Hello toi 👋 J’espère que tu vas bien. Aujourd’hui, c’est Nora qui reprend le clavier, et j’avais envie de parler d’un truc qu’on n’évoque pas assez : la solitude dans l’entrepreneuriat.
Quand tu te lances, tout le monde te parle de liberté, d’audace, de passion. On te dit « tu vas pouvoir bosser d’où tu veux, à ton rythme, sans patron relou ni collègues encore plus relous…».
Mais personne ne te prévient que tu vas parfois passer des journées entières sans prononcer un mot à voix haute et sans voir un humain IRL.
🎬 Si l’entrepreneuriat était un film
Ce serait Shining de Kubrick. Pas de couloirs hantés, mais un grand salon silencieux, ton ordi, et des idées qui tournent en boucle jusqu’à te rendre un peu zinzin.
Tu ne cries pas “Here’s Johnny !”, mais tu rafraîchis ta boîte mail comme si elle allait te répondre.
Travailler pour soi, c’est génial. Tu n’as plus de patron sur le dos, plus de réunion inutile, plus d’Isabelle de la compta qui te raconte ses week-ends au camping. Mais c’est aussi se retrouver seul·e face à ses doutes, ses chiffres, ses victoires et ses galères.
Et à force d’être seul·e à tout porter, le silence devient lourd. Et crois-moi j’en sais quelque chose car je suis une personne qui adore être seule, vraiment je kiffe ma personne, mais parfois m***de que c’est dur. L’homme est un animal social après tout?
Alors aujourd’hui, on va parler de ce visage caché de l’entrepreneuriat : celui qu’on ne montre pas sur Instagram, parce qu’il fait moins rêver.
🌫️ Causes de la solitude entrepreneuriale (et pourquoi elle s’installe si vite)
La solitude entrepreneuriale ne débarque jamais d’un coup. Elle s’infiltre doucement, dans TOUS les coins.
💻 Le choix de se lancer seul·e
C’est excitant, grisant même. Tu fais ce que tu veux, quand tu veux, pas ce collègue gênant qui te raconte ces W-E dont tu te contrefiches.
Sauf qu’en vrai, ça veut aussi dire que : tu décides seul·e, tu doutes seul·e, tu gères seul·e. Et quand tout repose sur toi, la moindre erreur pèse dix fois plus lourd.
🧍 Le digital, cet ami qui te veut du mal
Travailler depuis ton salon, c’est le rêve… jusqu’au moment où tu réalises que tu n’as pas vu d’humains depuis trois jours, parce que tu n’as pas mis le nez dehors.
Pas de collègues, pas de pause café du matin, pas de “tu fais quoi ce midi ?”.
Et si tu n’as ni enfant, ni coloc, ni chien à sortir, tu peux facilement passer la semaine sans parler à personne.
🧠 Le décalage avec ton entourage
La solitude dans l’entrepreneuriat, ce n’est pas qu’une question de murs.
C’est aussi ce décalage mental. Tu bosses sur ton business, tu penses stratégie, facturation, création de contenu… et ton entourage ne capte plus rien à ce que tu vis.
Eux parlent vacances, boss relou ou RTT, pendant que toi tu t’interroges sur ta trésorerie. Tu souris, tu écoutes, mais tu sens que vos mondes ne se touchent plus vraiment.
😶 La peur du regard des autres
Et puis il y a la peur.
Peur d’être jugé·e si tu partages tes galères, peur d’être copié·e si tu échanges avec d’autres entrepreneur·es. Peur, tout simplement, de ne pas être à la hauteur.
Alors tu te replies sur toi-même : un message pas envoyé, un café annulé.
Une journée de plus sans voix humaine. Et à force, ton seul collègue, c’est ton ordi.
💥 Quand l’isolement de l’entrepreneur·e s’installe : les effets en cascade
La solitude entrepreneuriale, au début, tu crois la maîtriser. Tu te dis “je suis juste focus, j’avance sur mes projets, c’est pas grave, je rattraperais le temps perdu plus tard”.
Sauf que non.
😶🌫️ La motivation s’effrite
Sans regard extérieur, sans échanges, les journées se ressemblent. Tu bosses, tu coches, tu t’épuises. Mais à qui raconter tes victoires, tes galères, tes “putain, j’ai enfin fini ce truc” ? À personne.
Et quand tu n’as personne pour t’encourager ou te recadrer, la flamme baisse. Ce qui te motivait devient mécanique. Tu continues, par habitude, mais plus par plaisir. Ouais parce que si la motivation intrinsèque c’est trop cool, tu as aussi besoin de la motivation extrinsèque.
💡 La créativité se tasse
Pas de confrontation d’idées, pas de discussions qui te sortent de ta bulle. Tout vient du même cerveau : le tien.
Et un cerveau sans oxygène social finit par tourner en rond. Tu refais les mêmes contenus, les mêmes schémas, sans t’en rendre compte.
Au bout d’un moment, tu ne sais même plus si ton idée est bonne ou si tu l’as juste trop ressassée.
😰 Le stress grimpe en flèche
Quand tu ne partages pas tes doutes, ils se déforment, puis s’amplifient.
Le “j’ai un petit souci” devient “je suis nul·le, tout va s’écrouler”. Tu rumines, tu dors mal. Et forcément, tu fais des erreurs. Et le pire, c’est que tu n’as personne pour te dire “respire, c’est pas si grave”.
🌪️ Le lien social s’efface
Petit à petit, tu décroches. Tu réponds moins aux messages, tu refuses les cafés. Tu t’enfermes dans ton propre monde.
Et quand quelqu’un te propose un resto, tu hésites : “je devrais y aller… mais j’ai du travail, une prochaine fois”.
Sauf qu’en réalité, tu n’as pas besoin de plus de travail. Tu as besoin de plus d’air. Ton ordi devient ta fenêtre sur le monde. Tu vis à travers les réseaux, les notifications, les chiffres. Mais rien ne remplace une vraie voix, un vrai rire, une vraie présence.
🚨 Le signal d’alarme invisible
Le plus dangereux, c’est que cette solitude, tu finis par la normaliser. Tu te dis que c’est “le prix à payer” pour réussir. Alors qu’en vrai, c’est un signal d’alarme. Un appel à ralentir, à te reconnecter, à respirer.
🌱 Comment rompre la solitude quand on est entrepreneur·e?
La solitude fait partie du package entrepreneurial. Tu peux essayer de la fuir, mais elle te rattrapera toujours. Le secret, c’est d’apprendre à l’apprivoiser, à la comprendre au lieu de la laisser te bouffer et surtout à tout faire pour qu’elle ne s’infiltre pas trop non plus.
🪞 Comprendre ce qui t’isole vraiment
Avant de combler le vide, il faut savoir d’où il vient.
Parfois, c’est la peur du regard des autres : tu redoutes qu’on te juge, qu’on te trouve prétentieux·se, ou “trop visible”. Parfois, c’est la peur de la concurrence : tu crois que l’autre va te piquer tes idées.
Et souvent, c’est juste le réflexe du contrôle : tu fais tout tout·e seul·e, parce que tu penses que “personne ne fera aussi bien que toi”.
Alors commence par identifier ce qui te dérange. Est-ce que tu évites les autres parce qu’ils te fatiguent, ou parce que tu as peur de ne pas être à la hauteur ?
Une fois que tu as fait cette étape, tu peux commencer à travailler tes croyances. Par exemple, quand c’est le jugement qui t’effraie, entraîne-toi à t’exposer progressivement.
Montre ton travail à des ami·es bienveillant·es, puis à quelques collègues, avant de le partager plus largement.
Tu verras vite que la plupart des gens ne sont pas là pour te juger, ils sont bien trop occupés à gérer leur propre bazar.
Prêt·e à passer à l’étape suivante ?
Réserve ton appel découverte !
- Tu réserves ton appel en ligne (Calendly), en répondant à quelques questions.
- Tu nous exposes ta situation, tes attentes ; on t’explique notre approche.
- On vérifie que le “match” est bon entre nous. (C’est important si on veut bien travailler ensemble !)
- Si tout est ok, on planifie la première séance.
🗣️ Communiquer, même quand c’est flou
On sous-estime la puissance d’une simple discussion.
Beaucoup d’entrepreneur·es se sentent incompris·es par leurs proches, parce que “ils ne sont pas dans le même monde”.
Mais c’est souvent un problème de traduction, pas de manque d’amour.
Explique à tes proches ce que tu vis. Raconte-leur tes journées, tes galères, tes réussites. Et demande-leur comment ça se passe pour eux. Tu seras surpris·e de voir à quel point vos galères se ressemblent.
Ces échanges simples peuvent recréer du lien, là où le silence creuse un fossé. Et le truc trop fun que vous pouvez faire c’est de vous faire des sessions “on se raconte nos quotidiens” en mode une journée dans la vie de l’autre, ça peut être hyper fun et instructif.
Bah ouais, parce que parler, c’est recréer du lien. Même si ton entourage ne comprend pas tout, il peut au moins entendre.
💛 T’entourer de personnes qui t’élèvent
Tu sais que tu es avec les bonnes personnes quand tu ressors d’un moment rechargé·e, pas vidé·e.
Si tu te sens plombé·e, anxieux·se, ou “pas assez bien” après un échange, c’est peut-être le signe qu’il faut revoir ton entourage.
Entoure-toi de gens qui t’encouragent, qui te challengent sans te rabaisser, qui croient en ton projet même quand toi tu doutes. Et rappelle-toi, s’entourer, ce n’est pas collectionner les contacts, c’est choisir des personnes avec qui tu te sens bien.
Choisis aussi ton cercle informel : ces ami·es avec qui tu peux tout lâcher sans filtre, rire, décompresser, ou juste ne rien dire. Bah ouais rien de mieux que d’être “seul ·e ensemble”.
Tu n’as pas besoin d’une armée : deux ou trois personnes “sécures” peuvent suffire à te redonner du souffle.
🧩 Créer ta propre équipe (même virtuelle)
L’un des plus gros chocs du freelancing ou de l’entrepreneuriat solo, c’est le silence. Plus de critiques du nouveau collègue autour de la machine à café, plus de “t’as vu le mail de Jean ?”.
Mais rien ne t’empêche de recréer ta bulle sociale autrement.
Pour créer du lien quand on travaille seul, plusieurs options :
- Organise des cafés visio avec d’autres indépendants
- Inscris-toi à des communautés en ligne dans ton domaine.
- Participer à des sessions de coworking, même une fois par semaine.
C’est là que naissent les vraies discussions, les collaborations, les idées que tu n’aurais jamais eues seul·e.
Et puis, parfois, une rencontre virtuelle devient réelle : un café, une balade, un projet commun. C’est comme ça que tu recrées du collectif.
Ne néglige aussi jamais le présentiel et rejoins des réseaux d’entrepreneurs bienveillants (Perso nous on a choisi Femmes de Bretagne) mais il en existe plein d’autres, regarde au niveau de ta ville, de ta région voire même de ton village : oui il existe des initiatives locales.
📅 Repenser ton emploi du temps (et tes priorités)
Si ton agenda ne contient que des blocs “travail”, tu creuses ta propre grotte.
Pense à ton planning comme à un organisme vivant.
Le fameux triptyque Vie / Vital / Travail t’aide à garder une vue d’ensemble :
- Vie : tes loisirs, tes amis, ton plaisir pur.
- Vital : ton sommeil, ton alimentation, ton repos.
- Travail : tes missions, tes clients, ta créativité.
Ajoute-y des moments “rien”. Oui, rien : du vide, du flou, des zones respirables.
Quand ces trois sphères sont (à peu près) équilibrées, la solitude dans l’entrepreneuriat perd du terrain. Bah ouais même pendant la promenade pipi-caca de ton chien tu peux rencontrer des humains discuter de leurs chiens et ça mine de rien c’est un contact humain.
Et quand tu sens que la fatigue monte, bouge un bloc. Ton agenda doit s’adapter à ton énergie, pas l’inverse.
🤝 Déléguer (et lâcher un peu de contrôle)
La solitude dans l’entrepreneuriat, parfois, c’est un effet secondaire du “je veux tout faire moi-même”.
Mais déléguer, c’est aussi une façon de créer du lien.
Tu n’as pas besoin d’embaucher dix personnes : commence petit. Une comptable, un·e freelance, une assistante virtuelle.
Et pense aussi à ta vie perso : déléguer les courses, le ménage, ou la paperasse, c’est déjà un acte d’auto-préservation.
Moins de charge mentale, plus d’espace mental.
🧘♀️ Réapprivoiser la solitude choisie
Parce que oui, la solitude peut aussi devenir une alliée.
C’est souvent dans le calme que naissent les meilleures idées. C’est quand personne ne parle que tu reconnectes avec ce que tu veux vraiment créer.
Mais la différence entre solitude choisie et solitude subie, c’est l’intention.
Choisie, elle t’ancre. Subie, elle t’éteint. À toi de décider de quel côté tu veux être.
🧠 Le mot de la fin : la solitude dans l’entrepreneuriat c’est normal, mais attention quand même
La solitude dans l’entrepreneuriat, c’est pas une faille à corriger, c’est une réalité à apprivoiser.
Travailler seul·e, ça fait partie du jeu, mais ça ne devrait jamais devenir une norme qu’on subit.
Tu peux aimer ton indépendance sans te couper du monde. Tu peux avoir besoin de calme sans te transformer en ermite digital.
Le problème, c’est pas d’être seul·e : c’est de ne plus t’autoriser à sortir de ta bulle.
Apprendre à vivre avec la solitude, c’est comme apprendre à doser ton café : trop fort, tu trembles ; trop léger, tu t’endors.
L’idée, c’est de trouver ton juste milieu, celui où tu bosses bien, sans te perdre dans le silence.
Et si on arrêtait de glorifier le “je me débrouille tout·e seul·e” pour célébrer le “je construis avec les bonnes personnes” ?
Parce qu’au fond, même les projets les plus solitaires ont besoin de liens pour tenir debout.
🌿 Pour aller plus loin sur la solitude dans l’entrepreneuriat (sans t’isoler pour de bon)
Parce que parfois, un bon livre, un film ou une voix inspirante vaut mieux qu’un énième “tu devrais réseauter !”. Voici quelques vraies pépites pour apprivoiser la solitude dans l’entrepreneuriat.
📘 Comment se faire des ami·es – Dale Carnegie (1936)
Le classique des classiques. Rien à voir avec la manipulation : juste du bon sens social. Carnegie t’apprend à créer du lien sans te forcer, à écouter vraiment, et à sortir de ta bulle sans renier ta personnalité.
🎤 Jonny Sun – You are not alone in your loneliness (TED Talk, 2019)
Un artiste introverti qui explique pourquoi on se sent seul·e même entouré·e. Touchant, drôle et très vrai. Si tu culpabilises d’avoir du mal à “réseauter”, ce talk va te faire du bien.
👉 Voir sur youtube
🎤 Robin Joy Meyers – The Science of Loneliness and Isolation (TEDx, 2017)
Oui, la solitude a un effet direct sur ton cerveau et ton énergie. Et non, ce n’est pas “dans ta tête”. Un talk utile pour comprendre pourquoi trop de silence finit par peser.
🎬 Her – Spike Jonze (2013)
Un film d’une tendresse rare sur la solitude moderne. Joaquin Phoenix y tombe amoureux d’une voix d’IA : entre humanité, isolement et besoin de lien. C’est doux, dérangeant, et incroyablement juste.
📖 Le Petit Prince – Antoine de Saint-Exupéry (1943)
Leçon intemporelle sur la solitude, la rencontre et le sens du lien. Relis-le adulte : tu comprendras que la solitude n’est pas une punition, mais un passage vers quelque chose de plus vrai.
🎧 Comment vaincre la solitude et l’isolement — émission “Grand bien vous fasse” (France Inter, 2023)
Un épisode qui parle de solitude sans sortir les violons. Des experts, oui, mais surtout des gens qui savent de quoi ils parlent : celle du quotidien, celle qui colle à la peau même quand t’es entouré·e. Pas de blabla pseudo-bienveillant, juste des pistes concrètes pour retrouver de l’air et du lien.
👉 Écouter l’épisode sur France Inter
🎤 How to Get Rid of Loneliness and Become Happy — Olivia Remes (TEDxNewcastle, 2018)
Olivia Remes parle de solitude sans sortir le violon. Elle explique comment on se piège soi-même dans l’isolement, et surtout, comment en sortir sans attendre que quelqu’un vienne nous “sauver”. C’est cash, lucide et étonnamment réconfortant. À écouter un jour où tu te sens seul·e face à ton écran (spoiler : ça arrive à tout le monde).
Réserve ta séance de Business Checkup
Pour un accompagnement entrepreneurial rapide et ciblé.
- Analyse de la situation et des problématiques actuelles
- Session de conseil personnalisé d’1H30
- Récapitulatif écrit des recommandations à entreprendre (1 à 3) par mail 48h après la séance (avec éventuellement des exercices à réaliser ou une fiche thématique pour t’éclairer sur un sujet particulier )