Entrepreneur introverti : comment entreprendre sans s’épuiser : L’article en bref
- Entreprendre quand on est introverti·e : un vécu à contre-courant : Retour d’expérience personnel sur l’introversion dans entrepreneuriat, la gestion de l’énergie sociale, la difficulté de l’exposition en ligne et le paradoxe entre aimer entreprendre et détester se montrer.
- Les mythes du business qui plombent les entrepreneur·es introverti·es : Déconstruction des fausses croyances autour de l’introversion : vente, visibilité, leadership, présence en ligne et performance, pour montrer que l’introversion n’est ni un défaut ni un frein à la réussite.
- Entreprendre en tant qu’introverti·e : le décalage invisible : Analyse des frottements concrets vécus au quotidien : réseaux sociaux énergivores, solitude entrepreneuriale, prise de décision plus lente, fatigue mentale discrète et décalage identitaire.
- Construire un business aligné avec son introversion : Pistes pour créer une activité respectueuse de son rythme, de sa batterie sociale et de sa personnalité, en sortant des “il faut” du marketing classique et en choisissant des formats adaptés.
- Entrepreneur·e introverti·e : stratégies concrètes pour durer et kiffer : Mini guide express pour préserver son énergie, limiter la surcharge sociale, automatiser intelligemment, poser des limites et continuer à développer son business sans s’épuiser.
- Pour aller plus loin sur les entrepreneur·es introverti·es : : Sélection ciblée de contenus, outils et inspirations pour approfondir l’introversion, l’entrepreneuriat aligné et la construction d’un business soutenable sur le long terme.
Hello, j’espère que tu vas bien. Aujourd’hui, c’est Nora au clavier pour un article un peu spécial : l’introversion et l’entrepreneuriat et plus spécifiquement, comment transformer son introversion en force, quand on est entrepreneur·e introverti·e. Alors, si tu es du genre à préférer une soirée tranquille sous un plaid plutôt qu’un afterwork blindé, et que tu t’es déjà posé·e les questions suivantes : “Je suis introvertie, est-ce que l’entrepreneuriat est fait pour moi ?”, “Comment entreprendre sans être extravertie / vendeuse / visible ?”, “Pourquoi je me sens à contre-courant du marketing classique ?”,“Est-ce que mon introversion peut devenir un avantage ? », tu risques de te reconnaître ici.
Parce que soyons honnêtes, on vante souvent la visibilité, la communication, la création de contenu, mais on parle peu de ce que ça demande réellement quand on recharge ses batteries en solitaire.
Entreprendre quand on est introverti : mon expérience perso
Et crois-moi je sais de quoi je parle parce que je pense qu’on ne peut pas faire plus introvertie que moi. Si je pouvais me marier avec moi-même, je le ferais sans hésiter. J’adore être seule pour me recentrer. Je suis même désagréable quand je n’ai pas ces moments rien qu’à moi dans ma journée.
Tu vois le genre de personne qui jubile quand une sortie est annulée à la dernière minute ? C’est moi. Ou celle qui planifie à l’avance combien de fois elle va voir ses ami·es dans la semaine pour ne pas “s’épuiser socialement” ? Encore moi. Ou celle qui a vécu sa best life pendant le confinement parce qu’elle a pu se recentrer sur elle-même? Ouais encore Bibi.
Si dans la vraie vie, ça passe, même si je passe pour une nana un peu space pour certaines personnes, quand on se lance dans l’entrepreneuriat, les choses se compliquent. Bah ouais, même si tu es un·e entrepreneur·e introverti·e tu te dois d’être présent·e, visible, actif·ve sur les réseaux… autrement dit, exactement ce qui vide notre batterie sociale.
Avant d’entreprendre, j’étais totalement hors du game : pas de compte Insta, et encore moins Tiktok Et du jour au lendemain, on m’a dit : “Il faut poster, faire des stories, créer du lien avec ta communauté.”
Spoiler : c’est un enfer pour une personne comme moi.
Mais alors comment faire quand on aime entreprendre, mais qu’on déteste s’exposer ? C’est ton jour de chance, car c’est exactement ce qu’on va faire dans cet article spécial entrepreneur·e introverti·e.
Les fausses injonctions du business pour les introverties
Être introverti, c’est pas être asocial·e (promis)
On confond souvent introversion et timidité. Pourtant, ce n’est pas du tout la même chose. La timidité, c’est la peur du regard des autres. L’introversion, c’est simplement le besoin de se retrouver seul·e pour recharger ses batteries.
Moi, par exemple, j’aime les gens. Bon ok, ça dépend j’avoue. Je les aime bien (certains) mais juste à petites doses.
Je ne fuis pas les interactions, j’ai juste besoin de silence après. Une soirée avec du monde, c’est très cool, mais le lendemain, je rêve d’un dimanche en pyjama sans personne autour.
Et sur les réseaux, c’est pareil. On croit souvent que pour “réussir”, il faut être visible, bruyant·e, extraverti·e. Comme si le volume sonore définissait la valeur de ce qu’on partage. En réalité, les entrepreneur·es introverti·es ont souvent d’autres forces : l’écoute, la profondeur, la cohérence, la sincérité.
L’introversion, ce n’est pas un défaut, c’est une autre manière d’être au monde. Et dans l’entrepreneuriat, c’est même un plus, parce qu’on observe plus, on ressent mieux, on crée avec intention.
Les introverti·es ne sont pas fait·es pour vendre
Celle-là, elle fait des dégâts. On sous-entend souvent que pour vendre, il faut aimer convaincre, parler vite, être à l’aise à l’oral, gérer l’impro, closer avec assurance. Bref : être extraverti·e.
Spoiler : c’est faux.
Vendre, ce n’est pas écraser l’autre avec son énergie ou son bagout. Vendre, c’est comprendre un besoin, écouter vraiment, reformuler avec justesse et proposer une solution claire. Et ça, les entrepreneur·es introverti·es savent très bien le faire.
Souvent même mieux, parce qu’ils·elles prennent le temps, posent les bonnes questions et ne cherchent pas à vendre à tout prix.
Le problème, ce n’est pas ton introversion. Le problème, c’est une vision caricaturale de la vente, basée sur la performance plutôt que sur la relation.
Si tu ne parles pas fort, personne ne t’écoutera
Dans le business, on glorifie souvent celles et ceux qui prennent toute la place. Ceux qui s’expriment vite, fort, souvent. Comme si être audible passait forcément par être bruyant·e. Résultat : quand tu es introverti·e, tu peux vite te sentir invisible ou illégitime.
Sauf que l’impact ne dépend pas du volume sonore. Il dépend de la clarté, de la cohérence et de la justesse du message.Beaucoup de personnes écoutent davantage celles et ceux qui parlent moins, mais mieux. Qui choisissent leurs mots. Qui ne remplissent pas le silence à tout prix. Dans un monde saturé de contenus et de discours, la retenue et la précision sont devenues des forces, pas des faiblesses.
Pour réussir, il faut être partout et tout le temps
C’est l’une des injonctions les plus épuisantes pour les entrepreneur·es introverti·es : être présent·e sur tous les réseaux, répondre vite, poster souvent, interagir en continu, comme si l’omniprésence était la seule preuve de sérieux ou de professionnalisme.
Sauf que cette injonction ignore complètement une réalité simple : tout le monde n’a pas la même énergie sociale.
Pour un·e introverti·e, être “partout” peut vite devenir un gouffre énergétique, qui finit par dégoûter de son propre business. La constance n’a rien à voir avec la sur-exposition. On peut être visible sans être envahissant·e, présent·e sans être épuisé·e, et crédible sans se montrer en permanence.
Être introverti·e, c’est manquer de leadership dans le business
Le leadership, dans l’imaginaire collectif, c’est souvent quelqu’un qui motive les foules, qui prend la parole sans trembler, qui impose sa vision. Encore une fois : un modèle très extraverti.
Et donc, par extension, on fait croire que les introverti·es ne seraient pas “fait·es” pour diriger, inspirer ou guider.
En réalité, il existe d’autres formes de leadership : des leaderships plus calmes, plus discrets, plus ancrés, un leadership basé sur l’exemplarité, la réflexion, la capacité à créer un cadre sécurisant, un leadership qui n’a pas besoin de dominer pour exister.
Beaucoup d’entrepreneur·es introverti·es inspirent profondément, justement parce qu’ils·elles ne cherchent pas à briller, mais à être justes.
Ton introversion est un problème à corriger
C’est peut-être l’injonction la plus pernicieuse de toutes. Celle qui te fait croire que ton introversion est un frein, un handicap, quelque chose à lisser, à dépasser, à “travailler”. Comme si la réussite passait forcément par une transformation de ta personnalité. Mais ton introversion n’est pas un problème, mais une donnée de départ. Et ton business n’a pas à te demander de devenir quelqu’un d’autre pour fonctionner.
Le vrai enjeu, ce n’est pas de te corriger, mais de construire un business qui s’appuie sur qui tu es réellement, ton énergie, parce qu’un business qui te demande de te renier finit toujours par te coûter trop cher.
Entreprendre quand on est introverti : un vrai décalage
Entrepreneur introverti : les réseaux sociaux, ou la paralysie du sommeil à son paroxysme
Si tu es un·e entrepreneur·e introverti·e, les réseaux peuvent vite ressembler à un open space sans bouton “mute”. On te répète qu’il faut être partout, tout le temps. Poster, liker, commenter, montrer ta tête, répondre aux DM, faire des stories… et surtout le faire avec le sourire.
Spoiler : non.
Avant Smooth ta boîte, j’étais ce qu’on pourrait appeler une fantôme du web. Un vieux compte Facebook de 2011, zéro Instagram, aucune envie de partager ma vie au monde. Quand je voyais des gens photographier leur plat au resto, j’étais du genre à lever les yeux au ciel, en mode “tu peux pas savourer l’instant présent?”
Et pourtant, en lançant mon activité, j’ai découvert cette religion de la visibilité permanente. Il faut tout montrer, tout le temps, mais merde j’ai pas envie.
Idem, sur les réseaux, chaque interaction coûte de l’énergie : Une story, un commentaire, une réponse à un message privé : tout ça pompe dans ta batterie sociale. Et quand ta jauge se vide vite, tu finis rincé·e avant même d’avoir publié ton post du jour.
On parle beaucoup du “burn-out entrepreneurial”. Mais il existe aussi un “burn-out social” dont on parle moins. Celui qui te donne envie de disparaître d’Internet pendant trois semaines après avoir tenu une semaine de stories.
Alors non, tu n’es pas “mauvais·e en communication”. Tu es juste humain·e, avec une dose d’énergie limitée. Et c’est parfaitement ok.
Travailler seul·e : à la fois refuge et piège pour les introverti·es
Beaucoup d’entrepreneur·es introverti·es aiment travailler seul·es : le calme, la concentration, l’autonomie. Sur le papier, c’est idéal. Mais dans la réalité, cette solitude peut vite devenir ambiguë.
D’un côté, elle te protège de la sur-stimulation, de l’autre, elle peut t’isoler, te faire douter en silence, te coincer dans ta tête sans contrepoint extérieur.
Entreprendre en étant introverti·e, c’est souvent naviguer entre ces deux pôles : le besoin de solitude pour créer… et le besoin de lien pour ne pas t’enfermer.
Quand la prise de décision te demande plus de temps (et que ça culpabilise)
Les entrepreneur·es introverti·es ont souvent besoin de temps pour réfléchir, digérer une information, sentir si une décision est juste. Pas parce qu’ils·elles doutent plus que les autres, mais parce qu’ils·elles traitent l’information en profondeur.
Dans un monde entrepreneurial qui valorise la rapidité, le passage à l’action immédiat et les décisions “au feeling”, ce besoin de temps peut être vécu comme un handicap. Alors que c’est souvent l’inverse : tu décides moins vite, mais plus juste. Et surtout, plus aligné·e avec toi.
Entreprendre quand on est introverti·e : l’épuisement invisible
Le décalage le plus dur à nommer, c’est peut-être celui-là : l’épuisement qui ne se voit pas : pas le burn-out classique, spectaculaire, évident. Mais une fatigue diffuse, qui s’installe doucement. Une lassitude face à certaines tâches pourtant “normales” en business.
Tu continues, tu avances, tu fais ce qu’il faut… mais intérieurement, quelque chose se contracte. Parce que tu donnes plus d’énergie sociale, mentale ou émotionnelle que ce que ton système peut encaisser sur la durée.
Et comme cet épuisement est discret, tu le minimises, jusqu’à ce que ton corps, lui, ne négocie plus.
Le décalage entre qui tu es et l’entrepreneur·e que tu crois devoir être
À force d’observer d’autres entrepreneur·es, plus visibles, plus expansifs, plus à l’aise dans l’exposition, tu peux finir par croire qu’il existe une “bonne” manière d’entreprendre… et qu’elle ne te ressemble pas.
Alors tu ajustes, tu t’adaptes, et tu forces un peu.
Mais ce décalage-là, même subtil, finit toujours par se payer. Entreprendre en tant qu’introverti·e demande un vrai travail de lucidité : reconnaître que ton business ne pourra jamais fonctionner durablement si tu construis une posture qui n’est pas la tienne.
Créer un business aligné avec son introversion
Quand tu es un·e entrepreneur·e introverti·e , les conseils des “experts Insta” peuvent vite donner des boutons : “il faut poster tous les jours”, “il faut répondre à tout le monde”, “il faut montrer ta tête sinon personne ne te fait confiance”. Stop. On peut réussir autrement. La clé, c’est de trouver un rythme et une présence qui respectent ton énergie, et surtout, ta façon d’être.
Arrêter de suivre les “il faut”
Non, tu n’as pas besoin de publier sept fois par semaine sur les réseaux sociaux pour être légitime. Non, tu n’es pas obligé·e de parler h24 de ta vie privée pour “créer du lien”. Etre visible ne veut pas dire être transparent·e. Tu peux être présente sans tout exposer. Tu n’as pas à inviter Internet dans ton salon pour être crédible. Si tu veux filmer une balade, ton bureau, un coucher de soleil, fais-le. Si tu ne veux pas parler de ta rupture ou de ton burnout, n’en parle pas. L’authenticité, c’est choisir ce que tu montres, pas tout montrer.
Tu peux être régulier·e à ta manière, sur ton propre tempo. Personnellement, j’ai arrêté de publier pour faire plaisir à l’algorithme. Je poste quand j’ai quelque chose à dire, pas pour cocher une case. Et devine quoi ? Les gens s’en rendent compte. Quand ton contenu part d’un vrai élan, même rare, il sonne juste.
Identifier ton énergie sociale
Les réseaux et les appels prospects, c’est comme une salle pleine de monde : il y a des jours où tu t’y sens bien, d’autres où t’as juste envie de rentrer chez toi. C’est ta batterie sociale. Apprendre à l’écouter, c’est essentiel. Repère les moments où tu te sens plein·e d’énergie et profites-en pour créer, interagir, et planifier tes appels. Et quand la jauge descend, ne te force pas. Rien de pire de se forcer à bout de souffle : ça se sent et ça ne t’apporte rien. Typiquement dans mon cas je limite mon nombre d’appels client · es par jour et par semaine pour ne pas étouffer.
Crée un business aligné, durable et épanouissant
Télécharge «Le Guide du Slowpreneuriat » et profite de conseils pratiques pour instaurer un équilibre durable entre ta vie pro et ta vie perso.
Cliquer ici pour y accéderCréer un cadre clair pour protéger ton énergie (et arrêter de t’épuiser en silence)
Quand on est entrepreneur·e introverti·e, le vrai piège, ce n’est pas le travail, c’est l’accès permanent aux autres.
Messages à toute heure, demandes floues, clients qui débordent du cadre “sans vraiment s’en rendre compte”… et toi qui encaisses, qui réponds, qui t’adaptes, jusqu’à te sentir vidé·e sans trop savoir pourquoi.
Créer un business aligné avec ton introversion, c’est aussi poser un cadre clair. Pas pour être rigide ou froid·e, mais pour te protéger.
Un cadre, c’est ce qui définit :
- quand et comment on peut te contacter,
- ce que tu acceptes (et ce que tu n’acceptes pas),
- ta manière de travailler, ton rythme, tes limites.
Plus ton cadre est flou, plus tu dépenses de l’énergie à t’ajuster en permanence. À l’inverse, un cadre clair te permet de respirer : tu n’as plus besoin de te justifier, de t’expliquer ou de rattraper les débordements après coup.
Et contrairement à ce qu’on croit, poser un cadre ne fait pas fuir les “bons” clients. Au contraire : ça rassure. Ça montre que tu sais comment tu fonctionnes, que tu es solide dans ta posture, et que tu respectes ton énergie autant que celle des autres.
Un business aligné avec ton introversion, ce n’est pas un business où tu t’adaptes sans cesse. C’est un business qui te ressemble suffisamment pour ne pas te coûter plus qu’il ne t’apporte.
Choisir des relations client compatibles avec ton énergie d’introverti·e
On parle souvent de visibilité, rarement de ce qui se passe après la vente.
Pourtant, quand on est introverti·e, la relation client est l’un des plus gros postes de dépense énergétique.
Les échanges incessants, les visios à répétition, les messages émotionnellement chargés, les demandes “juste une petite question”… tout ça peut devenir très lourd si ce n’est pas pensé en amont.
Créer un business aligné avec son introversion, c’est aussi choisir comment tu accompagnes, pas seulement qui tu accompagnes. Tu n’es pas obligé·e de tout faire en visio si l’oral t’épuise. Tu n’es pas obligé·e d’être disponible en temps réel si ça te met sous pression. Et tu n’es pas obligé·e d’avoir dix client·es en même temps si tu fonctionnes mieux en profondeur.
Beaucoup d’entrepreneur·es introverti·es s’épanouissent davantage avec :
- des formats plus cadrés,
- de l’asynchrone (écrit, audio),
- moins de client·es, mais mieux choisis,
- des échanges plus qualitatifs, moins dispersés.
Ce n’est pas un manque d’ambition., c’est une stratégie alignée. Ton business n’a pas à te mettre en surcharge relationnelle pour être viable. Au contraire : plus ta relation client respecte ton énergie, plus tu es présent·e, juste et engagé·e… et plus ton accompagnement gagne en qualité
Choisir tes réseaux (et pas l’inverse)
En tant qu’entrepreneur·e introverti·e avant de te lancer partout, tu dois te deux questions simples :
1️⃣ Où se trouve ton ou ta cliente idéale ?
2️⃣ Où est-ce que toi, tu te sens bien ?
Parce qu’aller sur un réseau où ton audience n’est pas là, c’est comme faire un super discours dans une salle vide. Et à l’inverse, être sur une plateforme qui t’épuise, c’est la garantie du burn-out social.
Si tu es plus à l’aise à l’écrit, mise sur une newsletter ou un blog : tu peux partager tes idées en profondeur, à ton rythme, sans t’exposer en continu. Si tu préfères parler sans forcément montrer ton visage, le podcast est une belle option : tu transmets beaucoup d’authenticité juste avec la voix. Et si tu aimes la vidéo, les Reels ou TikTok peuvent devenir ton terrain de jeu à condition de doser ton exposition. SI tu préfères tout ce qui est visuel Insta ou Pinterest sont des bonnes options pour toi. Mention spéciale à Pinterest qui te permet une visibilité dans la durée.
Et surtout, rappelle-toi que tu n’as pas à tout montrer. On ne te demande pas un vlog sur ta salle de bain, ni de filmer ta tête au réveil. Tu choisis ce que tu veux partager. Si tu préfères filmer à l’extérieur, ou montrer ton bureau sans qu’on voie ton visage, c’est parfait. La transparence forcée n’est pas de l’authenticité, c’est juste de l’épuisement déguisé.
Trouver ton rythme, c’est comprendre que la cohérence vaut mille fois plus que la performance.
Oser la lenteur et l’authenticité
Dans un monde où tout le monde scroll plus vite que son ombre, être un·e entrepreneur·e introverti·e et oser ralentir relève presque de la rébellion. Et pourtant, c’est peut-être la meilleure stratégie que tu puisses adopter. Quand tu es introverti·e, ton énergie se recharge dans le calme. Ce n’est pas de la paresse, c’est de l’hygiène mentale. Alors pourquoi vouloir courir après le rythme imposé par des gens qui ne te ressemblent pas ?
Sur les réseaux, on glorifie la productivité visible : plus tu postes, plus tu existes. Mais la vérité, c’est qu’on peut être très actif·ve sans rien montrer. Travailler sur une offre, écrire un article, réfléchir à ta stratégie… tout ça, c’est du travail, même si ce n’est pas instagrammable. Ce n’est pas parce que tu ne montres pas tout que tu ne fais rien. Tu as le droit de garder une part de ta vie pour toi.
Ralentir, c’est aussi oser remettre de la sincérité dans tes contenus. Tu n’as pas besoin d’avoir toujours une punchline ou une photo “parfaite”. Tu peux juste être vrai·e. Parfois, une phrase écrite avec le cœur vaut mille carrousels léchés. Le public sent la différence entre quelqu’un qui joue un rôle et quelqu’un qui partage vraiment. C’est là que se trouve ta force.
Assumer ta lenteur, c’est aussi accepter de construire sur le long terme. Un contenu réfléchi qui reste utile dans six mois aura toujours plus de valeur qu’un post qui buzze trois heures.
Entrepreneur introverti : Mes 6 tips ultimes pour survivre (et kiffer quand même)
Etre unà l’ère d’Instagram, c’est un peu comme essayer de méditer dans un stade en plein concert de Beyoncé : bruyant, intense, et parfois franchement épuisant. Pourtant, il y a moyen de s’en sortir sans y laisser sa santé mentale (ni ton envie d’entreprendre). Et comme je suis introvertie mais plutot sympathique (de temps à autre), j’ai choisi de partager avec toi 6 astuces qui m’aident à ne pas péter un cable sur les réseaux.
1. Planifie tes pauses comme des rendez-vous non négociables.
Tu planifies tes appels clients ? Parfait. Fais pareil avec tes moments off. Coupe les notifs, déconnecte, et autorise-toi à ne rien poster pendant un ou deux jours. Le monde ne va pas s’écrouler. Mieux : tu reviens avec de vraies idées, pas juste un “bon, faut que je poste un truc”.
2. Garde une “safe place”.
Quand tout devient trop bruyant, va là où tu respires, où tu prends du plaisir. Pour moi, c’est Pinterest, le sport, la lecture et l’écriture : des espaces sans sursollicitation, sans likes, sans course à l’attention et aussi parce que l’écriture c’est mon premier amour. Être un·e entrepreneur·e introverti·e signifie que tu dois trouver ton refuge à toi, que ce soit un tableau secret, de la poterie, du lancer de hâches, un dossier d’inspiration ou ton blog. L’idée, c’est de te reconnecter à ta créativité, sans le regard des autres.
3. Automatiser sans culpabiliser.
Non, utiliser un outil de planification ne fait pas de toi une machine sans âme, au contraire. Programmer tes publications, c’est te libérer du stress du “je dois poster là, maintenant”. Parce que c’est trop chiant de publier manuellement ces publications quoi. C’est une façon de préserver ton énergie et d’éviter les montagnes russes émotionnelles du “je poste / j’attends / personne ne like”.
4. Crée en lot quand t’as de l’énergie.
Chez Smooth ta Boîte, on procède toujours de la même manière avec les entrepreneur · es introverti ·es que l’on accompagne : on cartographie l’énergie.
Cartographier l’énergie, ça veut simplement dire identifier ses pics d’énergie sur plusieurs semaines et également comprendre de quel énergie il s’agit : sociale, créative, administrative, etc pour créer aux bons moments pour soi, et c’est une démarche éminemment personnelle.
Typiquement, cela peut signifier que les jours où tu te sens bien, tu profites de ton pic de motivation pour enregistrer plusieurs Reels, ou répondre aux commentaires, comme ça, tu ne te forces pas les jours où ta batterie sociale est à plat.
Prêt·e à passer à l’étape suivante ?
Réserve ton appel découverte !
- Tu réserves ton appel en ligne (Calendly), en répondant à quelques questions.
- Tu nous exposes ta situation, tes attentes ; on t’explique notre approche.
- On vérifie que le “match” est bon entre nous. (C’est important si on veut bien travailler ensemble !)
- Si tout est ok, on planifie la première séance.
5. Mets des limites à ton temps d’écran.
Les réseaux sociaux, c’est la culture du zapping à outrance. Bah ouais tu vas poster ton reel et tu finis par regarder des vidéos de chats mignons tout en répondant à des gens qui veulent que tu fasses appels à leur services et qui se désabonnent si tu dis que tu n’es pas intéressé·e (Oui on vous voit). Si tu ne freines pas, tu finis épuisé·e sans t’en rendre compte. Fixe-toi des créneaux. Par exemple pour moi c’est 20 minutes le matin, 20 minutes le midi et 20 minutes en fin de journée, pas plus. Et surtout, supprime ou désinstalle, les applis quand tu sens que tu perds le contrôle. (Oui, même Insta. Il te manquera deux jours, pas plus.)
6. Entoure-toi de personnes qui comprennent.
Trouver d’autres entrepreneur·es introverti·es change tout. C’est un espace où tu n’as pas besoin de te justifier pour dire “non, je ne veux pas faire de live aujourd’hui” ou “non, je ne veux pas parler en story”. On se soutient différemment, plus calmement. C’est un rappel que tu n’es pas bizarre, juste câblé·e autrement.
Le mot de la fin — L’entrepreneur introverti n’est pas un bug du système
Être un·e entrepreneur·e introverti·, c’est souvent devoir composer avec un monde calibré pour les grandes gueules. On te dit qu’il faut “oser se montrer”, “créer de l’engagement”, “être visible à tout prix”, comme si la seule façon d’exister, c’était de parler fort.
Mais en réalité, l’introversion n’a rien d’un frein. C’est une autre manière de faire du bruit : plus feutrée, plus fine, plus consciente.
Ce n’est pas parce que tu préfères les silences aux feux d’artifice que tu n’as rien à dire. Au contraire. Ta manière de construire, d’observer, de choisir, c’est ce qui rend ton message solide. Et si tu refuses de te disperser dans le vacarme ambiant, c’est peut-être que tu sais déjà que la vraie présence ne se mesure pas à la fréquence de tes posts.
En fait, survivre sur les réseaux quand on est introverti·e, c’est surtout apprendre à se préserver sans se couper du monde. C’est créer une présence qui te ressemble, pas une performance. Tu n’as pas à crier pour qu’on t’entende. Tu peux exister à ton volume, et c’est déjà très bien comme ça.
Réserve ta séance de Business Checkup
Pour un accompagnement entrepreneurial rapide et ciblé.
- Analyse de la situation et des problématiques actuelles
- Session de conseil personnalisé d’1H30
- Récapitulatif écrit des recommandations à entreprendre (1 à 3) par mail 48h après la séance (avec éventuellement des exercices à réaliser ou une fiche thématique pour t’éclairer sur un sujet particulier )
1H30 – 175 € TTC
Je réserve mon accompagnementEntrepreneur introverti : Pour aller plus loin (sélection utile, zéro bullshit)
Parce que t’as déjà assez de bruit dans la tête pour qu’on t’épargne les injonctions “fais des Reels tous les jours”. voici une sélection qui fait vraiment du bien aux entrepreneur·es introverti·es.
📘 Sorry I’m Late, I Didn’t Want to Come — Jessica Pan — 2019
Une meuf introvertie décide de tester la vie des extraverti·es pendant un an. stand-up, soirées blindées, discussions forcées : un enfer bien documenté. c’est drôle, un peu gênant (exprès), et ça te rappelle pourquoi dire non, c’est parfois vital quand on est un·e entrepreneur·e introverti·e
📗 Introvert Power : Why Your Inner Life Is Your Hidden Strength— Laurie Helgoe — 2008 (2e éd.)
Le livre qui comme son nom l’indique t’aide à comprendre la vie intérieure bien remplie des introverti·es et leurs qualités trop cool : focus, profondeur, créativité : tout ce que les extraverti·es appellent “mystérieux·se”, c’est juste toi qui réfléchis avant de parler.
👉 page officielle de l’autrice
📙 The Secret Lives of Introverts — Jenn Granneman — 2017
Le genre de bouquin que tu lis en hochant la tête toutes les deux pages. témoignages, vraies stratégies pour survivre au monde du bruit dans tes relations perso, au travail et dans plein d’autres cadres, sans te forcer à “sortir de ta zone de confort” tous les quatre matins. Une pépite pour tous les entrepreneur·es introverti·es qui veulent éduquer leurs potes extraverti·e.
🎤 TEDx: “An introvert’s guide to networking” — Rick Turoczy — 2018
Le networking version humaine : ni pitch forcé, ni malaise en équilibre sur ton verre de vin. un talk pour te rappeler qu’on peut créer du lien sincère sans suer des litres.
🎧 Podcast FR: Intro·Boulot·Yolo — Julie Aveillan — 2023–
Un podcast taillé pour celles et ceux qui en ont marre des “réseaux ou rien”. Julie entrepreneure hpi et elle-même, coach pour introverties, parle vrai : charge mentale, visibilité, syndrome du micro, tout y passe. pas de drama, juste des clés utiles.
🎬 The Social Dilemma — Jeff Orlowski — 2020
Ou comment les réseaux ont transformé notre attention en business model. un film à voir avant ton prochain scroll compulsif. après ça, tu poses ton téléphone sans culpabilité.
📰 Introverti·es : et si vous arrêtiez de vous excuser d’être calmes ? — Madmoizelle — 2022
Un article qui t’envoie un bon “et alors ?” dans la tête. Ton calme, c’est pas un défaut. A lire avec un café, loin des gens qui te disent “tu parles pas beaucoup, toi”!
👉 lire l’article sur madmoizelle
🌿 Grand-mère Feuillage — Pocahontas (Disney, 1995)
Bon là, je me suis fais plaiz j’avoue. Un arbre qui parle, mais pas pour rien. douce, lucide, posée : l’introvertie ultime. quand j’étais gamine, je me reconnaissais totalement en elle, calme dehors, tempête dedans. Si t’as besoin d’un modèle qui murmure plutôt que des hurleements, c’est elle.
🎬 Introversion : le silence dans un monde bruyant (reportage Arte, 2025)
Parler moins, penser plus. Ce film suit celles et ceux qui ont troqué les open spaces contre la paix intérieure. Humoriste allergique aux fêtes, actrice timide montée sur scène malgré tout, illustratrice qui préfère ses crayons aux brainstormings : les discrets prennent enfin la lumière, et ce n’est pas pour nous déplaire. Parfait pour tous les entrepreneur·es introverti·es qui ont ont besoin d’inspiration.