Comment déléguer dans son business sans stress?

Tu veux apprendre comment déléguer dans ton business sans perdre le contrôle ? On te partage notre méthode claire, humaine et réaliste pour arrêter de tout porter seul·e.

by Nora

Hello toi 👋C’est Nora au clavier aujourd’hui. On parle d’un sujet qui nous fait tous transpirer un peu trop en tant qu’entrepreneur·e : comment déléguer dans son business. 

On t’a déjà répété mille fois que déléguer, c’était essentiel pour faire grandir ton business. Oui, c’est vrai.

Mais ce que personne ne dit suffisamment, c’est à quel point c’est l’une des choses les plus difficiles à faire quand tu es entrepreneur·e.

Parce que déléguer, ce n’est pas juste “donner une tâche”. C’est filer un bout de toi, de ton business, de ton identité pro, de ton bébé… à quelqu’un d’autre. Alors, forcément, ça pique.

Je te dis ça en connaissance de cause : je suis la meuf qui, à la fac, préférait ABSOLUMENT tout refaire plutôt que faire confiance à son groupe. J’étais du genre à vérifier trois fois les diapos et les fautes et les titres.

Alors imaginer déléguer dans mon propre business ? Un grand moment de sport de stress

Aujourd’hui, on va décortiquer comment déléguer dans son business, sans te perdre, sans exploser ton budget, et sans devenir le boss tyrannique contre lequel tu avais juré de ne plus jamais travailler.


Pourquoi déléguer dans son business est si difficile ?

La délégation, sur le papier, c’est simple. Dans la vraie vie, c’est un mélange de contrôle, d’égo, de peur et de charge mentale.

Et c’est normal : personne ne nous apprend à déléguer : ni à l’école, ni dans nos anciens jobs. Encore moins quand on se lance seul·e.

Voilà les vrais raisons qui coincent 👇


Parce que ton business est une extension de toi

Quand tu es entrepreneur·e, ton business, c’est toi, tes idées, ton image, tes valeurs.

Et laisser quelqu’un mettre les mains dedans, ça revient presque à laisser quelqu’un réorganiser ton appart pendant que tu dors. C’est intime, intrusif, inconfortable.

Alors forcément, tu préfères tout faire toi-même. Même si ça t’épuise, même si ce n’est pas rentable, même si tu sais que ce n’est pas viable sur le long terme.


Parce qu’on nous a élevé·es dans le culte du “fais-le toi-même”

À l’école, on te dit :

  • “Travaille seul·e, sinon c’est de la triche.”
  • Copie pas sur le voisin.”
  • “Ne dépends pas des autres.”

Résultat : à l’âge adulte, demander de l’aide = preuve d’incompétence. Sauf que dans un business, ce réflexe te flingue ton temps et ton énergie.


Parce que tu as peur que la personne ne fasse pas “aussi bien que toi”

Spoiler : elle ne fera pas comme toi. Parfois elle fera mieux, parfois moins bien, mais jamais pareil.

Et ça, c’est un truc qu’on doit accepter pour pouvoir déléguer dans son business sans devenir fou·folle.


Parce que tu as peur d’investir (et de te tromper)

Le budget, c’est la barrière n°1, et tu te dis :

“Et si je paye quelqu’un… et que ça ne fonctionne pas ?”

“Et si je perds de l’argent ?”

Sauf qu’en attendant, tu perds du temps, et le temps, c’est ton vrai capital

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Comment déléguer dans son business : notre méthode en 3 piliers

Déléguer, c’est un vrai processus. Et comme tout ce qui touche à ton business, ça demande un minimum de méthode.

Il y a trois étapes clés selon nous pour déléguer dans son business sans te perdre : définir ton périmètre, poser des systèmes clairs, et créer une relation de confiance. On développe.


1) Définir le périmètre de la délégation (ce que tu gardes + ce que tu lâches)

Déléguer dans son business, ce n’est pas aller sur Malt et choisir la première personne qui a un beau logo.

Avant ça, tu dois déjà savoir ce que tu veux garder et ce que tu peux lâcher. Et ça, c’est souvent la partie la plus inconfortable, parce que tu vas devoir regarder ton business d’un œil honnête, pas d’un œil amoureux.


Faire l’inventaire : ce que tu aimes faire, sais faire, détestes faire

Oui, c’est basique. Mais c’est la seule méthode qui fonctionne.

Tu prends une feuille (ou Notion si tu veux te donner bonne conscience) et tu fais quatre colonnes.


1. Les tâches que tu aimes faire et sais faire

→ garde-les. Elles nourrissent ton énergie.


2. Les tâches que tu sais faire mais que tu n’aimes pas

→ candidates parfaites pour la délégation, surtout celles qui te pompent l’âme.


3. Les tâches que tu n’aimes pas et que tu ne sais pas faire

→ là, tu délègues sans réfléchir. C’est littéralement une perte de temps de les garder.


4. Les tâches que tu aimes mais qui te prennent trop d’heures

→ celles-là sont piégeuses.

Tu peux les garder… ou les déléguer partiellement : par exemple, tu adores créer du contenu, mais pas programmer 40 posts ou gérer les sous-titres.

Déléguer “une partie” te permet de garder le plaisir, sans te cramer.

Exemples concrets :

  • réseaux sociaux (création / montage / programmation) service client
  • administration
  • comptabilité
  • gestion d’agenda
  • mise en page de newsletters
  • automatisations techniques
  • création graphique
  • tâches répétitives (factures, relances)

Si une tâche répétitive te prend deux heures alors qu’une personne spécialisée la ferait en vingt minutes, c’est qu’elle n’a plus rien à faire chez toi.


Utiliser la matrice d’Eisenhower pour prioriser intelligemment

Une fois que tu as ta liste, tu vas devoir faire le tri entre :

Urgent mais pas important

→ excellent candidat à la délégation (répondre à certaines demandes, micro-tâches, petits blocages techniques)

Important mais pas urgent

→ délégation partielle ou ponctuelle (création récurrente de visuels, mise en page, maintenance technique)

Ni important ni urgent

→ ça ne doit pas être délégué, ça doit être supprimé.

Important et urgent

→ ça, c’est toi.

Parce que c’est stratégique, ou que ça demande un ton, une direction, une vision. La matrice te permet surtout d’éviter ce piège : penser que tout ce que tu fais est indispensable. Non, la plupart du temps, tu fais juste trop.


Déléguer sans exploser ton budget : les options intelligentes

Déléguer ne veut pas dire dépenser un SMIC par mois et il y a des façons beaucoup plus malines de le faire.


1. La délégation partielle

Tu délègues une partie d’une tâche, pas l’ensemble.

Exemples où tu gardes: 

  • l’écriture des posts, tu délègues la programmation
  • les idées, tu délègues la mise en forme
  • les vidéos brutes, tu délègues le montage

Résultat : tu restes aux commandes, tu économises du temps, tu ne vides pas ton compte en banque.


2. La mission ponctuelle

Parfait si tu veux tester la délégation sans engagement. Tu donnes une mission précise, un résultat attendu, une deadline. Tu vois si ça matche.


3. Faire appel à un profil “junior mais sérieux”

Moins cher, motivé·e, réactif·ve. Oui, tu devras expliquer davantage au début, mais avec un bon process (on en parle juste après), ça roule.


4. L’alternance ou le contrat freelance modulé

Tu peux avoir quelqu’un quelques heures par semaine, juste ce qu’il faut pour respirer.


2) Mettre en place les bons processus (le truc que personne ne fait, mais qui change tout)

La plupart des entrepreneur·es pensent que déléguer, c’est “expliquer vite fait sur WhatsApp et prier pour que ça passe”.

Spoiler : ça ne passe pas.

Si tu veux déléguer efficacement, tu dois arrêter de tout garder dans ta tête.

Parce qu’un business sans processus, c’est un business où tu répètes les mêmes consignes encore et encore jusqu’à t’épuiser.

C’est littéralement la partie que 90 % des entrepreneur·es ignorent… et c’est pour ça que 90 % d’entre eux disent “personne ne fait jamais comme je veux”.


C’est quoi un vrai processus ?

Un process, ce n’est pas “je fais comme d’habitude”.

C’est la manière dont tu réalises une tâche, étape par étape, du début à la fin, décrite de façon claire, simple, et compréhensible par quelqu’un qui découvre ton univers.

L’idée, ce n’est pas de parler à un bébé, mais de rendre ta méthode transmissible.

Un bon process répond à ces questions :

  • qu’est-ce qu’on doit faire
  • dans quel ordre
  • avec quels outils
  • quels fichiers utiliser
  • quels exemples suivre
  • les résultats attendus
  •  quoi vérifier avant de dire “c’est fini”

Exemple : “programmer une newsletter”

→ ça n’est PAS un process

Exemple de vrai process :

  • choisir le template
  • importer le texte validé
  • vérifier les liens
  • intégrer les visuels
  • vérifier l’affichage mobile
  • programmer à X date
  • tester l’envoi

Quand on dit “comme si tu l’expliquais à quelqu’un qui ne connaît rien au contexte”, c’est ça. Alors oui, on sait c’est chiant, c’est long, mais une fois que c’est fait tu es tranquille pendant un bon moment. 


Documenter tes tâches : l’ingrédient miracle

Un process qui reste dans ta tête ne sert à personne, même pas à toi.

Il doit être documenté, c’est-à-dire écrit noir sur blanc et accessible.

Tu peux le stocker :

  • sur Notion (le plus pratique pour les bases de données)
  • sur Google Drive (simple et efficace)
  • dans un dossier partagé
  • dans un classeur si tu aimes le papier, personne ne juge

L’important, c’est que ton document soit :

  • clair
  • organisé
  • mis à jour
  • accessible à la personne à qui tu délègues

Et un truc que personne ne fait assez : ajouter des captures d’écran ou des mini-vidéos, une vidéo Loom de 30 secondes vaut mille mots. Documenter, ce n’est pas perdre du temps. C’est économiser des heures de corrections, d’allers-retours, de “ah oui j’ai oublié de te dire”.


Standardiser pour arrêter de répéter les mêmes consignes dix fois

Une fois que tes process existent, tu vas créer des SOPs (Standard Operating Procedure) : une expression barbare pour dire des fiches simples, rapides, qui résument les étapes.

Par exemple des checklists : 

  • “publication de post”
  • “mise en forme newsletter”
  • “préparation d’appel client”
  • “tâches mensuelles admin”

Tu peux aussi créer des modèles/templates :

  • d’email
  • réponses client
  • de présentation
  • de briefs

Standardiser, ce n’est pas être robotique. C’est juste arrêter d’improviser et t’assurer que :

  • la qualité reste stable
  • tu n’oublies rien
  • tu ne deviens pas manager à temps plein pour expliquer tout et n’importe quoi
  • ton ou ta prestataire peut travailler en autonomie

Le but n’est pas de rendre ton business carré comme une multinationale. Le but, c’est que n’importe qui puisse reprendre une tâche sans que tu doives répéter, répéter, répéter.


3) Installer la confiance : le vrai nerf de la délégation réussie

Tu peux avoir les meilleurs process du monde, le meilleur brief possible, le meilleur système d’organisation…

Si tu n’as pas confiance en la personne à qui tu délègues, tu vas tout saboter sans même t’en rendre compte. La confiance, c’est ce qui te permet de lâcher un peu de contrôle, de respirer, et d’arrêter de micro-manager comme si le business tenait sur un fil invisible.

Spoiler : si tu choisis bien, il ne casse pas.


Le choix du prestataire : les questions que tu dois poser absolument

Choisir quelqu’un, ce n’est pas prendre la première personne qui passe parce qu’elle “a l’air sympa”. C’est un vrai entretien, une vraie rencontre où tu cherches à comprendre comment :

  • la personne travaille
  • elle communique
  • elle gère les imprévus
  • la personne te rassure
  • comment elle s’organise
  • ses valeurs

Quelques questions simples mais hyper révélatrices :

  • quels types de clients te correspondent le mieux, avec qui tu préfères le plus travailler
  • qu’est-ce qui est le plus important pour toi dans une collaboration
  • quels sont tes red flags quand tu collabores avec quelqu’un, qu’est-ce que tu ne supportes pas (parce que oui ça va dans les deux sens hein) 
  • quand tu reçois une urgence, tu fais quoi
  • comment tu gères un retard ou un imprévu
  • quelle est ta manière préférée de communiquer
  • combien de retours sont inclus dans tes prestations
  • comment tu t’assures de la qualité de ton travail
  • c’est quoi pour toi une collaboration fluide

Et là, un truc essentiel : écoute la réponse, pas juste les mots. La manière de répondre en dit plus que la réponse elle-même. Tu as aussi le droit de poser davantage de questions sur l’humain : les valeurs, la vision, l’ambition, le rapport au travail, etc. Parce qu’on ne confie pas son business à quelqu’un qu’on ne sent pas. Il faut absolument que ça “matche”. 

Et surtout rappelle-to, quand tu délègues, tu engages une personne dans ton intimité professionnelle. Tu as le droit d’être exigeant·e, et tu as surtout le droit de te protéger.


Lire entre les lignes : les signaux encourageants et les vrais red flags

Certains signes montrent que tu es face à la bonne personne.


Les signaux encourageants 
  • la personne reformule tes besoins
  • elle pose ses propres questions (les bons pros questionnent toujours)
  • elle ne promet pas l’impossible
  • elle prend le temps de répondre à toutes tes questions
  • la personne ne s’offusque pas quand tu veux comprendre sa manière de travailler
  • elle donne des réponses concrètes, pas des slogans
  • elle parle délais, livrables, organisation sans que tu aies à demander

Prêt·e à passer à l’étape suivante ?
Réserve ton appel découverte !

  • Tu réserves ton appel en ligne (Calendly), en répondant à quelques questions.
  • Tu nous exposes ta situation, tes attentes ; on t’explique notre approche.
  • On vérifie que le “match” est bon entre nous. (C’est important si on veut bien travailler ensemble !)
  • Si tout est ok, on planifie la première séance.
Je réserve mon accompagnement

Les vrais red flags 
  • elle répond en mode “t’inquiète ça va le faire”
  • elle évite les questions
  • la personne s’embrouille quand tu demandes des exemples
  • elle a un discours flou ou trop vendeur
  • elle parle mal de ses client·es précédents
  • la personne ne sait pas dire non

La période test : la meilleure assurance anti-galère

Déléguer n’est pas un mariage. Tu peux tester, observer, ajuster, recommencer si besoin, vraiment.

Pour ce faire, tu peux mettre en place :

  • une mission pilote
  • une petite semaine de test
  • THE  tâche simple mais révélatrice
  • un mini-mandat avant un gros projet

Le but est double :

  • voir si la personne comprend ton univers
  • voir si toi, tu arrives à lâcher prise sans paniquer

Pendant la période test, observe :

  • la communication
  • la qualité
  • les délais
  • l’autonomie
  • la réactivité
  • le respect des consignes

Et surtout, retiens ceci : tu as le droit de te tromper. Tu peux très bien tester quelqu’un, te rendre compte que ça ne matche pas, arrêter proprement, et recommencer ailleurs. Ce n’est pas un échec, ni une trahison. C’est juste normal.

La délégation, c’est comme trouver un bon kiné, un bon psy ou un bon dentiste. Parfois, il faut tester deux ou trois personnes avant de tomber sur la bonne. Et ce n’est pas grave. Tu n’es coincé·e avec personne.


Comment déléguer dans son business tout en gardant le contrôle (le bon, pas le toxique)

Déléguer ne veut pas dire disparaître du tableau. Déléguer, ce n’est pas non plus devenir ce patron relou qui respire dans le cou de tout le monde.

C’est trouver l’équilibre entre confiance et structure. C’est là que la notion de contrôle sain entre en jeu.

Le contrôle sain, c’est celui qui :

  • clarifie le cadre
  • sécurise les deux parties
  • rend la collaboration fluide
  • prévient les malentendus
  • laisse la personne bosser tranquillement

Le contrôle toxique, c’est l’inverse. C’est quand tu surveilles chaque virgule, quand tu revalides tout, quand tu demandes dix versions différentes, quand tu envoies des messages à 23h en mode “finalement, j’ai pensé à un truc”.

Tu dois absolument éviter ça, et surtout tu veux éviter de faire fuir les bons prestataires (ce qui est très courant quand on a du mal à déléguer).

Alors, comment trouver le juste milieu ?


Poser un cadre clair dès le début

La clarté sauve tout le monde.

Tu peux définir :

  • les livrables
  • les délais
  • la fréquence des points
  • le format des retours
  • le degré d’autonomie
  • la manière d’escalader en cas de souci

Plus c’est clair dès le début, moins il y a de frictions ensuite.


Définir un rythme de communication réaliste

Tu peux décider :

  • un point hebdo
  • un point mensuel
  • un suivi asynchrone avec messages en vocal
  • un fichier partagé avec l’avancement

L’idée n’est pas de surveiller mais d’être informé·e. Tu veux suivre sans envahir.


Laisser la personne travailler sans micro-management

Si tu veux quelqu’un qui copie exactement ton style, mot pour mot, pixel pour pixel, tu n’as pas besoin d’un prestataire, tu as besoin d’un clone.

L’intérêt de déléguer, c’est de :

  • gagner du temps
  • profiter de l’expertise de quelqu’un
  • t’alléger mentalement

Donc tu peux vérifier, cadrer, et demander des ajustements… mais laisse la personne respirer et proposer aussi.


Accepter que 90 % “bien fait” vaut mieux que 0 % “parfait mais jamais terminé”

C’est l’une des clés les plus importantes.

Ton perfectionnisme peut ruiner toute ta délégation. Si tu veux que tout soit parfait comme dans ta tête, tu vas reprendre la main à chaque fois, et tu vas te dégoûter de la collaboration. (accessoirement ton prestataire sera également dégoûté)

La vérité, c’est que :

  • 90 % de fait par quelqu’un d’autre
  • c’est 100 % de charge mentale en moins
  • et 200 % d’avancées dans ton business
  • Lâcher un peu le contrôle, c’est un cadeau que tu te fais.

Et  puis rappelle-toi de deux choses essentielles  :  dans 100% des cas 

  • tes client·es ne verront même pas la différence hein. 
  • le détail sur lequel tu chipotais pendant 3h n’aura plus aucune importance dans 1 semaine, 1 mois ou 1 an : c’est non-significatif.

Le mot de la fin : Déléguer dans son business, c’est aussi te délester de l’image que tu as de toi

On parle souvent de délégation comme d’un outil pour gagner du temps, booster ton business ou “scaler” plus vite.

Mais en vrai, la délégation bouscule un truc beaucoup plus profond : la façon dont tu te définis en tant qu’entrepreneur·e.

Parce que déléguer, ce n’est pas seulement confier une tâche. C’est accepter que tu n’as pas besoin d’être partout pour exister. C’est renoncer à l’image du “je peux tout gérer” que tu t’es collée sur le dos depuis des années et arrêter d’assimiler ta valeur à ta capacité à tout porter.

Déléguer, c’est mature, adulte, inconfortable, et c’est pour ça que ça compte.

En réalité, la délégation n’améliore pas seulement ton organisation. Elle recâble ton identité, t’apprend à faire équipe, t’oblige à faire confiance. Elle te montre que tu n’as rien à prouver en faisant tout toi-même. Et surtout : elle te rappelle que ton business ne grandira pas si tu continues à t’enfermer dans un rôle qui t’épuise.

La vérité, c’est que tu n’es pas censé·e être ton community manager, ton comptable, ton support client, ton responsable de projet, ton designer et ton bras droit h24… tout en gardant le sourire.

Tu es censé·e être la personne qui crée, qui pense, qui guide, pas un couteau suisse tremblant qui se décharge quand il fait un post Instagram.

Alors oui : déléguer, ça demande du courage. Pas du courage “héroïque”, mais du courage intime, celui de te choisir toi, enfin, et ça, personne ne pourra le faire à ta place.


Pour aller plus loin (sans devenir le manager psychorigide de ton propre business)


🎤 How to Build (and Rebuild) Trust — Frances Frei (TED Talk)

Une masterclass de confiance, courte et efficace. Frances Frei t’explique indirectement pourquoi tu galères à déléguer : ce n’est pas une question de compétences, c’est une question de confiance abîmée. Elle te montre comment la reconstruire, même quand tu paniques dès que quelqu’un touche à ton Notion.

👉 Voir le TED Talk


🎤 Forget the Pecking Order at Work — Margaret Heffernan (TED Talk)

Tu veux comprendre pourquoi une équipe performe, et pourquoi les divas du contrôle détruisent tout ? Ce talk est parfait. Heffernan démonte l’obsession de la hiérarchie et explique pourquoi une équipe fonctionne mieux quand tu arrêtes de jouer au petit chef qui vérifie tout.

👉 Voir le TED Talk


🎤 Confessions of a Recovering Micromanager — Chieh Huang (TED Talk)

Ce talk est criant d’authenticité et de remise en question. Chieh Huang raconte comment il est passé de micromanager infernal à quelqu’un qui délègue sans trembler. Et il le fait avec humour et une honnêteté rare. Si tu contrôles tout parce que “sinon c’est mal fait”, regarde ça.

👉 Voir sur YouTube


📘 Getting Things Done  — David Allen

Le classique des classiques, pas un livre de productivité bullshit. Plutôt un guide ultra concret pour arrêter de courir partout et commencer à créer des systèmes qui te permettent enfin… de déléguer. Si ton cerveau ressemble à 42 onglets ouverts, lis-le.

👉 Disponible ici


📘 La 25e Heure : Les Secrets de Productivité de 300 Startuppers — Guillaume Declair, Bao Dinh et Jérôme Dumont

Un livre simple, efficace, zéro chichi. Il t’explique comment les entrepreneurs les plus occupés délèguent, automatisent et surtout apprennent à ne plus être au cœur de tout. Des stratégies concrètes pour arrêter d’être l’assistant·e, le DAF, le CM, le CEO et le stagiaire en même temps.

👉 Disponible ici


🎬 Desperate Housewives – Bree Van de Kamp (série, 2004–2012)

Bree, c’est l’incarnation même du micromanagement toxique : tout doit être parfait, tout doit être fait exactement comme elle l’aurait fait, et elle préfère exploser seule dans sa cuisine plutôt que laisser quelqu’un l’aider à préparer un rôti.

Regarder Bree, c’est réaliser à quel point refuser de déléguer transforme n’importe quel·le entrepreneur·e en bombe à retardement : stress, isolement, surcharge… et un agenda aussi rigide qu’un classeur Excel.

Le meilleur “anti-modèle” possible quand on veut comprendre pourquoi déléguer sauve littéralement la santé mentale.

👉 Présentation de Bree


🎧 Le Podcast de Pauline Laigneau – Comment bien déléguer ?  (2020)

Un épisode hyper concret où Pauline démonte toutes les excuses des entrepreneur·es qui “n’ont pas le temps” de déléguer à travers le cas d’une avocate venant de créer son cabinet. Elle parle du micromanagement, de la frustration, des premières collaborations qui partent en vrille… et donne un vrai cadre pour déléguer sans devenir toxique.

👉 Écouter ici


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