Comment se sentir légitime dans son business ?

Se connaître, pour se sentir dans son business (et accessoirement dans sa vie, car tout est lié). Pourtant c'est sous-côté.. Identifier ses forces, accepter ses limites, apprivoiser ses peurs : autant d’étapes essentielles pour entreprendre sans masque et construire un projet aligné avec qui l’on est vraiment

by Nora

Comment se sentir légitime dans son business : l’article en bref

  • Les mécanismes invisibles du manque de légitimité dans l’entrepreneuriat et dans la vie : Masque social, invisibilité malgré les compétences, sur-adaptation et surcompensation sont des conséquences directes du manque de confiance en soi dans le business.
  • Pourquoi la légitimité de l’entrepreneur·e ne se construit pas par la performance ? : Diplômes, perfection, validation extérieure ou expertise affichée ne suffisent pas à se sentir légitime dans son business ni à inspirer confiance aux client·es.
  • Connaissance de soi et alignement ou les fondations d’une légitimité durable : Se sentir légitime dans son business passe par la clarté personnelle, l’alignement entre valeurs, fonctionnement et offres, et l’acceptation de qui l’on est.
  • Travail intérieur et construction de la légitimité personnelle : Reconnaître ses forces et faiblesses, accepter son histoire, apprivoiser ses peurs et poser ses limites permet de bâtir une légitimité solide et autonome.
  • Plan d’action en 5 étapes pour se sentir légitime dans son business : Poser un cadre personnel et professionnel clair, affirmer ses opinions, pratiquer l’auto-bienveillance et s’appuyer sur l’effet miroir renforcent la légitimité au quotidien.
  • Pour aller plus loin et approfondir la légitimité entrepreneuriale et la confiance en soi : des ressources complémentaires (livres, conférences, films, podcasts) permettent d’aller plus loin sur la connaissance de soi, et la légitimité professionnelle.

Hello, hello 👋 Ici Nora au clavier. Et aujourd’hui, j’avais envie de te parler d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur parce que c’est souvent THE raison pour laquelle les gens viennent prendre rendez-vous avec nous : la légitimité dans sa boîte ou comment se sentir légitime dans son busines.

Pourquoi ? Parce que c’est le nerf de la guerre. Et surtout parce qu’on en parle souvent de façon superficielle : “ose plus”, “sois toi-même”, “crois en toi”. Ok. Mais concrètement, comment on fait ? Et surtout, pourquoi la légitimité professionnelle est-elle aussi intimement liée à la connaissance de soi ?


Mon enfance de nana avec 0 confiance en elle…

Quand j’étais gamine, j’étais tout sauf confiante. Je me souviens très bien : j’étais la seule petite fille métisse de ma classe. Mes cheveux bouclés n’avaient rien à voir avec les cheveux lisses de mes copines. Résultat : je passais mon temps à me comparer, à me dire que je n’étais pas “comme il fallait”. Côté physique,c’était pas mieux. Et côté notes ? Même combat. Mon obsession était d’être la meilleure, comme si mes résultats allaient prouver que je méritais ma place. Spoiler : ça ne m’a pas rendue plus légitime.

En vrai, j’étais l’archétype de la nana qui n’osait pas. Je mettais un masque en permanence. Je voulais être intégrée, coûte que coûte. Alors j’ai essayé d’être quelqu’un d’autre. Sociable, extravertie, “cool”. Mais au fond, ce n’était pas moi. La vraie moi c’est la Nora introvertie qui passe plus de temps à  poser des questions sur l’univers et le sens de la vie qu’à kiffer sa vie entourée de pleins de monde. Et crois-moi, c’est épuisant de vivre dans un costume qui n’est pas ta taille.

Ce masque, je l’ai porté longtemps. Parce que je pensais que c’était la clé pour être acceptée. Sauf qu’en fait, ça a fait l’effet inverse. Plus je me forçais, plus je me sentais fausse. Plus je me sentais fausse, moins j’avais confiance et moins je me sentais légitime : cercle vicieux parfait.

Le déclic, il est venu plus tard. En grandissant, j’ai commencé un vrai travail sur moi. J’ai appris à me poser les bonnes questions : qui je suis, vraiment ? Quelles sont mes forces, mes faiblesses, mes limites, mes peurs ? Au lieu de les cacher, j’ai commencé à les reconnaître, et surtout, à les accepter. Parce que la vérité, c’est que tu ne peux pas construire de vraie confiance en toi si tu ne sais pas qui tu es.

Aujourd’hui, je suis convaincue d’une chose : la confiance en soi ET la légitimité dans son business sont corrélées à la connaissance de soi. Plus tu te connais, plus tu as confiance. et sens légitime. Et, plus tu te sens légitime, plus tu peux avancer, entreprendre, t’affirmer, vivre en accord avec toi. Alors oui, ça paraît évident dit comme ça, mais c’est une révolution quand tu le vis.

Cet article, c’est donc un mélange de vécu personnel et de pistes concrètes. Parce que je sais que je ne suis pas la seule à avoir porté un masque. Et que peut-être, toi aussi, tu te compares sans arrêt, tu doutes, tu n’oses pas, tu minimises tes qualités. Alors si toi aussi tu t’es déjà senti·e “à côté de la plaque”, pas assez, trop différent·e, ou juste pas à ta place… tu es pile au bon endroit pour commencer à te sentir légitime dans ton business et dans ta vie.


Quand le manque de légitimité bloque ta vie (et ton business)


Le masque social : l’ennemi de ta légitimité interne

Le manque de confiance en soi, ça ne se voit pas toujours. Parfois, ça se cache très bien. Et crois-moi, j’ai été une experte dans l’art de cacher.

À l’école, j’avais l’impression que pour exister, il fallait être extravertie, drôle, à l’aise. Sauf que moi, j’étais l’inverse. Introvertie, dans ma bulle, avec un monde intérieur riche mais que je ne montrais pas. Alors j’ai décidé de mettre un masque. J’ai joué le rôle de la fille sociable, bavarde, “populaire”. Et ça a marché… un temps.

Le problème, c’est que quand tu portes un masque, tu n’es jamais vraiment toi. Tu t’observes en permanence, tu surveilles chaque mot, chaque geste. Tu te demandes si les autres vont aimer la version de toi que tu montres. Et pendant ce temps-là, le vrai toi s’efface. Résultat : plus tu joues un rôle, moins tu te sens légitime. Parce qu’au fond, tu sais très bien que tu triches et que la personne que les autres semblent apprécier n’est pas toi…. Et c’est exactement pareil dans l’entrepreneuriat, ou sur les réseaux sociaux, où tu peux vite être tenté·e de jouer un rôle pour attirer plus de monde.

Et franchement, c’est épuisant. Mettre de l’énergie à “être quelqu’un d’autre” au lieu de vivre qui tu es vraiment… c’est comme courir un marathon avec des chaussures deux tailles trop petites. Ça tient un moment, mais ça finit par faire mal.


Devenir invisible, même en étant compétent·e

L’un des effets les plus silencieux du manque de légitimité, c’est cette façon de s’effacer alors même que tu sais faire, que tu comprends ton sujet, que tu es compétent·e. Et crois-moi je le connais bien ce schéma… Tu t’exprimes, mais sans aller au bout de ta pensée. Tu proposes, mais en minimisant la valeur de ce que tu apportes, comme si c’était évident, comme si ça ne comptait pas vraiment.

Dans ton business, ça se traduit souvent par des offres floues, des messages peu affirmés, une difficulté à assumer pleinement ta posture d’entrepreneur·e. Pas parce que tu manques de compétences ou de savoir-faire, mais parce que tu ne t’autorises pas encore à te sentir légitime dans ton business, au-delà de ce que tu produis ou montres.


Quand ton business devient le miroir de ta relation à toi-même

Le truc c’est que tout ce qui bloque dans ta vie perso finit TOUJOURS par ressortir dans ton business. Toujours. Tu n’imagines d’ailleurs pas le nombre de personnes qui viennent nous voir pour nous parler de stratégie, de marketing… Car oui, on peut penser au premier abord que le problème vient du manque de stratégie, de confiance en soi ou de clarté dans ton business. Mais bien souvent, le véritable blocage se situe ailleurs : dans la relation que tu entretiens avec toi-même, dans cette difficulté profonde à intégrer que tu as le droit d’être là, de prendre ta place, d’exister et de proposer ton travail sans avoir à te justifier en permanence.

Et tant que ce point n’est pas regardé en face, le manque de légitimité continue de s’infiltrer partout : dans tes choix, dans ta visibilité, dans ta manière de communiquer, et évidemment dans ton business. Se sentir légitime dans ton business n’est donc pas qu’une question professionnelle, c’est une question identitaire, bien plus profonde qu’on ne l’imagine.


Quand tu passes ta vie à vouloir compenser ton manque de légitimité

Quand la légitimité te manque, tu cherches souvent à compenser ailleurs : en travaillant plus, en te formant davantage, en accumulant des compétences, des certifications, des preuves visibles de ta valeur. Comme si, à un moment, tout ça allait enfin suffire à te faire sentir légitime dans ton business.

C’est d’ailleurs exactement ce que j’ai fait beaucoup plus jeune. EN tant que la seule petite fille métisse de ma classe, tu comprends vite pourquoi ma confiance en moi était proche de moins l’infini. Je me comparais sans cesse. À mes copines aux cheveux lisses. À celles qui avaient “le bon look” et moi, je regardais mes cheveux bouclés indomptables dans le miroir et je me disais : “Tu fais tâche, tes cheveux sont dégueulasses.” Je me sentais différente, pas dans le bon sens du terme. Et du coup, j’essayais de compenser ailleurs. En bossant dur à l’école en essayant d’avoir les meilleures notes. Et surtout, en me disant : “Si je ne peux pas être comme elles physiquement ou mentalement, je vais au moins prouver ma valeur autrement.”

Sauf que même ça, ça ne suffisait pas. Parce qu’en réalité, quand tu ne te sens pas légitime, rien ne suffit. Tu peux avoir 18/20, tu peux avoir des compliments, tu peux avoir des amis. Si à l’intérieur de toi, tu penses que tu n’es pas “assez”, rien ne remplit ce vide. Et là, on arrive au cœur du problème : la comparaison. La comparaison constante avec les autres, avec leurs réussites, leur physique, leur personnalité. C’est un poison lent. Et je l’ai bu longtemps.

Le truc c’est que la légitimité dans le perso tout comme la légitimité entrepreneuriale finalement, ne se construit pas à la performance. Elle ne se valide pas par l’effort constant ni par la reconnaissance extérieure. Et tant que tu crois que tu dois compenser ton existence par ce que tu fais ou produis dans ton business, tu renforces inconsciemment l’idée que tu n’es légitime qu’à condition d’en faire toujours plus.

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Ce que la légitimité n’est pas


Si tu attends encore quelque chose pour te sentir légitime dans ton business ou légitime tout court, il y a de grandes chances que ce “quelque chose” n’ait en réalité rien à voir avec la légitimité, juste avec des règles inventées.


Les diplômes ne te rendront pas légitime (désolée)

Un diplôme peut rassurer. Une certification peut donner bonne conscience. Mais aucun papier ne rend légitime dans ton business. Sinon, tous les gens ultra diplômés se sentiraient confiants. Spoiler : ce n’est pas le cas.

Le marché s’en fiche de ton parcours académique. Il veut savoir une chose très simple : est-ce que tu peux m’aider, oui ou non ?


La perfection, cette fausse bonne idée

Beaucoup d’entrepreneur·es attendent d’être “prêt·es” pour se sentir légitimes en business. Comprendre : plus clairs, plus sûrs, plus carrés, plus experts.

Mauvaise nouvelle : la perfection n’arrive pas, et quand bien même, elle ne te rendrait pas plus crédible Les gens n’achètent pas ton niveau de maîtrise. Ils achètent ton positionnement, ta clarté, ta capacité à dire les choses simplement. Et surtout : ton autorisation à y aller avant de te sentir prête.


Personne ne va t’autoriser à te sentir légitime en business

Personne. Vraiment personne : pas un mentor, pas un client, pas ton chiffre d’affaires, pas Instagram, pas un commentaire flatteur.

Si tu attends une validation extérieure pour te sentir légitime en business, tu peux attendre longtemps, très longtemps. La légitimité ne se donne pas, elle se prend.


Compétence ≠ expertise (et c’est là que tout se joue)

C’est là que beaucoup se plantent. Le marché ne cherche pas des “experts” perchés à dix étages au-dessus de tout le monde. Il cherche des gens compétents.

Compétent, ça veut dire :

  • comprendre un problème réel
  • savoir guider une personne d’un point A à un point B
  • avoir déjà fait, testé, vécu

Tu n’as pas besoin d’être le ou la meilleur·e du monde. Tu as besoin d’être un peu plus avancée que la personne que tu aides, et ça, tu peux nous croire, c’est largement suffisant pour te sentir légitime en business.

Les clients ne cherchent pas quelqu’un d’impressionnant. Ils cherchent quelqu’un de juste, quelqu’un qui parle leur langage, quelqu’un qui ne les écrase pas avec son savoir, quelqu’un qui rend les choses possibles.

Se sentir légitime dans son business, ce n’est pas dominer, c’est être utile, claire, incarnée. Et ça, tu peux l’être bien avant de te sentir prête.


Se sentir légitime dans son business : pourquoi se connaître est indispensable ?


On l’a dit, quand tu te lances dans l’entrepreneuriat, tu peux avoir le meilleur business plan du monde, le site le plus design de la planète et un logo qui brille plus qu’une boule à facettes… si tu n’as pas confiance en toi, ou que tu ne te donnes pas le droit d’exister professionnellement, ça finit toujours par se voir.

Parce que dans l’entrepreneuriat, tu es au centre du jeu. Tu es ton produit, ton service, ton image de marque. Et si tu doutes de toi, les autres le sentent.


Le manque de légitimité : le masque finit toujours par tomber

Tu peux jouer les grandes gueules en réunion, poster des stories ultra inspirantes, ou enchaîner les “ça va super !” quand on te demande comment ça va. Mais la vérité, c’est que le manque de confiance ne se cache pas longtemps.

À un moment, il ressort. Dans ta façon de fixer tes prix (“euh… c’est 100€, mais si c’est trop je peux baisser”). Dans ta manière de pitcher (“alors, je fais un peu de tout, enfin je veux dire, j’aide les gens, mais pas forcément tout le monde…”). Ou dans ton rapport aux clients (“désolée de vous déranger…” alors que tu ne déranges personne).

Tu sais ces petites phrases typiques de ton syndrome de l’imposteur latent (ou pas) :

  • « Je ne suis pas assez expert·e »
  • « Les autres sont plus légitimes que moi »
  • « Je ne suis pas assez experte / expert »
  • « Je n’ai rien d’exceptionnel »
  • « Je débute, donc je n’ai pas le droit »
  • « Je n’ai pas assez d’expérience »
  • « Je doute tout le temps »
  • « Je ne suis pas crédible »

👉 Pourtant c’est simple : si toi ne te sens pas légitime dans ta boîte, personne ne t’accordera sa confiance.


Connaissance de soi et alignement : la base d’une offre crédible

Le problème, ce n’est pas juste “manquer d’assurance”. C’est que tant que tu ne sais pas qui tu es, ton business ne tient pas debout.

Quand Mireille (ma maman)  s’est lancée en tant que thérapeute, elle a très vite compris ça. Au début, elle avait tendance à regarder ce que faisaient les autres et à vouloir copier : mêmes offres, mêmes mots, mêmes méthodes. Mais tu sais quoi ? Ça ne collait pas. Parce que ce n’était pas elle.

Ce que j’ai appris : tu ne peux pas vendre quelque chose qui ne te ressemble pas. Les gens sentent quand tu n’es pas aligné·e. Et à l’inverse, quand ton offre reflète ta personnalité, tes valeurs, ton énergie… là, ça attire naturellement.

Connaissance de soi, ça veut dire :

  • savoir ce qui compte vraiment pour toi,
  • savoir ce que tu ne veux pas faire,
  • savoir comment tu veux accompagner, vendre, créer.

Et plus tu clarifies ça, plus tu te sens légitime dans ton business, parce que tu sais pourquoi et comment tu fais ce que tu fais.


Légitimité professionnelle et autorité tranquille : le carburant de l’action entrepreneuriale

Dans l’entrepreneuriat, il n’y a pas de prof pour valider tes choix, pas de patron pour te dire si c’est bon. Tu dois prendre les décisions seul·e, assumer tes erreurs, oser lancer tes idées. Et ça, ça demande une sacrée dose de confiance.

Pas la confiance “fake it till you make it” qu’on voit partout sur LinkedIn, mais la légitimité solide, ancrée dans ta connaissance de toi.

Parce que quand tu sais qui tu es, tu n’as plus besoin de tout surjouer. Tu n’as pas besoin de prétendre que tout va bien, tu avances, même avec tes doutes et tu assumes tes choix. Et ça, ça change tout.

👉 Exemple concret : quand j’ai arrêté de vouloir être “l’accompagnatrice parfaite” et que j’ai commencé à dire aussi quand je galérais, ça a créé beaucoup plus de lien sur insta.


Le cercle vertueux / connaissance / légitimité/ réussite dans le business

Voici la mécanique :

  • Plus tu te connais, plus tu te sens légitime
  • Plus tu te sens légitime, plus tu oses tenter des choses.
  • Plus tu oses, plus tu apprends (et donc tu te connais encore mieux).
  • Et plus tu te connais, plus tu peux affiner ton business.

C’est un cercle vertueux qui nourrit ton projet. Alors que le manque de légitimité, lui, crée un cercle vicieux : moins tu crois en toi, moins tu agis, moins tu avances, et plus tu doutes.

La bonne nouvelle ? Tu peux briser ce cercle vicieux en commençant petit : une décision assumée, une prise de parole sincère, une offre alignée avec toi. Pas besoin d’attendre d’être “parfait·e”.


Les clients achètent ta confiance (avant même ton produit)

C’est un truc qu’on oublie souvent : les gens n’achètent pas seulement un produit ou un service. Ils achètent une personne, une énergie, une conviction.

Tu peux avoir l’offre la plus complète du monde : si tu ne la portes pas avec confiance, ça ne vend pas. Et inversement, tu peux avoir une offre simple mais si tu es aligné·e et sûr·e de toi, les clients suivent.

Pourquoi ? Parce que la confiance est contagieuse. Quand tu crois en toi, tu donnes envie aux autres de croire en toi.


Ce que tu es obligé·e de regarder en toi pour te sentir légitime


Se sentir légitime dans son business, ce n’est pas juste “oser parler en public” ou “se tenir droit avec un sourire assuré”. La légitimité pro, la vraie, c’est beaucoup plus profond : c’est savoir qui tu es en tant que personne et pas juste en tant qu’entrepreneur·e. Et ça, ça demande un vrai travail d’introspection, parce que plus tu te connais, plus tu te fais confiance.


Reconnaître ses compétences et ses faiblesses pour se sentir légitime dans son business

Pendant longtemps, j’ai cru qu’être légitime, c’était être parfaite : ne pas montrer mes défauts, cacher mes failles, être irréprochable. Grosse erreur.

En réalité, j’ai découvert que c’était l’inverse. Le jour où tu acceptes que tu n’es pas parfait·e, que tu as des limites et que c’est normal, tu respires. 

Concrètement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire faire la liste de tes forces (oui, tu en as, même si tu doutes) et de tes faiblesses, pas pour t’auto-flageller, mais pour voir clair. Parce que quand tu connais ton terrain de jeu, tu sais mieux avancer.

Moi, j’ai compris que mes forces étaient ma détermination, mon éloquence, ma capacité à trouver des idées, à écrire, à analyser. J’ai même appris à voir mes cheveux bouclés comme quelque chose de beau, alors que pendant longtemps je les ai détestés. Aujourd’hui je les surkiffe! Ma faiblesse ? Mon côté ultra perfectionniste, ma difficulté à faire confiance et à lâcher prise. Reconnaître ça, c’était déjà un pas énorme, parce que tu arrêtes de te battre contre toi-même.


Accepter son histoire (même les parts d’ombre) pour se sentir légitime dans son business et dans sa vie

On a souvent envie de gommer les parties de notre vie dont on n’est pas fier·e. Sauf que, newsflash : ton histoire est entière. Tu ne peux pas effacer les pages qui te dérangent, mais tu peux te la réapproprier. 

J’ai longtemps eu honte de certaines périodes : mes moments de doute, le harcèlement, la dépression, les phases de repli, mes maladresses. Mais avec le temps, j’ai compris que ça faisait partie de moi, que mes failles me construisaient autant que mes réussites.

Se réapproprier son histoire, c’est arrêter de la raconter en mode “excuse” et commencer à la vivre en mode “force”. Oui, j’ai porté un masque, oui, je me suis comparée, oui, j’ai douté. Mais c’est aussi ça qui m’a permis de travailler sur moi et d’être là où je suis aujourd’hui.

Et tu sais quoi ? Quand tu acceptes ton histoire, les gens s’y connectent.


Apprivoiser ses peurs pour prendre sa place dans son business

Les peurs, elles ne disparaissent jamais vraiment. Mais tu peux apprendre à les apprivoiser. Et c’est là que la connaissance de soi devient une arme redoutable.

Moi, mes peurs, c’était surtout :

  • La peur du rejet (qu’on me laisse de côté, qu’on ne m’accepte pas).
  • La peur de mal faire (syndrome de l’élève parfaite).
  • La peur d’échouer 
  • La peur d’être “trop” ou “pas assez” (trop différente, pas assez brillante).

Avant, je les cachais. Résultat : elles me contrôlaient. Maintenant, je les nomme, parce que le simple fait de dire : “Ok, j’ai peur de ça”, ça te redonne du pouvoir.

Et puis, spoiler : quand tu affrontes tes peurs, tu te rends compte que la plupart sont des tigres de papier. Elles paraissent énormes dans ta tête, mais en vrai, elles s’effondrent quand tu avances un pas après l’autre.


Connaître ses propres limites : une preuve de maturité pour une posture entrepreneuriale saine

La société te répète souvent “repousse tes limites !”, “sors de ta zone de confort !” Oui… mais pas tout le temps. Parce que connaître ses limites, c’est aussi une preuve de maturité.

Moi, j’ai longtemps cru que je devais être partout, pour tout le monde, tout le temps : émotionnellement et physiquement. Résultat : je me suis épuisée socialement. Jusqu’au jour où j’ai compris que dire “non” ne faisait pas de moi quelqu’un de faible, ou d’égoïste mais quelqu’un de lucide. J’ai besoin de ma bulle chaque jour pour être bien avec moi-même et avec les autres. 

Connaître tes limites, c’est mettre un cadre. C’est savoir ce que tu peux donner sans te brûler, c’est choisir tes batailles au lieu de vouloir gagner toutes les guerres. Et paradoxalement, ça te rend plus confiant·e, parce que tu sais où tu tiens, et où tu lâches.


5 étapes concrètes pour te sentir légitime dans ton business

La légitimité professionnelle, ce n’est pas juste une théorie que tu griffonnes dans un carnet de développement personnel. Ça se construit, tous les jours, avec des petits gestes concrets. Parce que la légitimité, c’est comme un muscle : si tu ne l’entraînes pas, elle s’atrophie.


Poser ton tadre personnel et professionnel (et t’y tenir)

Se sentir légitime dans ton business commence souvent par quelque chose de très concret, et pourtant largement sous-estimé : poser ton cadre. Ton cadre personnel et professionnel, ce n’est pas une option, ni un bonus quand tu te sentiras plus sûr·e de toi. C’est une base.

Poser ton cadre, c’est être clair·e dès le départ sur ce que tu acceptes et ce que tu n’acceptes pas. Sur ta manière de travailler, tes limites, tes besoins, ton fonctionnement. Avec tes client·es, mais aussi avec tes partenaires, tes proches, et même avec toi-même. Parce que tant que le cadre n’est pas posé, il laisse place aux malentendus.

Et non, si certaines limites ne sont pas respectées, ce n’est pas toujours un manque de respect. Bien souvent, c’est simplement que le cadre n’a jamais été clairement énoncé. On attend que l’autre devine. On espère que ça va se passer “naturellement”. Et quand ça coince, on doute encore plus de sa légitimité.

Poser ton cadre dès le début, c’est te donner le droit d’exister professionnellement sans t’adapter en permanence. C’est aussi éviter des tensions inutiles, des frustrations, et cette impression désagréable de te faire marcher dessus. Et surtout, c’est un acte profondément légitime : tu montres que tu sais où tu vas, comment tu travailles, et ce que tu veux préserver.

Et si ton cadre est mis à mal, le réaffirmer n’est pas un échec, ni une faiblesse. C’est un ajustement sain. Se sentir légitime dans ton business, c’est aussi accepter de rappeler ton cadre quand c’est nécessaire, sans te justifier à l’excès ni culpabiliser.


Affirmer tes opinions (même si elles ne plaisent pas)

Quand tu n’as pas confiance en toi, tu passes ton temps à dire “oui”. Oui à des choses qui te dérangent, oui à des idées avec lesquelles tu n’es pas d’accord. Oui pour éviter le conflit. Résultat : tu t’effaces.

Moi, ça a été mon plus gros défi : oser dire ce que je pensais vraiment. La première fois que je l’ai fait, c’était ridicule : un simple “non, je n’ai pas envie de sortir ce soir”. Et tu sais quoi ? Le monde ne s’est pas écroulé. Certaines personnes ont plus apprécié que d’autres, mais tu sais quoi : “on s’en fout”! Les gens qui t’apprécient te comprendront et te soutiendront toujours et moi, j’ai juste… respiré. Dans le pro, je n’ai désormais plus aucun souci à affirmer haut et fort mes valeurs et avec qui je veux ou non travailler.

Oser affirmer tes opinions, c’est prendre ta place. C’est dire : “Je compte, ce que je pense compte.” Et plus tu le fais, plus tu renforces ton assurance.


T’accepter dans sa globalité

La confiance en soi, ce n’est pas s’aimer uniquement quand on est au top. C’est aussi se regarder en face quand on est en vrac, et se dire : “Ok, c’est moi quand même.”

S’accepter dans sa globalité, c’est arrêter le tri sélectif : garder ses qualités, jeter ses défauts. Ça ne marche pas comme ça. Tu es un tout. Et ce tout, il mérite d’être reconnu.

Moi, j’ai appris à arrêter de cacher mes “zones d’ombre”. Mon côté parfois trop sensible, ma tendance à sur-analyser. Avant, je les voyais comme des boulets. Maintenant, je les vois comme des pièces du puzzle, parce qu’en vrai, elles nourrissent aussi mes forces.


L’auto-bienveillance (le truc qu’on oublie toujours), levier de confiance pour te sentir légitime

On est souvent notre pire critique. Je suis sûre que tu connais cette petite voix intérieure qui te répète : “T’es nulle”, “T’aurais pu mieux faire”, “Regarde les autres, ils gèrent mieux que toi”.

La confiance en soi se nourrit d’auto-bienveillance, et ça, ce n’est pas juste un joli mot, c’est un entraînement quotidien, parce que notre joli cerveau prend l’habitude de se focus beaucoup plus sur le négatif, et sur ce qu’on n’a pas fait, donc il faut bien le ré-entrainer.

Concrètement ? J’ai commencé un rituel tout bête : chaque semaine, je me regarde dnans le miroir en identifiant 3 à 5 choses que j’aime chez moi ou dont je suis fière. Ça peut être minuscule : avoir eu une discussion sincère, avoir pris du temps pour moi, avoir osé demander de l’aide, avoir fixé une limite à un client relou. Mais petit à petit, ça change ton regard sur toi.


L’effet miroir : te reconnaître comme légitime à travers le regard des autres

On a souvent un problème : on ne voit pas nos qualités. Tu sais pourquoi ? Parce qu’on vit avec elles depuis toujours. On pense que c’est “normal”.

Un exercice qui m’a aidée : écrire mes peurs, mes faiblesses, mais aussi mes forces. Et ensuite… demander aux autres ce qu’ils voient en moi. Spoiler : tu seras surpris·e. Et je te vois venir : oui les autres ne te rendront pas plus légitime : c’est vrai. En revanche, ils peuvent t’aider à entamer un questionnement et/ou une réflexion sur ta personne et ça crois-moi, ce n’est pas du tout optionnel.

Quand j’ai fait ça, on m’a dit : “Tu es courageuse.” Moi ? Courageuse ? Je ne m’étais jamais vue comme ça. Mais en entendant ça, j’ai commencé à intégrer une nouvelle vision de moi. L’effet miroir, ça te donne une image que tu n’arrives pas à capter seul·e, et c’est très utile quand on galère un peu trop à trouver ses qualités.


Se sentir légitime dans son business : le mot de la fin

Si je devais te laisser avec une seule idée, ce serait celle-ci : prendre conscience de soi, ce n’est pas un “bonus”, c’est la base. Parce que tant que tu ne sais pas qui tu es, comment pourrais-tu croire en toi et te sentir légitime dans ton business?

La légitimité en tant qu’entrepreneur·e, ça ne se commande pas, ça se construit, pas en une fois, pas avec une formule magique, mais au fil des choix, des ratés, des révélations et de la connaissance de soi. 

Longtemps, j’ai cru qu’il fallait être parfaite pour avoir confiance. Alors je me suis déguisée, j’ai joué des rôles, j’ai couru après une version de moi qui n’existait pas. Résultat ? J’étais fatiguée, pas plus confiante, et surtout pas plus heureuse.

Le jour où j’ai arrêté de me maquiller l’âme pour plaire, j’ai commencé à respirer. Et j’ai accepté que j’avais des cheveux bouclés, une introversion assumée, des forces parfois invisibles même pour moi. Aussi, j’ai commencé à accepter mes défauts, mes peurs, mes zones de panique. Et tu sais quoi ? C’est exactement ça qui a nourri ma confiance.

Dans l’entrepreneuriat, c’est pareil. Tu peux mentir un temps, tu peux copier les autres, tu peux faire semblant. Mais tôt ou tard, la façade se fissure. Et c’est à ce moment-là que tu réalises que ta plus grande force, c’est ton authenticité, celle qui dit : “Voilà qui je suis, voilà comment je travaille, et si ça résonne, tant mieux.”

Alors oui, la confiance reste un travail. Il y a des jours où elle se barre par la fenêtre et où tu la cherches sous le tapis. Mais plus tu te connais, plus elle revient vite. Parce qu’elle a une base solide : toi.

Et franchement ? Le meilleur investissement que tu puisses faire dans ta boîte, c’est toi : juste un vrai face-à-face avec qui tu es. Ça, personne ne peut te le voler, et ça change tout.

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Pour aller plus loin comment se sentir dans son business (et dans sa vi)

Si tu veux creuser un peu le sujet, voici une sélection de ressources (livres, talks, films, podcasts) qui résonnent avec le thème de la confiance en soi, de la légitimité profssionnelle et de la connaissance de soi.


📖 La confiance en soi – Frédéric Fanget & Catherine Meyer (2024)

Une BD trop cool  qui t’aide à arrêter de douter, à passer à l’action et à développer ton potentiel  sans promesses magiques. Une lecture pratique pour poser des pas concrets.

👉 lien éditeur 


📺 La confiance en soi | Charline Chauveau | TEDxUniversity of Nîmes (2024)

Charline parle du droit à l’erreur, du regard qu’on porte, et de sortir — doucement — de sa zone de confort. Une conférence accessible, pleine de sincérité et de petites piques bien placées.

👉 vidéo YouTube 


🎤 Les 6 règles pour avoir confiance en soi | Sally | TEDxBrussels (2024)

Sally délivre des “règles” simples mais achevées pour renforcer sa confiance , surtout quand elle vacille. Un talk récent, frais, qui dépoussière le sujet.

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🎤 La confiance en soi, un premier pas vers le contrôle | Frank Colin | TEDxGEM (2024)

Frank Colin explore la relation entre confiance, contrôle et liberté. Parfait pour ceux·celles qui pensent que “confier” = “perdre le contrôle”.

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📚 Imparfaits, libres et heureux – Christophe André

Un classique francophone que tu as peut-être déjà croisé mais qui mérite d’être re-mentionné ici pour sa douceur et son réalisme. Il t’aide à accepter l’imperfection comme fondation de la confiance. Parfait pour entamer un changement et commencer et à se sentir plus légitime dans son business.

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🎬 Le discours d’un roi (The King’s Speech, 2010)

Quand tu vois un roi qui bégaye… tu comprends que la confiance ne naît pas d’un micro magique. Le film raconte comment le roi George VI, obligé de parler au peuple, lutte contre ses peurs, son doute, et doit trouver sa voix :  littéralement. Ce n’est pas juste une histoire royale : c’est une métaphore de la prise de parole, du courage quand tu penses ne pas en avoir.

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📖 Le Vaillant Petit Tailleur —  Conte des frères Grimm (1812)

Un conte vieux comme le monde où un homme modeste, armé de ruse et d’audace, défie des géants. Il n’est pas le plus fort, ni le mieux né. Mais il croit en lui  ou il fait semblant jusqu’à ce que ça devienne vrai. Leçon : la confiance ne dépend pas toujours de la taille de ton talent, mais de ta capacité à miser sur ce que tu as.


🎤 Devenir pleinement soi-même — Laurent Gounelle (TEDx Marseille)

Gounelle ouvre une fenêtre sur cette lutte contre les “faux moi”. Il partage ses propres blessures, les moments où il a dû lâcher les masques, parler avec ses peurs, accepter ses défauts pour construire une version vraie de lui-même. C’est un talk doux, lucide, simple, mais qui frappe l’âme.

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