les entrepreneur·es délèguent au travail mais pas chez eux ? : La difficulté de déléguer dans sa vie privée est due à des obstacles invisibles : le fantasme de devoir y arriver seul·e, la reproduction de scripts familiaux, le besoin de contrôle et le perfectionnisme (« personne ne fera aussi bien que moi »).
  • Comment gérer sa vie perso en tant qu’entrepreneur·e :  identifier et externaliser les tâches qui demandent un « micro-cerveau permanent », répartir la charge mentale, repenser son organisation pour un équilibre non-négociable, différencier ce qui est « nécessaire » de ce qui est « obligatoire » et créer des « zones vides » pour récupérer de la disponibilité mentale.
  • Communiquer et poser un cadre clair aux proches : « éduquer » son entourage en formulant clairement sa réalité, poser des limites d’horaires et utiliser des signaux visuels pour ritualiser son travail et stopper les interruptions.
  • Pour aller plus loin sur comment gérer sa vie perso en tant qu’entrepreneur·e : Ressources pour approfondir la compréhension de la double charge mentale invisible des entrepreneur·es, de sa répartition et d’une organisation réaliste.

Hello toi 👋 c’est Nora au clavier. Aujourd’hui, j’avais envie de parler d’un truc qui flingue l’énergie de beaucoup de personnes dans le milieu… mais qu’on aborde toujours à moitié : la double charge mentale entrepreneuriale, ou comment comment gérer sa vie personnelle quand on est entrepreneur·e (et déléguer sans culpabiliser).

Parce que oui, créer un business demande du courage, mais tenir la baraque autour, c’est encore un autre délire.

Quand on est entrepreneur·e, la frontière entre vie personnelle et travail disparaît souvent, et gérer son quotidien devient aussi épuisant que gérer son business. La charge mentale, ne t’attend pas à la porte du bureau. Elle te suit jusque dans ta cuisine, tes lessives, tes courses, tes papiers, tes rendez-vous, tes enfants, ton frigo vide et tes messages “on mange quoi ce soir ?”.

Et quand tu bosses de chez toi, c’est encore pire : tout le monde croit que tu es disponible parce que tu es physiquement là, comme si ton ordinateur servait juste à faire joli.

Ce qu’on ne dit jamais assez, c’est que la charge mentale perso est souvent la prolongation directe de ta charge mentale pro. Tu fermes ton écran… et tu ouvres un deuxième shift. Et évidemment : personne ne t’a formé·e à ça. Et rassure-toi, t’es pas seul·e dans le game… tu n’imagines pas le nombre d’entrepreneur·es avec qui on échange, qui cherchent comment gérer leur vie personnelle, retrouver un équilibre vie pro perso et entreprendre sans s’épuiser… sans jamais vraiment trouver de réponses concrètes.

Alors aujourd’hui, on va voir comment gérer sa vie personnelle quand on est entrepreneur·e, sans finir en PLS sur ton carrelage à 18h43, une éponge dans une main et ton téléphone dans l’autre.


La charge mentale dans l’entrepreneuriat : spoiler, elle ne s’arrête jamais

La charge mentale, c’est un concept un peu abstrait pour certaines personnes, et c’est ce qui rend l’équilibre si difficile quand on est à son compte. C’est ce truc invisible qui tourne dans ta tête 24/7, même quand tout le monde croit que tu “te reposes”.

Bah oui, parce que quand tu es entrepreneur·e, il n’y a pas deux mondes distincts : ton business et ta vie perso se marchent dessus en continu et tu te retrouves avec une double charge mentale entrepreneuriale.

Tu bosses, tu réfléchis, tu anticipes, tu planifies, tu gères… puis tu enchaînes lave-vaisselle, repas, courses, tâches scolaires, rendez-vous médicaux, machine à étendre, colis à renvoyer, anniversaires à prévoir, etc.

Et plus personne ne voit la différence entre ta vie pro et ta vie perso. Toi y compris.


Tout gérer quand on est indépendant·e : Travailler de chez soi ne veut pas dire “être disponible”

Si tu travailles à la maison, tu connais sûrement ces phrases-là :

“Tu peux juste sortir la lessive ?”

“Oh et peux- tu juste passer à la Poste ?”

“Tu peux juste préparer le repas ?”

Le mot “juste“devrait être interdit d’ailleurs, parce qu’on oublie un truc essentiel : travailler de chez soi, c’est travailler. Point. Et c’est à prendre en compte dans l’équilibre personnel de l’indépendant en règle générale. Pourtant, pour beaucoup de proches, “être à la maison” = “ne rien faire”. Et ça crée un décalage énorme entre ta réalité et la leur.

Toi, tu gères des client·es, des deadlines, des tâches complexes. Eux voient quelqu’un en chaussettes sur un canapé, ce qui déclenche instantanément la mission “peux-tu faire ça pendant que moi je suis au boulot ?”.Tu te retrouves alors pris·e entre deux feux : travailler pour ton business et prouver que tu travailles pour de vrai.

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Pourquoi la charge mentale perso explose quand tu es entrepreneur·e ?

Quand tu bosses à ton compte, tes journées n’ont pas de fin naturelle : pas de bureau à fermer, pas de collègues qui éteignent les lumières, pas d’horaires figés. Et c’est souvent à ce moment-là que l’équilibre vie pro perso de l’entrepreneur·e se fissure, sans même que tu t’en rendes compte à cause de toute cette charge mentale invisible.

Résultat :

  • tu continues à penser boulot pendant que tu ranges
  • tu continues à penser maison pendant que tu bosses
  • puis, tu anticipes tout, tout le temps : ton business est optimisée mais ta vie perso est saturée.
  • et tu deviens la “personne qui gère” par défaut

Pour peu que ton entourage t’ait mis (volontairement ou pas) dans le rôle de la personne “qui organise tout”, la machine s’emballe très vite : tu deviens la personne rebaptisée planificatrice,  régisseuse, référente, mémoire de tout ce qui se passe dans la maison. 

Même quand tu as fini ta journée pro…tu en commences une autre, et l’énergie récupérée d’un côté, est perdue de l’autre.


Pourquoi c’est si difficile de déléguer dans sa vie personnelle (encore plus que dans son business)

Concilier business et vie privée c’est possible, et ça implique un truc basique : la délégation. Mais si la délégation personnelle paraît simple, en réalité, elle se heurte à plusieurs obstacles invisibles. Tu sais que tu en as besoin, mais tu bloques parce que tu portes des réflexes hérités, des attentes sociales et une charge mentale que personne ne voit.


Le fantasme du “je devrais y arriver seul·e”

On t’a appris à assurer, à te débrouiller, à gérer sans déranger. Si tu demandes de l’aide, tu te sens coupable ou “pas assez”. Et puis tu délègues un peu déjà dans le pro, alors hors de question de le faire dans le perso. Enfin, le perfectionnisme complique tout : tu veux que ce soit bien fait, alors tu préfères le faire toi-même. Tu crois gagner du temps, mais tu t’épuises. Tu continues par habitude plus que par choix.


Les scripts familiaux : ce qu’on a appris sans s’en rendre compte

Tu reproduis souvent ce que tu as vu chez toi, même sans t’en rendre compte. Peut-être un parent qui portait toute la maison. Peut-être une dynamique où la charge domestique était invisible mais permanente. Tu intègres l’idée que “c’est normal de gérer”. Tu te mets la pression sans réfléchir, comme si demander de l’aide dérangeait ou prouvait une faiblesse.


Le piège du télétravail permanent

Quand tu travailles de chez toi, les autres pensent que tu es disponible. Tu entends “tu peux faire ça, tu es à la maison”, alors que tu bosses vraiment. La frontière pro/perso s’efface. Tu passes des mails à la machine à laver, du montage vidéo aux factures EDF. La charge mentale grimpe sans que personne ne la voie. Tu n’oses pas dire stop par peur de paraître “moins occupé·e”. C’est là que la délégation devient essentielle mais aussi la plus difficile à accepter.


Le besoin de contrôle et le perfectionnime (aka personne ne fera aussi bien que moi)

Quand tu es entrepreneur·e, tu as l’habitude de tout gérer : ton business, tes clients, tes décisions… et sans t’en rendre compte, ta vie perso passe au même régime. Résultat : hyper-responsabilisation générale.

À la maison aussi, tu pilotes tout, même quand tu es épuisé·e, et même quand ça n’a aucun sens. Parce que externaliser sa vie personnelle, ça te paraît presque plus difficile que déléguer dans ton business.

Tu te dis :

« Je vais le faire moi-même, ça ira plus vite »

« Il / elle ne fera pas comme moi »

« J’aime quand c’est bien fait »

Traduction : besoin de contrôle + perfectionnisme déguisé. Sauf qu’à force de ne pas tout gérer soi-même, tu pourrais justement alléger ta charge mentale personnelle : te faire aider dans ton quotidien, ce n’est pas un aveu de faiblesse. Confier des tâches du quotidien, s’entourer dans sa vie personnelle, se faire assister au quotidien… Ce n’est pas perdre la main. C’est arrêter de croire que tout repose sur toi — tout le temps, partout, pour tout.

Et spoiler : non, ce ne sera pas fait exactement comme toi. Mais ce sera fait et toi, tu respireras.


Comment gérer sa vie personnelle quand on est entrepreneur·e : déléguer dans sa vie perso (sans exploser ton budget et sans culpabiliser)

Bon, on l’a dit, pour préserver sa vie personnelle dans l’entrepreneuriat, il faut se faire aider dans son quotidien. Mais déléguer chez toi, c’est souvent pire que déléguer dans ton business. Parce qu’au travail, tu délègues une tâche, chez toi, tu délègues une part de ton identité : ta manière de tenir ta maison, ton rôle dans le couple, ce que tu penses “devoir” être. Personne ne t’a préparé à ça.

Et pourtant, c’est là que se joue une grande partie de ton épuisement. Parce que oui, Lucette, déléguer dans sa vie personnelle, ce n’est pas abandonner : c’est choisir de ne plus s’épuiser et de ne plus culpabiliser à chaque pause, et ça crois-moi tu le vaux bien!


1) Déléguer à des services extérieurs : le socle le plus simple


Identifier ce qui t’épuise vraiment

On te dit souvent de “déléguer ce que tu n’aimes pas”. C’est en partie faux.

Ce qui te fatigue le plus, surtout à la maison, n’est pas toujours ce que tu détestes. Ce sont les tâches qui demandent un micro-cerveau permanent, des décisions invisibles, une planification silencieuse.

Exemples concrets :

  • penser à ce qu’il reste dans le frigo,
  • anticiper quand il faut refaire les courses,
  • surveiller la machine à laver,
  • vérifier que les enfants ont leurs habits propres,
  • rappeler à tout le monde les rendez-vous.

Avant même de nettoyer ou de faire les courses, tu as déjà travaillé mentalement. Ça t’épuise plus que la tâche en elle-même. Cette liste-là, c’est la bonne c’est celle qui révèle où tu dois déléguer.


Déléguer les tâches “sans cerveau” : courses, ménage, pressing, repas

Déléguer ces tâches n’enlève rien à ta valeur. Tu n’es pas un “meilleur adulte” parce que tu passes trois heures à récurer une salle de bain.

Concrètement :

  • Le drive peut t’enlever 1h30 de charge mentale + déplacement.
  • Une prestation ménage de 2h efface une bonne partie de ta semaine.
  • Le batch cooking externalisé te donne 10 repas d’avance.
  • Le pressing supprime la montagne de linge qui te juge depuis ton fauteuil.

Tu peux aussi déléguer ou te soulager d’une étape seulement :

  • acheter tes légumes déjà découpés,
  • repas semi-préparés
  • livraison uniquement des courses lourdes.

L’organisation de sa vie personnelle d’entrepreneur·e passe par la compréhension que ton énergie n’a pas besoin d’être sacrifiée pour des tâches purement mécaniques.


Les tâches administratives perso

C’est là où la plupart des entrepreneur·es tombent.

Parce que ton cerveau est déjà saturé de compta, de mails, de factures, de stratégies.

Alors quand tu ajoutes :

  • impôts,
  • inscriptions scolaires,
  • renouvellement de la mutuelle,
  • courrier administratif,
  • tri digital,
  • organisation des rendez-vous médicaux…

…il ne te reste plus rien.

Un·e assistant·e indépendant·e peut :

  • classer tes papiers,
  • mettre à jour tes dossiers,
  • t’aider à remplir tes démarches,
  • te créer une organisation simple et maintenable.

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Délégation low cost ou partielle : ce qui marche vraiment

Tu crois peut-être que déléguer coûte cher. Mais il existe pleins de manières d’alléger ta charge sans t’arracher un rein :

  • 1h de ménage par semaine, ciblée sur ce que tu détestes (cuisine ou salle de bain).
  • Livraison + mise en place pour les gros achats (lits, meubles, machines).
  • Services type batch cooking à la carte, juste pour les soirs où tu es au bord du burn-out.
  • Baby-sitting ponctuel, même sans enfant malade ni urgence.
  • Jardinage ou entretien extérieur annuel si tu as une maison.
  • Service de repassage à la pièce, beaucoup moins cher qu’une prestation classique.

Ce n’est pas “être assisté·e”, mais c’est te donner une marge de respiration pour éviter de t’écrouler.


2) Déléguer en interne (au conjoint, à la famille, aux colocs)

Déléguer à un prestataire, c’est facile. Déléguer à ton entourage, c’est une autre histoire, parce que là, ce n’est pas juste une question d’organisation. C’est une question de rôles, de croyances, de patterns familiaux, c’est émotionnel.

C’est d’ailleurs pour ça que beaucoup d’entrepreneur·es préfèrent “tout faire”. Ça évite les conversations gênantes. Mais justement : c’est là que le vrai changement se joue.


Demander de l’aide… et comprendre pourquoi tu n’oses pas

On parle rarement de ce qui bloque vraiment.

Tu n’oses pas demander parce que :

  • tu as peur de passer pour quelqu’un qui “gère mal”,
  • tu te dis que “l’autre a déjà sa journée” (et toi non ?),
  • tu as grandi dans un environnement où on ne demandait jamais d’aide,
  • tu crois qu’une “bonne” compagne/parent/personne responsable doit tout porter.

C’est faux. Demander de l’aide en tant que chef·fe d’entreprise, ce n’est pas avouer une faiblesse, c’est reconnaître que tu es un être humain, pas un robot multi-tâches. Et souvent, l’autre ne se rend tout simplement pas compte du poids que tu portes, pas par mauvaise volonté : juste parce que ta charge mentale est invisible.


Gérer sa vie personnelle quand on est entrepreneur·e : Répartir la charge mentale (pas seulement les tâches)

Répartir la charge mentale, c’est souvent la clé pour retrouver du temps pour soi dans l’entrepreneuriat. Et sorry, il ne suffit pas de dire : “Tu fais la vaisselle et je fais le reste » hein. La vraie charge, ce n’est pas l’action, mais la planification.

Exemples de charge mentale que les autres ne voient pas :

  • penser aux dates de vaccins,
  • anticiper les anniversaires,
  • savoir qu’il reste trois draps propres donc il faut lancer une machine,
  • suivre les rendez-vous médicaux,
  • prévoir les menus,
  • surveiller les stocks.

Déléguer la charge mentale, c’est dire : “À partir de maintenant, c’est toi qui anticipes cette partie. Je n’y pense plus.” Pas “fais-le quand je te le demande”. Non. “C’est ton domaine. Tu t’en occupes.” Et ça change tout.


3) Repenser ton organisation : arrêter de tout porter seul·e

La délégation dans le perso en tant que dirigeant·e, ne tient pas qu’à des tâches. Elle tient à ta manière d’organiser ta vie (dans le pro et perso).  Et là, il y a trois choses qui changent tout.


Le triptyque vital / travail / loisir (à appliquer chez toi aussi) pour alléger ta charge mentale personnelle

On en a déjà parlé plusieurs fois, on y tient et ces 3 blocs ne sont absolument pas optionnels. 

Le vital = sommeil, repos, alimentation, santé, soin de soi.

Le travail = ton business.

Le loisir = tout ce qui recharge ta batterie émotionnelle.

Si ton emploi du temps contient seulement “travail + obligations”, il n’est pas équilibré. Tu vas droit au mur et ta charge mentale ne sera que plus lourde. Le triptyque te permet de voir ce que tu sacrifies depuis trop longtemps. Et souvent, le premier truc sacrifié… c’est toi.


Savoir ce qui mérite ton énergie (et ce qui n’en mérite pas)

Beaucoup de gens confondent “nécessaire” et “obligatoire”.

Or, ce n’est pas parce que tu peux faire quelque chose que tu dois le faire. Tu peux cuisiner, mais ça ne veut pas dire que tu dois cuisiner tous les jours. Tu peux gérer les papiers, mais ça ne veut pas dire que tu dois être la personne référente pour tout.

Pose-toi cette question simple : “Est-ce que je veux le faire, ou est-ce que je pense juste que je dois le faire ?”

Ta réponse dit tout.


Les zones vides pour gérer sa vie personnelle en tant qu’entrepreneur·e

Tu connais déjà ce concept pour ton business. Ça fonctionne aussi pour ta maison.

Une zone vide, c’est un espace prévu pour souffler :

  • une soirée sans programme,
  • un dimanche sans obligations,
  • un créneau où personne ne te parle,
  • un moment juste pour te poser.

Ce n’est pas “du temps perdu”. C’est ce qui t’empêche d’imploser. Et c’est ce qui rend la délégation vraiment utile : Tu récupères de l’espace… pour vivre.


Comment expliquer aux autres que tu travailles (même si tu es chez toi)

C’est probablement l’étape la plus délicate quand tu cherches à déléguer dans ta vie perso, parce qu’il faut mettre des mots sur quelque chose que tu vis depuis longtemps, mais que tu n’as jamais vraiment formulé. C’est aussi l’étape sur laquelle nous passons généralement le plus de temps en coaching avec nos client·es, à cause du sentiment de culpabilité perpétuelle qui consiste à ne pas oser demander de l’aide, ou à avoir peur de passer pour une personne méchant·e.


Éduquer ton entourage et poser un cadre clair  : “Je travaille”, point.

Il y a une chose sur laquelle nous insistons toujours lors de nos accompagnements : “éduquer” n’est pas un gros mot. Ça veut juste dire : expliquer ta réalité, parce que pour quelqu’un qui n’a jamais travaillé de chez soi, “être à la maison”, ça sonne comme “être disponible”.

Il n’y a pas besoin d’un essai philosophique. Tu peux dire la vérité et poser un cadre simple :

  • “Entre 9h et 17h, je travaille. Je ne peux pas gérer les problèmes domestiques.”
  • “Juste parce que je suis ici physiquement ne veut pas dire que j’ai cinq heures devant moi.”
  • “Quand la porte est fermée, c’est comme si je n’étais pas là.”
  • “Quand je suis derrière mon écran, je travaille.”
  • “Mes horaires sont réels, même si je ne prends pas le bus pour aller au bureau.”
  • “Je ne suis pas disponible pour discuter, gérer un colis ou résoudre un problème administratif pendant mes horaires de travail.”

Tu peux même utiliser :

  • un planning partagé (Google Calendar)
  • un tableau de répartition des charges (Notion ou papier),
  • un créneau hebdo pour discuter de l’organisation (10 min suffisent).

Le cadre n’est JAMAIS optionnel, parce que c’est ce qui évite les non-dits, les tensions et le fameux :“Mais tu aurais pu le faire, tu étais à la maison.”Non. Tu travaillais. Point. Tu n’es pas en train de quémander, mais tu poses ta réalité.

Prêt·e à passer à l’étape suivante ?
Réserve ton appel découverte !

  • Tu réserves ton appel en ligne (Calendly), en répondant à quelques questions.
  • Tu nous exposes ta situation, tes attentes ; on t’explique notre approche.
  • On vérifie que le “match” est bon entre nous. (C’est important si on veut bien travailler ensemble !)
  • Si tout est ok, on planifie la première séance.
Je réserve mon accompagnement

Gérer sa vie personnelle quand on est entrepreneur·e : Ritualiser ton travail (signaux visuels)

Les gens comprennent mieux quand il y a un signal concret.

Exemples :

  • un casque = “je suis focus”
  • une porte fermée = “je ne suis pas dispo”
  • un créneau marqué rouge dans le calendrier partagé = “ne pas déranger”
  • un coin bureau distinct = “je suis au travail”

Ça évite les interruptions “innocentes” toutes les 10 minutes.


Stopper les réflexes de disponibilité automatique

Tu ne dois pas répondre dès qu’on t’appelle “parce que tu es là”.

Tu peux dire :

“Je finis ce que je suis en train de faire et je reviens vers toi.”

“Je suis en rendez-vous.”

“En ce moment, je suis en rush, je ne peux pas maintenant.”

Tu as le droit d’être indisponible, même si tu es à trois mètres du lave-vaisselle.


Le mot de la fin : Déléguer chez toi, c’est aussi devenir un meilleur entrepreneur

Le vrai enjeu, ce n’est pas de choisir entre ton business et ta vie personnelle, mais d’apprendre à faire tourner les deux sans que l’un détruise l’autre.

Parce que oui, on parle beaucoup d’organisation, de productivité, de discipline, de priorisation, mais la vérité, la vraie, c’est que tu ne pourras jamais être solide dans ton business si ta vie perso s’écroule en coulisses.

Personne ne te le dit assez clairement, alors je vais le faire : le perso n’est pas un supplément, c’est THE base.

Quand tu délègues à la maison, tu récupères plus que du temps. En effet, tu récupères de la disponibilité mentale, de la douceur, de la présence pour tes proches, et un espace intérieur dans lequel tes idées peuvent respirer. Et surtout, tu arrêtes de vouloir être un couteau suisse humainp pour redevenir quelqu’un qui vit, pas quelqu’un qui s’épuise.

Déléguer chez toi, ce n’est pas “ne plus assumer”. C’est choisir de ne plus t’auto-saboter et admettre que si tu veux tenir la route dans ton business, il va falloir arrêter de porter toute ta vie sur ton dos.

Ta vie perso est ce qui te permet de continuer à être un·e entrepreneur·e fonctionnel·le, créatif·ve, lucide et présent·e, et pas un zombie qui répond à des notifications entre deux lessives.

Réserve ta séance de Business Checkup

Pour un accompagnement entrepreneurial rapide et ciblé.

  • Analyse de la situation et des problématiques actuelles
  • Session de conseil personnalisé d’1H30
  • Récapitulatif écrit des recommandations à entreprendre (1 à 3) par mail 48h après la séance (avec éventuellement des exercices à réaliser ou une fiche thématique pour t’éclairer sur un sujet particulier )

1H30175 € TTC

Je réserve mon accompagnement

Gérer sa vie personnelle quand on est entrepreneur : Pour aller plus loin 

Comme d’habitude, voici une sélection courte, béton, non boring, et surtout utile alléger ta charge mentale personnelle : des contenus qui parlent vraiment de charge mentale, de répartition, de lâcher prise, et d’organisation réaliste.


📗 Livre : La charge mentale des femmes… (et celle des hommes), de Aurélia Schneider (2018 )

Un livre français, clair, qui explique pourquoi la charge mentale existe, comment elle se distribue dans les foyers, et surtout comment en sortir. Pas moralisateur, pas cliché, hyper utile pour comprendre les dynamiques à la maison et mieux gérer ta vie personnelle en tant qu’entrepreneur·e.

👉 Disponible ici 


🎬 Série : Lynette Scavo dans Desperate Housewives

Lynette, c’est littéralement LE personnage qui illustre la charge mentale explosive : 4 enfants + boulot + pression + épuisement + refus de déléguer = burn-out assuré. La série montre très bien comment elle explose, comment elle lâche prise (à contrecœur), et comment ça change tout.

C’est une étude de cas grandeur nature pour comprendre pourquoi se faire aider à la maison en tant que chef·fe d’entreprise n’est PAS optionnel.

👉Voir Lynette en PLS


🎬 Sketch : La charge mentale féminine  — Les Folles Furieuses (YouTube)

Un mini-sketch qui résume toute la charge mentale en 40 secondes.

Elle pense à tout, anticipe tout, planifie tout… mais prend des vacances pour UNE fois. C’est drôle, mais surtout terriblement exact. À montrer à tous ceux qui “ne voient pas le problème”.

👉Voir le sketch ici 


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