L’article en bref : Faut-il sortir de sa zone de confort quand on est entrepreneur ?
- La zone de confort : un socle essentiel, pas un défaut : Définir la zone de confort dans l’entrepreneuriat, non comme une prison, mais comme un espace de sécurité crucial pour la récupération et la consolidation dans le contexte exigeant de l’entrepreneuriat.
- Dépassement forcé : pourquoi l’injonction est contre-productive : Les raisons de la pression collective à « sortir à tout prix » et les effets néfastes (panique, blocage, association négative) d’une sortie de zone de confort subie et violente.
- La méthode des petits pas : titiller au lieu de brutaliser : une approche progressive et mesurée pour sortir de sa zone de confort dans l’entrepreneuriat (par la répétition et l’ajustement) comme la seule voie efficace pour une croissance durable sans épuisement.
- Ressources pour aller plus loin : Des lectures et des podcasts pour approfondir la sortie de la zone de confort de manière nuancée.
Hello, Nora speaking, et aujourd’hui, j’avais envie de parler d’un sujet qui me hérisse un peu le poil : la zone de confort dans l’entrepreneuriat, et surtout l’obsession collective qu’on a à vouloir en sortir à tout prix quand on est entrepreneur·e.
Dans certains discours, rester dans sa zone de confort dans son business, serait presque une faute morale.. On te fait vite comprendre que si tu n’es pas constamment en train de te dépasser, c’est que tu manques d’ambition ou de courage. Ce raisonnement est séduisant, mais il est aussi très simpliste.
Quand tu es entrepreneur·e, tu as déjà pris des risques. Bah oui, quoi. Tu as quitté une situation plus ou moins stable. Tu as accepté l’incertitude, la responsabilité et parfois une bonne dose d’angoisse. Autrement dit, tu n’es pas exactement en train de te tourner les pouces dans un hamac.
Pourtant, on continue à te pousser à “sortir de ta zone de confort”, comme si tu n’en faisais jamais assez, comme si le fait de souffler un peu était suspect, comme si le confort était forcément synonyme de médiocrité.
Dans cet article, je ne vais pas te dire de rester planqué·e toute ta vie, mais je ne vais pas non plus glorifier la violence déguisée en courage. On va parler de comment sortir de sa zone de confort dans l’entrepreneuriat certes, mais surtout de progression, de nuance et de réalité terrain.
La zone de confort dans l’entrepreneuriat, qu’est-ce que c’est, et pourquoi elle existe ?
La zone de confort n’est pas un défaut de caractère
Avant de vouloir en sortir, il faut déjà comprendre de quoi on parle. La zone de confort n’est pas une prison mentale créée pour t’empêcher de réussir. C’est une zone de sécurité construite avec ton vécu, ton expérience et parfois tes échecs.
Elle regroupe ce que tu connais, ce que tu maîtrises et ce qui ne déclenche pas une alerte interne à chaque décision. Elle permet à ton cerveau de fonctionner sans être en permanence en état de menace. Et quand on entreprend, ce détail compte énormément.
Contrairement aux discours simplistes, rester dans sa zone de confort ne signifie pas forcément manquer d’ambition. Cela signifie souvent que ton système nerveux cherche à maintenir un minimum d’équilibre.
Pourquoi la zone de confort est essentielle quand on entreprend ?
Entreprendre sollicite déjà beaucoup de ressources. Tu prends des décisions tous les jours et tu gères de l’incertitude, de la charge mentale, des responsabilités financières et souvent une forme de solitude. Dans ce contexte, avoir des repères stables n’est pas un luxe, c’est un besoin.
La zone de confort sert aussi à récupérer. Elle permet de consolider ce que tu as appris et te donne l’espace nécessaire pour ne pas t’épuiser complètement. Sans ces zones de stabilité, tout devient plus coûteux, plus lourd, plus anxiogène.
Quand on oublie ce rôle-là, on commence à glorifier l’inconfort permanent. Et ça, ce n’est pas du courage, c’est souvent une méconnaissance totale du fonctionnement humain.
Le vrai problème n’est pas le confort, mais l’immobilisme
Le confort devient problématique uniquement quand il empêche toute évolution. Typiquement, quand tu te dis en permanence :
- « Je sais faire ça, alors je reste là-dessus »
- « Je préfère assurer »
- « Tant que ça fonctionne… »
- « Je verrai plus tard »
- « Je n’ose pas me lancer »
Mais le danger inverse existe aussi. Tout remettre en question en permanence n’est pas une preuve de bravoure. C’est souvent une recette très efficace pour le surmenage.
Être à l’aise dans certaines zones de ta vie peut justement te permettre de prendre des risques ailleurs. La progression ne se fait pas dans un chaos permanent, mais se fait dans un équilibre entre sécurité et nouveauté.
Si la zone de confort existe, ce n’est pas par hasard. Elle s’est construite pour une raison précise. La question n’est donc pas de la fuir, mais de comprendre quand et comment la titiller intelligemment.
Pourquoi on nous met autant la pression pour sortir de notre zone de confort dans l’entrepreneuriat ?
Si la zone de confort est devenue le grand méchant du développement personnel, ce n’est pas un accident. On lui a collé cette étiquette parce que ça arrange beaucoup de monde. Une personne qui doute est une personne qu’on peut pousser. Une personne qu’on pousse est une personne qu’on peut vendre.
L’injonction au dépassement permanent
Aujourd’hui, rester tranquille est presque un aveu de faiblesse. Si tu n’es pas en train de “te challenger”, c’est que tu t’endors. Si tu t’endors, c’est que tu rates ta vie. Le raccourci est violent, mais il fonctionne très bien.
Dans l’entrepreneuriat, cette logique est encore plus ancrée. Il faudrait toujours sortir de sa zone de confort pour prouver qu’on mérite sa place. Prendre des risques visibles, faire des choix spectaculaires, montrer qu’on n’a peur de rien, même quand c’est faux.
Le problème, c’est que ce discours adore le bruit, pas la nuance. Il valorise l’agitation, pas la cohérence. Il applaudit les grands sauts, mais ignore complètement les fondations solides. Résultat, beaucoup de gens se forcent à bouger, juste pour ne pas avoir l’air immobiles.
Et soyons honnêtes une seconde. Cette injonction sert aussi à flatter l’ego collectif. Dire qu’on sort de sa zone de confort dans l’entrepreneuriat, ça sonne bien, c’est sexy. Ça donne l’impression d’être courageux·se, ambitieux·se, inspirant·e. Même quand, en réalité, on est surtout épuisé·e.
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Télécharge «Le Guide du Slowpreneuriat » et profite de conseils pratiques pour instaurer un équilibre durable entre ta vie pro et ta vie perso.
Cliquer ici pour y accéderLa confusion entre courage et violence envers soi
À force, on a fini par confondre courage et maltraitance intérieure. Se forcer malgré la peur devient une preuve de caractère. Ignorer ses signaux devient une médaille. Se mettre en panique devient un passage obligé.
Sauf que non, le courage ne consiste pas à se jeter dans le vide chaque matin en espérant que ça passe. Le courage, c’est aussi savoir quand ralentir, ajuster, temporiser. C’est accepter que certaines peurs ne se traversent pas à coups de slogans motivants ou de visualisation.
Forcer une sortie de zone de confort, ce n’est pas se renforcer. C’est souvent se dissocier. Le mental dit “vas-y”, le corps dit “non”, et on appelle ça du dépassement. Jusqu’au jour où le corps gagne, parce qu’il gagne toujours.
Ce discours adore glorifier la souffrance. Si ça fait mal, c’est que ça marche. Si c’est inconfortable, c’est que tu progresses. Cette logique oublie un détail essentiel : l’inconfort ndique juste que quelque chose résiste, pas que c’est la bonne direction.
Le mythe de la réussite spectaculaire dans l’entrepreneuriat
Cette pression est aussi nourrie par des histoires mal racontées. On adore les récits de transformation éclair, le moment où quelqu’un quitte tout, le déclic magique ou la réussite qui arrive comme par miracle après un énorme coup de stress.
Ce qu’on raconte beaucoup moins, c’est le reste : les périodes longues et calmes et les phases de consolidation. On raconte aussi moins tous ces moments où la personne est restée volontairement dans une zone confortable pour ne pas tout faire exploser.
La vérité, c’est que la plupart des entrepreneur·es qui durent n’ont pas tout brûlé pour avancer. Ils et elles ont avancé par petits ajustements. Ils ont testé, corrigé, et parfois reculé. C’est moins sexy à vendre, mais beaucoup plus efficace à vivre.
La pression à sortir de sa zone de confort dans l’entrepreneuriat repose donc sur une illusion collective. Celle que le changement doit être radical pour être légitime. Alors qu’en pratique, les transformations les plus solides sont souvent les plus discrètes.
Pourquoi forcer la sortie de la zone de confort dans l’entrepreneuriat est souvent contre-productif ?
Forcer donne l’illusion d’avancer, pas de grandir
On te vend souvent la sortie de zone de confort dans l’entrepreneuriat comme un passage obligé. Un truc un peu douloureux, mais nécessaire. Le souci, c’est que dans la vraie vie, ça ne marche pas comme dans les discours bien marketés.
Forcer donne parfois l’illusion d’avancer vite. En réalité, ça crée surtout des dégâts collatéraux.
Les peurs profondes ne disparaissent pas sous la contrainte
Il faut rappeler un point simple. Les peurs profondes ne sont pas apparues par hasard. Elles se sont construites avec le temps, à coups d’expériences, de contextes, parfois de blessures.
Penser qu’elles vont disparaître parce que tu te mets un grand coup de pression est naïf. Elles ne disparaissent pas, elles se déplacent, voire pire elles s’amplifient.
Le changement c’est long, c’est profond, c’est pas instantané hein. C’est pourquoi Chez Smooth Ta Boîte, quand on débute un coaching et qu’on nous dit “je n’arrive pas à sortir de ma zone de confort”, la première chose que l’on fait c’est qu’on prend le temps ensemble de décortiquer et analyser ces peurs profondes pour pouvoir aller plus loin et se projeter. On commence par toute une phase d’audit et de questionnement pour t’aider à voir ce qui est vrai, ce qui est biaisé et comment on peut contourner tout ça par la suite.
Prêt·e à passer à l’étape suivante ?
Réserve ton appel découverte !
- Tu réserves ton appel en ligne (Calendly), en répondant à quelques questions.
- Tu nous exposes ta situation, tes attentes ; on t’explique notre approche.
- On vérifie que le “match” est bon entre nous. (C’est important si on veut bien travailler ensemble !)
- Si tout est ok, on planifie la première séance.
Le système nerveux n’apprend rien dans la panique
Quand tu forces une sortie de zone de confort, ton système nerveux ne se dit pas “super, on grandit”. Il se dit “danger”.
Et quand il perçoit du danger, il active des réflexes de survie : fuite, blocage, évitement. Ici, pas de créativité, ni clarté ou confiance.
L’adrénaline masque le problème, puis disparaît
C’est souvent là que ça coince. Tu te lances dans quelque chose de trop grand, trop vite, trop fort. Sur le moment, tu tiens, parce que l’adrénaline aide, puis elle retombe. Et derrière, il reste la fatigue, le doute, parfois même une honte sourde de ne pas avoir tenu.
L’abandon n’est pas un manque de volonté, mais un excès de violence
Beaucoup d’entrepreneur·es abandonnent à cet endroit précis, pas parce qu’ils manquent de motivation, pas parce qu’ils sont “trop dans leur zone de confort”. Ils abandonnent parce qu’ils se sont fait violence trop tôt.
Forcer crée une association négative durable
Il y a un autre effet pervers. Forcer crée une association négative. Ton cerveau enregistre que “sortir de sa zone de confort dans l’entrepreneuriat = souffrir”, et la fois suivante, même une opportunité raisonnable déclenche un frein, pas par flemme, par protection.
La culpabilité finit par prendre toute la place
Quand tu n’arrives pas à maintenir le rythme imposé, tu te dis que le problème vient de toi. Tu te juges faible, pas assez audacieux·se ou pas assez fait·e pour entreprendre. Alors que le vrai problème, c’est la méthode.
Titiller sa zone de confort dans l’entrepreneuriat plutôt que la quitter brutalement
Forcer, ce n’est pas progresser, c’est souvent brûler des étapes qui avaient une fonction.
La zone de confort n’est pas un mur à défoncer, c’est un seuil à négocier. Ce qui fait grandir durablement, ce n’est pas l’intensité du choc, mais la capacité à rester en mouvement sans se perdre en route.
La logique des petits pas est une méthode, pas un manque d’ambition
Titiller sa zone de confort en business, ce n’est pas rester immobile, c’est avancer sans se mettre en état de stress permanent.
Les petits pas fonctionnent parce qu’ils respectent le rythme réel du cerveau. Tu avances à ton rythme, tu observes ce que ça te fait, et tu ajustes. Rien de spectaculaire, mais quelque chose de solide.
Quand l’inconfort reste supportable, tu apprends. Quand il devient trop fort, tu te figes ou tu abandonnes. Or la progression ne vient pas de la violence, mais de la continuité.
Grandir sans se brusquer demande d’ignorer le rythme des autres
La pression extérieure pousse souvent à aller vite. Pourtant, aller vite n’est pas toujours aller loin.
Titiller sa zone de confort dans l’entrepreneuriat, c’est accepter que l’évolution prenne du temps. C’est aussi accepter que ce temps-là ne ressemble pas à ce qu’on te vend partout.
Tu n’as pas besoin d’un grand changement radical. Tu as besoin d’un mouvement que tu peux répéter sans te détester au bout de trois jours.
Exemple concret : la peur de s’exposer
La peur de s’exposer est fréquente, surtout chez les entrepreneur·es. Elle ne disparaît pas par injonction.
Forcer, ce serait te dire que tu dois publier immédiatement, sans préparation, sans marge de sécurité. En pratique, ça crée surtout de la panique et beaucoup d’auto-critique.
Titiller sa zone de confort, c’est faire autrement. Tu peux d’abord parler seul·e, sans caméra. Ensuite, te filmer sans publier, puis montrer à une personne de confiance. Publier arrive plus tard, quand le geste n’est plus complètement étranger.
Chaque étape crée une forme de familiarité. Ce n’est pas impressionnant, mais c’est efficace.
Ce qui fait évoluer la zone de confort dans l’entrepreneuriat, c’est la répétition
Le progrès vient rarement d’un moment unique. Il vient de la répétition de gestes légèrement inconfortables, mais tenables.
À force, ce qui demandait un effort devient plus neutre, puis plus simple. Et ce n’est pas parce que tu es devenu·e plus courageux·se, mais parce que ton système s’est adapté.
La progression discrète est moins impressionnante à raconter, mais souvent beaucoup plus efficace. Et non, la zone de confort dans l’entrepreneuriat ne disparaît pas, elle s’élargit. Et elle le fait beaucoup mieux quand tu arrêtes de lui faire la guerre.
D’autres façons de titiller sa zone de confort dans l’entrepreneuriat sans se violenter
Réduire le perfectionnisme plutôt que vouloir l’éradiquer
Oui le perfectionnisme c’est aussi un challenge pour la zone de confort quand on est entrepreneur·e.
Alors pour le travailler, il est nécessaire de comprendre un truc primordial : le perfectionnisme ne se supprime pas, il se met sous surveillance.
Essayer de l’éliminer d’un coup donne surtout envie de tout envoyer valser. En revanche, décider de relire une fois au lieu de cinq change déjà beaucoup de choses. Fixer un temps maximum par tâche aide aussi à arrêter de “peaufiner” pendant trois heures ce qui était correct au bout de quarante minutes.
Publier quelque chose d’“assez bien” n’est pas un manque d’ambition. C’est souvent la seule manière de publier tout court.
Changer l’intensité sans changer tout ton cadre
Tu n’as pas besoin de refaire toute ta vie pour progresser.
Garder la même action, mais baisser la pression, fonctionne souvent mieux. Tu fais la même chose, mais sans te raconter que tout ton avenir professionnel se joue là-dessus. Étrangement, ça aide à respirer.
Moins d’enjeu ne veut pas dire moins de sérieux, ç veut dire moins d’auto-sabotage.
Sortir de sa zone de confort sans se brûler : tester sans chercher à réussir
Beaucoup de blocages viennent d’une idée simple mais tenace. Tout doit réussir.
Titiller sa zone de confort dans l’entrepreneuriat, c’est accepter de faire quelque chose juste pour voir. Tu observes ce que ça te fait et tu ajustes. Tu continues ou tu arrêtes.
Mais attention tout de même : quand le test devient une obligation de réussite, ce n’est plus un test, mais une source de stress déguisée.
S’autoriser à reculer sans se flageller
Reculer n’est pas dramatique. Insister quand tout ton corps dit non l’est souvent plus.
Il y a des moments où même les petits pas sont trop grands. Faire pause ou revenir en arrière permet de comprendre ce qui coince vraiment, au lieu de foncer tête baissée.
Ce recul n’efface pas ce que tu as déjà fait. Il t’évite surtout de finir dégoûté·e de ton propre projet.
Réserve ta séance de Business Checkup
Pour un accompagnement entrepreneurial rapide et ciblé.
- Analyse de la situation et des problématiques actuelles
- Session de conseil personnalisé d’1H30
- Récapitulatif écrit des recommandations à entreprendre (1 à 3) par mail 48h après la séance (avec éventuellement des exercices à réaliser ou une fiche thématique pour t’éclairer sur un sujet particulier )
1H30 – 175 € TTC
Je réserve mon accompagnementAvancer à ton rythme implique d’ignorer certains bruits de fond
Tout le monde n’avance pas au même rythme et heureusement.
Comparer ton évolution à celle des autres pousse surtout à te forcer. Avancer plus lentement, mais en restant aligné·e, donne souvent des résultats bien plus durables.
Tu n’es pas en retard. Tu es juste sur ton propre timing.
Et si rester parfois dans sa zone de confort dans l’entrepreneuriat était une stratégie?
La stabilité n’est pas l’ennemie de la croissance
Rester dans sa zone de confort quand on est chef·fe d’entreprise, ne veut pas dire stagner, cela peut aussi vouloir dire consolider.
Quand tout bouge en même temps, le cerveau sature. Garder des repères stables permet de libérer de l’énergie ailleurs. Beaucoup d’idées intéressantes naissent dans des périodes calmes, pas dans l’urgence permanente.
La sécurité n’empêche pas l’audace, mais la rend possible.
Tout n’a pas besoin d’être un challenge
L’idée qu’il faudrait se challenger sur chaque aspect de sa vie fatigue tout le monde, même celles et ceux qui prétendent le contraire.
Certaines actions peuvent rester simples, connues, confortables. Elles n’ont pas besoin d’être optimisées, challengées ou “dépassées”. Elles fonctionnent déjà, et c’est suffisant.
Chercher le défi partout devient vite une fuite en avant. Et souvent, ce n’est pas très productif.
La zone de confort du dirigeant peut être un socle, pas une cage
La zone de confort dans l’entrepreneuriat, sert aussi à récupérer.
Entreprendre demande déjà beaucoup de prises de décision, d’incertitudes et d’adaptations. Vouloir transformer chaque zone stable en terrain d’expérimentation épuise inutilement.
Garder des espaces où rien n’est remis en question permet de tenir dans la durée. Ce n’est pas une faiblesse, mais une forme de lucidité.
Sortir de sa zone de confort quand on est à son compte n’a de sens que si tu sais pourquoi
Se pousser sans raison claire mène rarement loin.
Quand la motivation repose uniquement sur “il faut”, l’élan s’éteint vite. À l’inverse, avancer parce que tu comprends l’intérêt pour toi change tout. Le mouvement devient choisi, pas subi.
Sans intention claire, la sortie de zone de confort dans l’entrepreneuriat, ressemble surtout à une contrainte de plus.
Le mot de la fin – La zone de confort dans l’entrepreneuriat n’est pas le problème, l’automatisme l’est
La vraie question n’a jamais été de savoir s’il faut sortir de sa zone de confort dans l’entrepreneuriat.
La vraie question, c’est quand, pourquoi, et à quel prix.
Rester dans sa zone de confort quand on a un business par choix, n’a rien à voir avec rester immobile par peur. De la même façon, en sortir par injonction n’a rien de courageux, c’est souvent juste bruyant.
Chez beaucoup d’entrepreneur·es, la pression à se dépasser cache un autre sujet : la difficulté à s’écouter. On confond action et agitation et on confond croissance et épuisement bien emballé.
Titiller sa zone de confort dans l’entrepreneuriat, c’est accepter l’inconfort mesuré : celui qui fait avancer sans te faire douter de tout et qui respecte ton rythme, ton histoire, et ton énergie réelle.
Et parfois, la décision la plus mature consiste à ne rien forcer : à rester là où tu es, le temps de consolider ou à avancer moins vite, mais dans la bonne direction.
La zone de confort n’a pas besoin d’être détruite. Elle a juste besoin d’être comprise.
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Cliquer ici pour y accéderPour aller plus loin sur la zone de confort chez l’entrepreneur
Si tu veux creuser et titiller la question de la zone de confort du chef d’entreprise, sans tomber dans l’injonction débile au dépassement permanent, voilà des ressources qui posent des vraies questions et qui t’aident à comprendre pourquoi tu cherches du confort et ce que ça raconte de toi.
🎤 Ted Talk – Why Comfort Will Ruin Your Life – Bill Eckstrom (2017)
Oui, le titre est agressif. Non, le propos ne se résume pas à “sors de ta zone de confort ou crève”.
Eckstrom parle surtout de croissance intentionnelle, pas de chaos émotionnel.
À regarder pour nourrir ton raisonnement… puis décider ce que tu gardes, et ce que tu jettes.
👉 À regarder sur YouTube
🎤 Ted Talk – Get comfortable with being uncomfortable – Luvvie Ajayi Jones (2018)
Un talk souvent mal compris, et pourtant bien plus subtil qu’il n’y paraît.
Luvvie Ajayi Jones ne parle pas de “se mettre en danger pour grandir”, mais de choisir consciemment quand parler, quand agir, et quand accepter l’inconfort.
Intéressant pour réfléchir à la différence entre courage et conformisme déguisé quand on essaie de sortir de sa zone de confort dans l’entrepreneuriat.
👉 À regarder sur YouTube
📘 The comfort crisis – Michael Easter (2021)
Attention, ce livre est souvent mal résumé. Il ne dit pas “souffre plus”. Il dit surtout que le confort constant nous déconnecte parfois de nos signaux internes, et que le problème n’est pas la zone de confort, mais l’absence de choix conscient.
À lire avec esprit critique, pas comme un ordre de mission.
👉 Voir le livre
📚 La peur de la liberté – Erich Fromm (1941)
Un classique. Fromm explique pourquoi l’être humain cherche la sécurité, même quand il prétend vouloir le changement.
Parfait pour nourrir la réflexion sur ta zone de confort dans ton business, sans tomber dans le développement personnel creux.
👉Disponible chez Les Belles Lettres
📘 Exploite ta zone de confort – Laure Didier (2023)
Enfin un livre qui arrête de te hurler dessus pour que tu sortes “coûte que coûte” de ta zone de confort dans l’entrepreneuriat. Laure Didier, l’une des précurseures du slowpreneuriat en France, défend une approche beaucoup plus fine : comprendre ta zone de confort dans ta boîte, t’appuyer dessus, et l’élargir progressivement sans te cramer. Ici, on parle d’ajustements intelligents, pas de défis violents ni de mise en danger déguisée en courage.
🎧Podcast Louie Media Émotions, épisode – Faut-il sortir de sa zone de confort ?
Un épisode rare qui pose la question sans injonction morale.
On replace la peur dans un contexte social et psychologique et on y parle de normes sociales, d’injonctions au courage et de cette idée étrange selon laquelle rester prudent serait une faiblesse.
Spoiler : non.
🎥 Podcast Arte Twist – épisode Cosy : un besoin de réconfort ?
Un épisode qui interroge le besoin de confort, de repli, de sécurité, sans le mépriser.
Parfait pour montrer que le “cocooning” n’est pas une fuite, mais parfois une réponse saine à un monde bruyant, instable et exigeant.
👉 Épisode ARTE disponible en replay (jusqu’en 2026).