Hello, j’espère que tu vas bien. Aujourd’hui, comme souvent, c’est Nora au clavier, et j’avais envie de te parler d’un sujet qui met pas mal de monde mal à l’aise : la peur de la concurrence chez les entrepreneur·es.
J’en ai déjà parlé dans mon article sur la comparaison. Mais cette fois, on monte d’un cran. Parce que la comparaison, c’est souvent une bataille dans notre tête. Alors que la concurrence, elle, existe vraiment.
Et soyons honnêtes : rien ne fait plus flipper qu’un·e concurrent·e qui fait “la même chose que toi”.
Quand la concurrence te donne des sueurs froides
Même offre, même prix, même cible, même style… et toi, t’as l’impression d’être une copie low-cost.
Ton cerveau s’emballe : “Pourquoi les client·es viendraient me voir, moi, alors qu’ils peuvent aller chez elle ?”
Et là, bam, tu perds confiance, tu procrastines, tu te caches.
On a beau dire “il n’y a pas de concurrence, il n’y a que des opportunités”, la réalité, c’est qu’elle existe. Et c’est pas grave. C’est même une bonne nouvelle.
Parce que si la concurrence existe, c’est qu’il y a un vrai besoin, un vrai marché, et des client·es qui cherchent de l’aide.
Le problème, ce n’est pas la concurrence. C’est la manière dont on la regarde.
Entrepreneur·e, pourquoi as-tu peur de la concurrence ?
Parce qu’on t’a appris à jouer à “qui sera le meilleur·e”
Depuis toujours, on t’a mis en compétition.
À l’école, les notes te disaient si t’étais “bon·ne”. À la maison, on t’a peut-être comparé à un frère, une cousine, ou la voisine parfaite.
Et plus tard, dans le boulot, on t’a dit que pour “réussir”, il fallait être “le meilleur”.
Résultat : quand tu deviens entrepreneur·e, ton cerveau garde le même mode de fonctionnement. Chaque personne qui fait (à peu près) ton métier devient un adversaire.
Tu compares ton début à leur milieu, ton énergie du lundi matin à leur highlight reel du jeudi. Et forcément, tu perds.
Mais la vérité, c’est que dans l’entrepreneuriat, on ne joue pas aux chaises musicales. Tu ne prends la place de personne. Et personne ne prend la tienne.
Parce qu’on confond singularité et isolement
On t’a vendu l’idée que pour être “unique”, tu devais être seul·e. Que si quelqu’un d’autre faisait la même chose, ta valeur chutait d’un coup.
Bah ouais, dans un monde ou être normal·e c’est être boring, forcément c’est pas sexy si quelqu’un fait le même job que toi.
Mais être unique, ce n’est pas être le seul à exister. Tu peux vendre les mêmes services qu’un autre entrepreneur et avoir une approche, un ton ou une énergie complètement différente.
Les conséquences de la peur de la concurrence
La peur de la concurrence, c’est un peu comme une fuite invisible dans ton réservoir d’énergie. Tu ne la vois pas, mais elle t’épuise à petit feu. Et le pire, c’est qu’elle s’invite partout : dans ton travail, tes décisions, ton énergie, ta façon de parler de toi.
La paralysie
Imagine : tu as un crush sur quelqu’un, mais tu apprends qu’il y a déjà un autre prétendant. Tu ne tentes rien, parce que tu crois que c’est foutu d’avance. En business, c’est la même chose. Tu t’auto-exclus du jeu avant même d’avoir joué.
Tu veux lancer ton offre, mais tu tombes sur quelqu’un qui fait la même chose. Et là, ton cerveau bloque. Tu repousses la date, tu changes ton plan, tu réécris ton site au lieu de le publier. Résultat, tu n’avances pas.
La fatigue mentale
Ensuite, la fatigue mentale s’installe. Tu compares sans t’en rendre compte : les likes, les tarifs, les clients, la newsletter, les photos parfaites. Et plus tu scrolles, plus ton énergie baisse. Parce qu’à force de te concentrer sur ce que font les autres, tu oublies ce que toi, tu veux vraiment faire.
La peur du manque
Puis arrive la peur du manque. Tu crois qu’il n’y a qu’une seule place au soleil. Qu’un client gagné par un autre, c’est un client perdu pour toi.
Cette peur t’entraîne dans une logique de surproduction. Tu bosses trop, tu t’éparpilles, tu veux être partout à la fois.
Le doute permanent
Et bien sûr, le doute permanent. Il suffit d’un post LinkedIn d’un concurrent pour que tu remettes tout en question. Ton offre, ton ton, ta légitimité.
Tu passes tes journées à reformuler, à “améliorer” ton contenu au lieu de le partager.
La créativité étouffée
Cette peur finit aussi par étouffer ta créativité. Quand tu observes trop les autres, tu finis par copier malgré toi.
Tu perds ta voix, tu t’auto-censures, tu n’oses plus tester.
L’isolement
Enfin, il y a l’isolement. Tu n’oses plus échanger avec d’autres pros de peur qu’ils te “piquent tes idées”.
Tu refuses les partenariats, tu dis que tu préfères bosser seul·e, alors qu’en réalité tu te protèges.
Prêt·e à passer à l’étape suivante ?
Réserve ton appel découverte !
- Tu réserves ton appel en ligne (Calendly), en répondant à quelques questions.
- Tu nous exposes ta situation, tes attentes ; on t’explique notre approche.
- On vérifie que le “match” est bon entre nous. (C’est important si on veut bien travailler ensemble !)
- Si tout est ok, on planifie la première séance.
Comment surmonter la peur de la concurrence dans l’entrepreneuriat ?
Identifier d’où vient cette peur
Pour gérer la concurrence quand on est entrepreneur·e, il y a une première étape absolument non négociable : comprendre d’où elle vient.
Bah ouais, parce que la peur de la concurrence ne tombe pas du ciel. Elle s’installe tôt, souvent sans qu’on s’en rende compte.
À l’école, on apprend qu’il faut être premier, faire mieux que les autres. À la maison, on entend parfois des comparaisons maladroites : “Regarde ta sœur, elle, elle y arrive.” Résultat, on grandit avec l’idée que pour exister, il faut gagner.
Et quand tu deviens entrepreneur·e, ce vieux schéma revient à la charge. Chaque nouveau profil LinkedIn, chaque lancement Insta réveille le même sentiment : la peur de manquer, la peur d’être moins bon·ne.
Prends le temps d’observer ce réflexe. Tu ne peux pas l’effacer du jour au lendemain, mais tu peux le comprendre. Et une fois que tu comprends ce qui le nourrit, tu commences à le désamorcer.
Revenir à ton propre terrain de jeu
Tu n’es pas en compétition avec le monde entier.
Ton concurrent n’a pas ton ton, ton regard, ton parcours, ta manière de parler ou d’accompagner. Ce que les gens achètent, c’est avant tout une vibe, une expérience, une relation de confiance. C’est génial mais ton public te choisit autant pour ce que tu fais que pour qui tu es. Et oui, il y aura toujours quelqu’un de plus expérimenté, plus visible, plus suivi.
Mais cette personne n’est pas toi. Elle a son parcours, ses forces, ses limites. Et si tu te concentres sur ce qu’elle a de plus, tu oublies tout ce que toi, tu apportes déjà.
En réalité, la concurrence, c’est pas un monstre. C’est juste un miroir qui te renvoie tes insécurités.
Alors, fais l’inventaire de ce qui te rend différent·e : tes valeurs, ton approche, ton histoire, ton humour, ta sensibilité. Liste-les noir sur blanc.
Parce qu’à force de courir après ce que font les autres, on oublie souvent ce qu’on a déjà de précieux sous la main.
Observer sans t’auto-détruire
Observer la concurrence ne veut pas dire t’auto-flageller.
Regarde ce qu’ils font bien : leur communication, leur ton, leur manière d’attirer leurs client·es. Inspire-toi sans copier, et note ce qui t’interpelle vraiment.
Ensuite, concentre-toi sur les “zones aveugles” : les sujets qu’ils n’abordent pas, les besoins laissés de côté, les client·es qui n’y trouvent pas leur compte.
C’est là que tu peux creuser. C’est ton terrain vierge, ta zone à toi.
Changer ton regard, c’est déjà changer ta posture. Tu passes de “je suis moins bien” à “qu’est-ce que je peux apporter de différent”. Et cette nuance, elle change tout.
Coopérer au lieu de te barricader
Tu peux être en concurrence et en lien. Les deux ne s’excluent pas.
On a tendance à voir les autres comme des rivaux, alors qu’ils peuvent être des alliés.
Travailler avec d’autres pros du même domaine, c’est souvent un moyen d’apprendre, de s’alléger, et d’élargir ton horizon.
- Des coachs qui montent une masterclass commune.
- Des freelances qui se renvoient des clients selon leurs forces.
- Ou des thérapeutes qui partagent leurs outils.
Et n’oublie jamais, même un thérapeute a besoin d’aller voir un autre thérapeute. Un médecin malade consulte un autre médecin non?
Personne n’avance seul, et c’est très bien comme ça.
Quand tu cesses de te barricader, tu découvres que la concurrence peut devenir une ressource. Parce qu’ensemble, vous créez plus de valeur que chacun dans son coin.
Sortir du mythe du gâteau à parts limitées
Arrête de croire qu’il n’y a qu’une seule part à prendre. Il y a autant de client·es que de besoins, de styles, de sensibilités et de budgets.
Même si quelqu’un propose la même offre que toi, il ne la proposera jamais avec la même énergie, la même intention, ni la même approche.
Certain·es cherchent un cadre très structuré, d’autres veulent de la douceur, d’autres encore ont besoin d’un ton cash.
Tu ne perdras jamais un client “à toi” si tu restes fidèle à ta manière d’être. Et si tu en perds un, c’est qu’il n’était pas pour toi, ni maintenant, ni plus tard.
Voir la concurrence comme un curseur de demande, c’est stratégique. Plus il y a de monde sur ton secteur, plus ça veut dire que le besoin existe. C’est une bonne nouvelle, pas une menace.
Fixer tes limites et protéger ton énergie
La peur de la concurrence explose quand tu es épuisé·e. Tu scrolles, tu compares, tu doutes, tu t’enfonces.
Rappelle-toi : ton business repose sur ton énergie. Si tu la brûles à force de comparaison, tu n’as plus de place pour la créativité. Fixe des moments où tu ne consultes pas les autres comptes. Garde des zones de respiration sans réseaux.
Et recentre-toi sur ta progression, même minime.
Tu n’as pas besoin d’être le plus visible, ni le plus rapide. Tu as juste besoin d’être constant·e, lucide et présent·e à ce que tu fais.
Le mot de la fin : Et si ta concurrence n’était pas ton problème ?
On passe tellement de temps à scruter les autres qu’on en oublie parfois de créer.
La peur de la concurrence, c’est souvent le symptôme d’autre chose : le besoin d’être validé·e, la fatigue de devoir toujours prouver, ou simplement le manque de confiance en ce qu’on a déjà construit.
Mais la vérité, c’est que ta concurrence ne t’empêche pas d’avancer. Elle te met juste face à ta propre peur de ne pas être assez. Et cette peur-là, c’est ton boulot à toi, pas celui des autres.
La vraie question, ce n’est pas “Comment battre mes concurrents ?”, mais “Comment continuer à évoluer sans me trahir ?”.
Tu n’as pas besoin d’écraser pour exister ,tu n’as pas besoin de briller plus fort pour être vu·e. Tu as juste besoin d’avancer en cohérence avec ce que tu fais, et d’y mettre du sens.
La concurrence, c’est comme le vent : elle peut te freiner si tu luttes contre, ou t’aider à aller plus loin si tu ajustes ta voile. À toi de choisir.
💡 Pour aller plus loin sur la peur de la concurrence (sans paniquer dès qu’un·e concurrent·e poste sur LinkedIn)
Parce que la concurrence, ce n’est pas un monstre. C’est juste le miroir de tes insécurités, et parfois, un excellent prof. Voici une sélection de contenus utiles, mordants, et vraiment pertinents pour t’aider à faire la paix avec tes “rivaux”.
📘 La co-opétition : Une révolution dans la manière de jouer concurrence et coopération – Adam M. Brandenburger & Barry J. Nalebuff (1996)
Quand tes concurrent·es peuvent devenir tes partenaires, la donne change. Les auteurs te montrent comment transformer la compétition en coopération. À lire si tu sens ton cœur battre un peu trop fort après chaque post LinkedIn.
🎤 Love your competitors, have great businesses, do strategy – Alex Smith (TED Talk)
Un talk clair, malin et un peu provoc’. Alex Smith explique pourquoi aimer ses concurrents est un signe d’intelligence stratégique. S’ils font bien leur boulot, ça prouve que ton marché est vivant.
👉 Regarder sur youtube
🎤 Collaboration Over Competition – Gauri Devidayal (TEDxGateway, 2021)
Une entrepreneure indienne qui prouve qu’on peut réussir sans s’entretuer. Gauri raconte comment, dans la restauration (secteur ultra-compétitif), l’entraide lui a permis de croître. Inspirant, concret, zéro faux-semblant.
👉 Regarder sur youtube
📗 Start With Why – Simon Sinek (2009)
Un rappel basique mais vital : quand tu sais pourquoi tu fais les choses, la concurrence devient secondaire. Si ton message est clair, les bonnes personnes te trouveront.
🎤 Collaboration: The New Competition – Bruno Fernandes (TEDxHECMontréal, 2017)
Bruno Fernandes démonte le mythe du “solo winner”. Il raconte comment, dans un monde saturé d’égo et de performance, miser sur la coopération est en réalité la meilleure stratégie pour durer. Moins de rivalité, plus d’intelligence collective. Bref, un talk qui te donne envie d’envoyer un message à ton “concurrent préféré” plutôt que de le stalker en douce sur LinkedIn.
Réserve ta séance de Business Checkup
Pour un accompagnement entrepreneurial rapide et ciblé.
- Analyse de la situation et des problématiques actuelles
- Session de conseil personnalisé d’1H30
- Récapitulatif écrit des recommandations à entreprendre (1 à 3) par mail 48h après la séance (avec éventuellement des exercices à réaliser ou une fiche thématique pour t’éclairer sur un sujet particulier )