Tout le monde n’est pas fait pour entreprendre : L’article en bref
- Pourquoi tout le monde veut entreprendre aujourd’hui (et pourquoi c’est trompeur) : Un contexte économique tendu et une forte mise en avant sur les réseaux donnent l’impression que tout le monde devrait entreprendre.
- La réalité du terrain entrepreneurial : Être entrepreneur, c’est gérer bien plus que son métier : vente, stratégie, organisation et pression constante font partie du quotidien.
- Suis-je fait·e pour entreprendre ? : Certaines postures sont clés : lucidité, capacité à agir malgré l’inconfort, gestion de l’incertitude, posture, confiance, et remise en question.
- Entreprendre sans être prêt·e, les risques dont personne ne parle : Charge mentale, pression financière et perte de confiance peuvent rapidement s’installer.
- Entreprendre n’est pas une obligation : D’autres modèles existent et peuvent être tout aussi adaptés selon ton fonctionnement et tes besoins.Pour aller plus loin sur pourquoi tout le monde n’est pas fait pour entreprendre :des TED Talks et podcasts permettent de mieux comprendre les enjeux réels de l’entrepreneuriat.n sujet particulier )
Hello, Nora’s speaking j’espère que tu vas bien, car aujourd’hui on va parler d’un sujet un peu tabou. Un sujet qu’on évite souvent, parce qu’il casse un peu l’ambiance LinkedIn et les reels “quit your job et deviens libre en 30 jours”. Tout le monde n’est pas fait pour entreprendre.
Et tu sais quoi ? C’est parfaitement ok.
On préfère le dire clairement, parce qu’en ce moment, il y a un délire autour de l’entrepreneuriat. Un délire où entreprendre deviendrait la réponse à tout.
Et si on est honnête deux minutes, tu t’es peut-être déjà retrouvé·e à taper sur Google à 23h :
“est-ce que tout le monde peut entreprendre”,
“qui peut devenir entrepreneur”,
“entreprendre est-ce fait pour moi”,
ou encore “quelles sont les qualités d’un entrepreneur”.
Et c’est normal, parce que de nos jours on entend très régulièrement la même chanson :
Tu ne te sens pas bien dans ton job ? Entreprends.
Et tu sors d’un burn-out ? Entreprends.
Tu cherches du sens ? Entreprends.
Tu t’es fait larguer ? Entreprends.
À ce rythme-là, l’entrepreneuriat devient presque une nouvelle routine bien-être, un peu comme le matcha du matin ou le pilates du dimanche.
Sauf que non, l’entrepreneuriat n’est pas une thérapie, ni une tendance. C’est un projet de vie, et c’est justement ça qui nous gène.
Parce qu’à force de vouloir faire croire que tout le monde peut entreprendre, on oublie de dire une chose essentielle : tout le monde n’est pas fait pour entreprendre.
Pas parce que certaines personnes sont “moins capables” pas parce que certaines personnes “n’ont pas le niveau”, mais simplement parce que ça demande un cadre, une réalité, une posture… qui ne correspond pas à tout le monde.
Et continuer à vendre l’inverse, c’est dangereux.
Dans cet article, on va remettre un peu de réel dans tout ça. On va comprendre pourquoi on te vend l’entrepreneuriat comme une solution miracle, ce que ça implique vraiment au quotidien, et surtout… qui est réellement fait pour entreprendre (et qui ne l’est pas, sans jugement).
Pourquoi on te fait croire que tout le monde est fait pour entreprendre
L’entrepreneuriat est devenu une réponse à tout (et surtout n’importe quoi)
On ne va pas se mentir, aujourd’hui, on prescrit l’entrepreneuriat comme on prescrirait du Doliprane.
Tu ne te sens plus aligné·e dans ton job ? Entreprends.
Tu t’ennuies ? Entreprends.
Si tu es épuisé·e ? Entreprends.
À un moment, il faut respirer. Parce que non, l’entrepreneuriat ne règle pas tout. Et surtout, il peut amplifier ce qui est déjà fragile.
Le problème, c’est qu’on a commencé à transformer un projet de vie exigeant en solution rapide. Comme si changer de statut suffisait à régler des problèmes profonds. Sauf que changer de statut ne change pas tes mécanismes.
Si tu es déjà épuisé·e, désorganisé·e ou perdu·e, entreprendre ne va pas te “sauver”. Dans certains cas, ça peut même accélérer la chute.
Et c’est là qu’on revient à une réalité simple, mais peu populaire : tout le monde n’est pas fait pour entreprendre.
Une hype entretenue par les réseaux et les success stories
Tu ouvres LinkedIn, Instagram ou YouTube, et tu vois quoi ? Des parcours inspirants, des réussites rapides, ou encore des personnes qui “ont tout quitté pour vivre leur rêve”.
Très bien.
Mais ce que tu ne vois pas :
- les projets qui n’ont jamais décollé
- les mois sans revenus
- les remises en question constantes
- les moments où ça tangue sévère
On te montre un résultat (parfois pas vraiment réel en prime), pas le processus.
Et forcément, ça crée une illusion. Une illusion où l’entrepreneuriat semble fluide, évident, presque naturel. Alors qu’en réalité, c’est tout l’inverse. C’est instable, inconfortable et souvent très lent et tout le monde n’est pas fait pour entreprendre. Mais ça, ça vend moins (oupsi).
Le contexte économique pousse à entreprendre (parfois plus qu’il ne choisit)
Il y a aussi un facteur qu’on oublie souvent : le contexte.
Aujourd’hui, beaucoup de personnes ne se lancent pas uniquement par envie, mais par contrainte.
- marché du travail tendu
- perte de sens dans certains métiers
- précarité
- envie d’indépendance
L’entrepreneuriat devient alors une porte de sortie. Et dans certains cas, c’est une très bonne chose.
Mais dans d’autres, c’est une réponse rapide à une situation complexe. Et une réponse rapide n’est pas toujours une bonne réponse. Parce que lancer un business quand on est déjà sous pression financière ou mentale, c’est rajouter une couche… sur quelque chose qui déborde déjà.
Une confusion dangereuse entre thérapie et projet de vie
C’est probablement le point le plus important.
Aujourd’hui, on voit beaucoup de personnes qui se lancent pour “aller mieux”.
- aller mieux dans leur vie
- retrouver du sens
- reprendre le contrôle
Et sur le papier, ça s’entend. Mais dans la réalité, ça pose un vrai problème.
Tout le monde n’est pas fait pour entreprendre, et surtout l’entrepreneuriat n’est pas un espace neutre.
C’est un environnement exigeant, qui te met face à :
- tes limites
- tes peurs
- ton rapport à l’échec
- ton rapport à l’argent
- ton rapport à la légitimité
Et si ces sujets ne sont pas stabilisés, ils ressortent… en version amplifiée.
Donc non, entreprendre pour “aller mieux”, ce n’est pas toujours une bonne idée.
Parfois, c’est même exactement l’inverse qu’il faudrait faire.
Et c’est pour ça qu’on insiste :tout le monde n’est pas fait pour entreprendre, pas à ce moment-là, pas dans ces conditions-là, et parfois, pas du tout.
Tout le monde n’est pas fait pour entreprendre : la réalité du terrain
Être entrepreneur, ce n’est pas faire son métier (et ça surprend beaucoup de monde)
C’est souvent là que la première claque arrive. Tu penses devenir thérapeute, graphiste, coach, consultant·e…
En réalité, tu deviens entrepreneur·e. Et ça change tout. Ton cœur de métier représente une petite partie de ton temps.
Le reste, c’est :
- de l’administratif
- de la gestion
- de la stratégie
- du marketing
- de la comptabilité
Tu passes plus de temps à faire tourner ta boîte qu’à exercer ton métier. Et pour beaucoup, ça crée un décalage énorme entre ce qu’ils imaginaient… et ce qu’ils vivent vraiment.
Tu dois savoir vendre (même si tu n’aimes pas ça)
On va dire les choses clairement. Personne ne t’attend.
Tu peux être excellent·e dans ton domaine, ça ne change rien. Si personne ne sait que tu existes, tu n’as pas de clients.
Donc tu dois :
- te rendre visible
- parler de ton offre
- prospecter
- vendre
Et non, ça ne se fait pas “tout seul”. Le mythe du “je crée et les clients arrivent” ne tient pas longtemps.
Ça demande de l’exposition, de la formation (donc de l’investissement) de la répétition, des échecs, et parfois de faire des choses qui te sortent clairement de ta zone de confort.
L’instabilité fait partie du jeu (et il faut être ok avec ça)
Contrairement au salariat, il n’y a pas de filet de sécurité automatique.
- tes revenus peuvent varier
- certains mois sont bons, d’autres beaucoup moins
- tu peux travailler beaucoup… sans résultat immédiat
L’incertitude fait partie du quotidien. Et tout le monde ne le vit pas de la même manière.
Certain·es adorent ça, d’autres le subissent. Alors si tu as besoin de stabilité pour te sentir bien, c’est peut-être un indicateur que ce modèle ne te correspond peut-être pas.
Tu es seul·e face aux décisions (et ça pèse)
Quand tu entreprends, il n’y a plus de hiérarchie au-dessus de toi : Tu décides, tu assumes, et tu corriges.
Et ça, sur la durée, ça demande une vraie solidité.
Parce que :
- tu n’as pas toujours de validation
- tu peux douter
- tu peux te tromper
Et personne ne prend la responsabilité à ta place. Cette solitude décisionnelle est rarement évoquée. Pourtant, elle bien est centrale…
Tu dois te remettre en question en permanence
Dans l’entrepreneuriat, rien n’est figé. Tu testes une stratégie, ça ne fonctionne pas. Tu ajustes, tu recommences, tu apprends. C’est un terrain d’expérimentation permanent.
Et ça demande une chose essentielle : ne pas prendre chaque échec comme une attaque personnelle.
Ça demande des ressources (et oui, aussi de l’argent)
Il y a un autre mythe qui circule : entreprendre, ça ne coûte rien.
Alors ça, ça nous fait bien rire car c’est complètement faux.
Tu dois investir :
- dans des outils
- dans des formations
- dans de l’accompagnement
- dans du temps (et ça, c’est une ressource énorme)
L’entrepreneuriat, c’est aussi (et surtout) une capacité à investir sur soi et sur son projet. Et tout le monde n’est fait pour entreprendre car tout le monde n’est tout simplement pas prêt·e à le faire, ni financièrement, ni mentalement.
Il faut une stabilité mentale minimale (et c’est rarement dit)
C’est un point sensible, mais essentiel.
Tout le monde n’est pas fait pour entreprendre, car l’entrepreneuriat va venir appuyer là où ça fait déjà un peu mal.
- si tu es anxieux·se → ça peut amplifier
- si tu es perdu·e → ça peut te désorienter encore plus
- si tu sors d’un burn-out → ça peut retarder ta récupération
C’est un environnement exigeant, qui demande une certaine stabilité pour ne pas s’effondrer au premier gros coup de pression. Et encore une fois, ça ne veut pas dire que tu n’en seras pas capable un jour. Ça veut dire que peut-être, ce n’est pas le bon moment, là maintenant.
Qui est vraiment fait pour entreprendre (au-delà des compétences)
Les personnes qui savent pourquoi elles entreprennent (et pas juste fuir quelque chose)
C’est souvent le point le plus sous-estimé.
Beaucoup de personnes se lancent pour quitter une situation : un job qui ne plaît plus, un manager compliqué, une perte de sens. Sauf que fuir quelque chose ne suffit pas à construire quelque chose.
Les profils qui tiennent ont une direction, même imparfaite, mais choisie.
Ils ne sont pas uniquement dans “je veux partir”, ils sont dans “je veux construire”. Et ça change tout quand ça devient difficile, parce que spoiler : ça devient difficile.
Les personnes qui ne vivent pas la comparaison comme une menace permanente
La concurrence existe, les autres aussi.
Et oui, il y aura toujours quelqu’un :
- plus avancé
- plus visible
- plus rapide
- plus confiant
Si chaque comparaison te déstabilise, l’expérience entrepreneuriale peut vite devenir un enfer.
Les profils qui tiennent ne sont pas ceux qui ne comparent jamais. Ce sont ceux qui ne se détruisent pas avec ça.
Ils regardent, ils analysent, parfois ils s’inspirent… puis ils retournent bosser. Ils ne passent pas trois heures à remettre toute leur vie en question après avoir vu un post LinkedIn.
Les personnes capables de passer à l’action, même quand ça ne les arrange pas
On va dire les choses simplement : trouver des clients demande des actions.
Et parfois, ces actions ne sont pas naturelles.
Tu peux être introverti·e, avoir une batterie sociale limitée, préférer travailler dans ton coin…
ça ne change pas le fait que ton business a besoin de visibilité.
Donc à un moment, il faut :
- aller à des événements (même si ça te vide)
- publier (même si tu doutes)
- parler de ton travail (même si tu préfèrerais éviter)
Ton réseau actuel ne suffit pas toujours. Et non, les clients ne tombent pas du ciel.
Les profils qui avancent ne sont pas ceux qui adorent tout ça. Ce sont ceux qui acceptent de le faire quand même, de manière intelligente et dosée.
Les personnes qui acceptent de ne pas être validées en permanence
Dans beaucoup de parcours, il y a des repères clairs : notes, feedbacks, validations.
Ici, beaucoup moins. Tu peux travailler sérieusement… sans retour. Tu peux faire les choses bien… sans reconnaissance immédiate.
Et au bout d’un moment, il faut continuer sans qu’on te dise que tu es “sur la bonne voie”. Et c’est là que certaines personnes décrochent. L’entrepreneuriat c’est ce job formidable qui te demande d’être capable à la fois de pouvoir te remettre en question mais aussi d’avoir suffisamment confiance en toi, pour ne pas pleurer à chaque instant.
Réserve ta séance de Business Checkup
Pour un accompagnement entrepreneurial rapide et ciblé.
- Analyse de la situation et des problématiques actuelles
- Session de conseil personnalisé d’1H30
- Récapitulatif écrit des recommandations à entreprendre (1 à 3) par mail 48h après la séance (avec éventuellement des exercices à réaliser ou une fiche thématique pour t’éclairer sur un sujet particulier )
1H30 – 175 € TTC
Je réserve mon accompagnementLes personnes à l’aise avec la responsabilité (la vraie, pas celle qu’on affiche en bio bullshit sur linkedin)
Tout le monde n’est pas fait pour entreprendre, car être responsable, ce n’est pas seulement décider.
C’est aussi assumer quand ça ne fonctionne pas.
- un choix stratégique moyen
- une offre mal positionnée
- un client perdu
Il n’y a pas de transfert possible. Certaines personnes vivent très bien cette responsabilité directe, quand d’autres la trouvent lourde au quotidien.
Les personnes capables de gérer l’incertitude sans paniquer à chaque virage
Tu ne maîtrises pas tout.
Ni tes résultats immédiats, ni les réactions du marché, ni la vitesse à laquelle ça va évoluer.
Certaines personnes avancent malgré ce flou. D’autres restent bloquées tant que tout n’est pas sécurisé. Or l’entrepreneuriat ne garantit jamais un terrain 100 % sécurisé.
Les personnes qui ne prennent pas tout personnellement
Tout le monde n’est pas fait pour entreprendr, car dans la vie de ton business, tu vas recevoir :
- des refus
- des silences
- des “non”
- parfois (souvent) même des critiques de tes clients mais également de tes proches qui remettront souvent en question “ton truc” “ton machin”
Si chaque retour devient une remise en question globale de ta valeur, ça devient vite épuisant. Les profils qui tiennent arrivent à faire une distinction simple : ce qui relève de leur stratégie… et ce qui relève de leur identité.
Les personnes capables de continuer sans excitation constante
Il y a des moments stimulants. Et il y a tout le reste.
- les tâches répétitives
- les phases plus lentes
- les périodes où rien ne bouge vraiment
Si tu as besoin d’être constamment motivé·e pour avancer, ça risque de coincer. Parce que la réalité, c’est qu’une grande partie du travail se fait… sans euphorie.
Les personnes capables de poser des limites (aux autres… et surtout à elles-mêmes)
C’est un sujet qu’on sous-estime énormément au départ. Parce que quand tu entreprends, il n’y a plus vraiment de séparation claire entre le pro et le perso. Tout s’entremêle très vite.
Ton business vit avec toi : dans ta tête, dans ton agenda, dans ton énergie.
Et si tu ne poses pas de limites, ça déborde.
- tu travailles plus que prévu
- tu penses au boulot en permanence
- tu acceptes trop de choses
- tu culpabilises dès que tu ralentis
Et ça ne vient pas uniquement du travail. Il y a aussi toute la charge mentale personnelle, souvent invisible :
- les responsabilités du quotidien
- les proches
- les obligations
- les imprévus
Tout ça continue d’exister… pendant que tu essaies de construire ton activité.
Et sans cadre, ça devient vite ingérable. Tout le monde n’est pas fait pour entreprendre, car les personnes qui tiennent dans la durée ne sont pas celles qui travaillent le plus (bien au contraire). Ce sont celles qui savent où s’arrêter, car elles posent des limites avec leurs client·es, leurs proches ET avec elles-mêmes
Elles savent dire non, ralentir sans paniquer, et s’arrêter avant d’exploser.
Et ça demande une vraie posture, parce que personne ne va le faire à ta place.
Les personnes qui ont travaillé leur rapport au contrôle (et qui savent lâcher, un minimum)
L’entrepreneuriat attire beaucoup de profils qui aiment maîtriser. Et au début, ça aide car tu fais tout, tu contrôles tout, tu avances vite.
Sauf que… à un moment, ça se retourne contre toi.
Parce que ton business grandit, et toi, tu restes bloqué·e dans un mode “je dois tout gérer”.
- tu vérifies tout
- tu n’oses pas déléguer
- ou tu t’épuises sur des détails
Et là, ça devient un vrai problème. Le contrôle devient une illusion de sécurité… qui te ralentit.
Les personnes qui tiennent sur la durée ont compris un truc simple : tu ne peux pas tout faire, tout le temps, parfaitement. Et surtout, tu n’es pas censé·e le faire.
Elles travaillent leur rapport au contrôle, elles :
- acceptent que tout ne soit pas parfait
- délèguent progressivement
- font confiance (même si ça gratte un peu au début)
- lâchent sur ce qui n’est pas stratégique
Et surtout, elles arrêtent de confondre “qualité” et “hyper-contrôle”.
Parce que sinon, le risque est simple : tu deviens le goulot d’étranglement de ton propre business. Et ça, c’est le meilleur moyen de plafonner… ou de finir en PLS.
Que se passe-t-il quand on entreprend sans être prêt·e ?
Une charge mentale qui explose (et qui ne prévient pas)
Quand tu te lances sans être prêt·e, ce n’est pas juste “un peu compliqué”. C’est souvent un empilement.
Tu dois gérer ton activité, tes clients, ton organisation, tes doutes, tes finances… tout ça en même temps, sans forcément avoir les outils pour le faire.
Résultat, ton cerveau ne coupe jamais vraiment.
Tu penses à ton business le matin, le soir, parfois même au milieu de la nuit. Et ce n’est absolument plus de la passion, c’est juste que tu n’arrives plus à décrocher. La fameuse “liberté” commence à ressembler à un open space dans ta tête.
Une pression financière bien plus concrète que prévu
Au début, beaucoup de personnes sous-estiment ce point.
Elles imaginent une montée progressive, un peu linéaire, avec des revenus qui suivent les efforts. Dans la réalité, c’est rarement aussi propre.
Tu peux :
- travailler beaucoup sans rentrer d’argent immédiatement
avoir des mois très irréguliers - devoir investir alors que tu n’as pas encore de rentabilité
Et très vite, une pression s’installe.
- payer ton loyer
- couvrir tes charges
- continuer à investir
Et là, ton rapport au business change. Tu ne prends plus des décisions stratégiques, tu prends des décisions sous tension, pour survivre.
Une perte de confiance progressive (et parfois brutale)
Quand les résultats ne sont pas à la hauteur de ce que tu avais imaginé, le doute s’installe.
Au début, c’est léger. Puis ça devient plus présent.
Et à force, ça peut basculer dans une remise en question globale :
- “est-ce que je suis vraiment capable ?”
- “est-ce que je me suis trompé·e ?”
- ou “est-ce que je suis légitime ?”
Et tu peux nous croire, le problème, ce n’est pas le doute hein, car le doute fait partie du jeu.
Le problème, c’est quand tu n’as pas les ressources pour le gérer. Parce que là, chaque difficulté devient une preuve que “ça ne marche pas”.
Une désorganisation chronique (et beaucoup de frustration)
Quand tu n’as pas posé de cadre clair dès le départ, tout devient plus compliqué.
Tu avances un peu au hasard :
- tu changes d’idée régulièrement
- tu testes sans vraiment analyser
- tu accumules sans structurer
Et au bout d’un moment, tu travailles beaucoup… sans comprendre pourquoi ça n’avance pas. C’est frustrant, et surtout, c’est épuisant. Parce que tu fournis de l’effort, mais tu n’as pas le retour que tu attends.
Une amplification de ce qui est déjà fragile
C’est probablement le point le plus important de notre thèse du jour sur pourquoi tout le monde n’est pas fait pour entreprendre. L’entrepreneuriat ne crée pas tes fragilités. Il les révèle.
Si tu es déjà :
- fatigué·e
- anxieux·se
- désorganisé·e
- en perte de repères
Tout ça ne disparaît pas quand tu lances ton activité. Ça prend de la place, beaucoup plus de place. Et dans certains cas, ça peut mener à :
- un épuisement plus rapide
- une perte de repères encore plus forte
- voire un nouveau burn-out
Une forme de désillusion (et là, ça pique un peu)
Il y a un moment où l’image que tu avais de l’entrepreneuriat se confronte à la réalité.
Et ce moment-là est rarement agréable.
Tu te rends compte que :
- ce n’est pas aussi fluide que prévu
- ce n’est pas aussi rapide que ce qu’on t’avait vendu
- ce n’est pas aussi “libre” que tu l’imaginais
Et là, deux options.
Soit tu ajustes. Soit tu t’accroches à une vision qui ne correspond pas à ce que tu vis. Et c’est souvent là que ça devient vraiment difficile. (Bon il y a l’option de tout plaquer et d’hiberner dans un monastère mais on a préféré ne pas le mentionner)
Entreprendre n’est pas obligatoire (et ça va te faire du bien de l’entendre)
Non, tu n’es pas obligé·e de devenir entrepreneur·e pour réussir ta vie
On va dire un truc simple, mais visiblement nécessaire. Tout le monde n’est pas fait pour entreprendre, et tu peux très bien construire une vie qui te plaît sans monter une boîte.
Oui, vraiment.
Tu peux :
- aimer ton travail
- évoluer dans un cadre salarié
- avoir un équilibre qui te convient
- gagner ta vie correctement
- ne pas passer tes soirées à réfléchir à ta stratégie de contenu
Et non, ça ne fait pas de toi quelqu’un de moins ambitieux, de moins libre ou de moins intéressant·e. C’est juste un autre modèle. Mais comme il est moins bruyant sur les réseaux, on finit par croire qu’il vaut moins.
L’entrepreneuriat n’est pas un niveau supérieur dans la hiérarchie de la vie
Il y a une espèce de classement implicite qui s’est installé.
En haut : les entrepreneur·es.
En dessous : le reste du monde.
Avec cette idée sous-jacente que si tu n’entreprends pas, tu n’as pas encore “compris”.
C’est faux, et un peu ridicule, soyons honnêtes.
L’entrepreneuriat, n’est pas une évolution naturelle de carrière, ni un passage obligé, ni une preuve d’intelligence ou de courage.
C’est un choix. Un choix qui convient à certaines personnes, pas à toutes.
Vouloir un cadre, de la stabilité ou moins de pression, ce n’est pas un problème
À force d’entendre qu’il faut “sortir de sa zone de confort”, on finit par croire que vouloir un peu de stabilité, serait un aveu de faiblesse.
Alors que non.
Certaines personnes fonctionnent mieux avec :
- un cadre clair
- des horaires définis
- une sécurité financière
- une séparation nette entre travail et vie perso
Et ce n’est pas parce que c’est moins spectaculaire que c’est moins valable. Tout le monde n’a pas envie de jouer avec son niveau de stress comme un jeu minecraft…
Le bon choix, ce n’est pas le plus hype, c’est celui qui te correspond
C’est probablement le point le plus simple… et le moins respecté.
Aujourd’hui, beaucoup de décisions sont prises en réaction :
- à ce qu’on voit sur les réseaux
- à ce qu’on entend autour de soi
à ce qui “marche” chez les autres
Sauf que ce qui fonctionne pour quelqu’un d’autre ne dit rien de ce qui est adapté pour toi.
Tu peux être très bon·ne dans un environnement… et complètement à côté de la plaque dans un autre. Et il n’y a rien de plus fatigant que d’essayer de rentrer dans un modèle qui ne te correspond pas : tout le monde n’est pas fait pour entreprendre et c’est normal voire rassurant hein. On a besoin de personnes dans le salariat comme on a besoin de personnes dans l’entrepreneuriat .
Accepter que ce n’est pas pour toi, c’est souvent plus difficile que de se lancer
Se lancer, c’est valorisé. Ça coche toutes les cases : courage, ambition, passage à l’action.
Dire “ce n’est pas pour moi ” ou que “tout le monde n’est pas fait pour entreprendre”, en revanche, ça demande autre chose.
Ça demande :
- de la lucidité
- un peu d’humilité
- et surtout, de résister à la pression ambiante
Parce que tu vas forcément entendre :
- “Tu devrais essayer”
- “Mais tu verras, ça va te plaire, j’ai un pote qui a ouvert son coffe shop à Paname ça marche vachement”
- “Tu te limites tout seul / toute seule”
Alors que parfois, tu ne te limites pas, tu te connais. Et ça, c’est beaucoup plus utile que de suivre une tendance douteuse.
Tout le monde n’est pas fait pour entreprendre : et si on arrêtait de forcer ?
On ne va pas refaire tout ce qu’on vient de dire.
Mais il y a un truc qu’on peut poser clairement. Aujourd’hui, on pousse beaucoup de monde vers l’entrepreneuriat sans vraiment se poser la bonne question : est-ce que c’est adapté à la personne, à son moment de vie, à sa structure mentale, à ses ressources ?
Parce que derrière les discours inspirants, il y a une réalité beaucoup plus simple : Tout le monde n’est pas fait pour entreprendre, et ce n’est PAS un problème.
Le vrai sujet, ce n’est pas de savoir si tu peux entreprendre. Dans l’absolu, beaucoup de personnes peuvent apprendre.
Le vrai sujet, c’est de savoir si c’est pertinent pour toi. Est-ce que :
- ça correspond à ton fonctionnement ?
- ça s’intègre dans ta vie au niveau financier et émotionnel ?
- tu es prêt·e à gérer ce que ça implique, vraiment ?
Parce que se lancer pour suivre un mouvement, pour répondre à une injonction ou pour fuir une situation, ça ne tient pas longtemps. Et surtout, cela peut coûter cher. En énergie, en confiance, parfois en argent.
👉 Tout le monde n’est pas fait pour entreprendre, mais surtout, tout le monde n’est pas obligé de s’y forcer. Et c’est peut-être ça, le point le plus important. Arrêter de voir l’entrepreneuriat comme une finalité. Commencer à le voir comme une option, une option parmi d’autres.
Prêt·e à passer à l’étape suivante ?
Réserve ton appel découverte !
- Tu réserves ton appel en ligne (Calendly), en répondant à quelques questions.
- Tu nous exposes ta situation, tes attentes ; on t’explique notre approche.
- On vérifie que le “match” est bon entre nous. (C’est important si on veut bien travailler ensemble !)
- Si tout est ok, on planifie la première séance.
Pour aller plus loin sur pourquoi tout le monde n’est pas fait pour entreprendre.
Si tu veux creuser un peu le sujet et sortir des discours “l’entrepreneuriat va sauver ta vie”, voilà quelques ressources solides. Pas pour te motiver à tout quitter demain matin, mais pour comprendre un peu mieux ce que ça implique vraiment et pourquoi tout le monde n’est pas fait pour entreprendre, et que c’est parfaitement OK aussi.
TED Talk — “Why you should define your fears instead of your goals” – Tim Ferriss
Un talk qui change du classique “fixe tes objectifs et fonce”. Ici, on parle surtout de peur, de prise de décision et de lucidité. C’est particulièrement utile si tu hésites à entreprendre et que tu ne sais pas si tu avances par envie… ou par fuite.
TED Talk — “How to stop screwing yourself over” – Mel Robbins
Un talk assez frontal sur l’auto-sabotage. Ça ne caresse pas dans le sens du poil, mais ça met en lumière un point essentiel : ce qui bloque n’est pas toujours extérieur. Intéressant avant de se lancer dans un projet aussi exigeant que l’entrepreneuriat.
TED Talk — “The career advice you probably didn’t get” – Susan Colantuono
Un talk plus posé, mais très pertinent. Il remet un peu de structure dans la manière de penser sa carrière. Ça change des discours “passion = solution à tout” et ça permet de prendre des décisions un peu plus réfléchies.
Podcast — Génération Do It Yourself (Matthieu Stefani)
Un podcast où des entrepreneur·es racontent leur parcours, sans trop lisser les choses. On y trouve des réussites, mais aussi des détours, des erreurs et des moments de doute. Ça remet un peu de réalité derrière les success stories.
Podcast — The Diary of a CEO (Steven Bartlett)
Un podcast très connu, avec des invité·es varié·es. Certaines interviews sont inspirantes, d’autres beaucoup plus nuancées sur la réalité du business. À écouter avec un minimum d’esprit critique, mais intéressant pour comprendre l’envers du décor et surtout pourquoi tout le monde n’est pas fait pour entreprendre.